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Roos et Hedon, Revue générale des sciences, juin

2. Marvaud, L'alcool, son action physiologique. Recueil des mémoires de médecine militaire, 187 -2.

ROLE DE l'alcool DANS L'ALIMENTATION

se fait en tenant compte de ces coefficients; et quand on supprime le vin dans un repas il faut le remplacer par quelque chose » (Duclaux) .

Des expériences non moins rigoureuses que celles des auteurs américains avaient cependant amené, en 1901 \ Cliaiiveau à des conclusions diamétralement opposées à celles de Duclaux.

Gomme dans les expériences d'Atwater et Benedict, il y a substitution d'alcool dans la ration à une quantité isodyname d'hydrate de carbone, — soit, dans ces expériences, de sucre.

Les expériences sont poursuivies plus longtemps; les périodes de régime avec alcool de dix jours au lieu de quatre chez les Américains. Dans les recherches de Chauveau il s'est adressé à un chien de 20 kilogrammes recevant par jour 500 grammes de viande et 252 grammes de sucre. On susbtituait 48 grammes d'alcool à 84 grammes de sucre. Le chien faisait tous les jours une marche de })lus de 20 kilomètres en deux heures.

On déterminait : 1° Tintensité des combustions respiratoires, dont le taux de l'acide carbonique produit et celui de l'oxygène absorbé donnent la mesure; 2° le travail effectué, chemin parcouru et vitesse dans le même temps; 3° la variation du poids vif du sujet dans chaque période d'expériences.

Chacun de ces termes se montre moins élevé pendant que l'animal reçoit de l'alcool, et voici les conclusions de Chauveau :

« L'alcool ingéré, dont Torganisme s'imprègne si rapidement, ne saurait participer que pour une très faible part, s'il y participe, aux combustions où le système musculaire puise l'énergie nécessaire à son fonctionnement. Cette substance n'est pas un aliment de force et son introduction dans une ration de travail se présente avec toutes les apparences d'une erreur physiologique.

« La substitution partielle de l'alcool au sucre en proportion isodyname dans la ration alimentaire d'un sujet qui travaille, ration administrée peu de temps avant le travail, entraîne pour le sujet les conséquences suivantes :

« 1° Diminution de la valeur absolue du travail musculaire;

« 2° Stagnation ou amoindrissement de l'entretien ;

« 3° Élévation de la dépense énergétique par rapport à la valeur du travail accompli.

« En somme les résultats de la substitution se montrent à tous les points de vue franchement défavorables.

« On ne saurait, comme l'on voit, considérer l'alcool comme un aliment dont la substitution serait désirable. »

A n'envisager que les conclusions, il semble que les constatations de Chauveau et des physiologistes américains soient absolument inconcihables, que l'alcool, si l'on admet les conclusions de Chauveau, doive être à tout jamais rayé de la série des aliments.

Il faut cependant insister sur la différence fondamentale qui existe entre les conditions dans lesquelles ont opéré les uns et les autres. Les doses d'alcool administrées ont été beaucoup plus élevées dans les expériences de Chauveau : 2 gr. 50 d'alcool par kilogramme au Heu de 1 gramme dans les expériences d'Atwater et Benedict. Dans les expériences de ces derniers, l'ingestion de l'alcool avait été répartie sur toute la journée et à un degré de dilution plus marquée.

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