Nosocomium. Receptaculum œgrotorum
Xenodochium, xénon, tiobotrophium. Peregrinorum et exetorum receptaculum. Ptocfiium, ptochodochium, ptochotrophium. Pauperum et mendicantium hospitium. Orphanotoptiium. Lôcus orphanis sacer.
Breptiotrophium. Locus infantium pauperum educatione dicatus.
Gerocomium, gerontocomium. Loçus in quo senes, tum valetudine, tum senio confeçti aluntur.
Pandochœum. Diversorium gratuitum, nunc « caravansérails ». Merotrophium. Amentium et nepotum receptaculum.
L'an 380 ou 381 vit en Occident le premier hôpital proprement dit D'après saint Jérôme, Fabiola, dame romaine, construisit, prima omnium, un liùjjital, maison de campagne destinée à rassembler les malades et les infirmes qui étaient étendus auparavant sur les places publiques, et à leur fournir tous les secours et aliments nécessaires. Cet établissement fut élevé hors de la ville et dans un air })ur.
En France, les hôpitaux apparaissent vers le vi*' siècle à Lyon, Autun, Paris, Reims. Dès lors ils se multiplient à l'infini. Les épidémies régnantes alors, puis bientôt les croisades, les rendent de })lus en plus nécessaires.
C'est après son premier voyage en terre sainte que Louis IX agrandit l'Hôtel-Dieu de Paris, fondé par saint Landry, et qu'il ouvrit l'hospice des Quinze-Vingts à trois cents de ses guerriers, devenus aveugles. Nous devons faire remarquer que si, dans l'antiquité, on trouvait quelques salles garnies de lits, contiguës aux temples d'Esculape, on voit les premiers hôpitaux s'élever autour des églises.
En 1862, on comptait en France 1 405 établissements hospitaliers ^
Le plus complet et le plus connu en même temps des documents sur l'état sanitaire des hôpitaux, à la fin du xvni*' siècle, est dû à Tenon ^ Vers la moitié du xvni^ siècle, l'Hôtel-Dieu se trouvait dans des conditions antihygiéniques tellement déplorables, que non seulement les réclamations du corps médical devenaient incessantes, mais encore que les malades eux-mêmes fuyaient la capitale pour aller demander secours dans les hôpitaux de province. Ce fut, dit-on, à la suite d'une visite faite à l'Hôtel-Dieu par un prince étranger \ que le gouvernement autorisa la publication de mémoires ayant pour objet la reconstruction de l'Hôtel-Dieu et sa translation à l'île des Cygnes, située à l'occident de Paris.
Parmi ces mémoires, les plus importants furent ceux de Poyet et de Coqueau. Celui de Poyet fut présenté à l'Académie des sciences, qui nomma une commission chargée d'examiner le projet et d'en faire un rapport. Les membres de la commission étaient Lassone, Tenon, d'Aubenton, Tillet, Boilly, Lavoisier, La Place, d'Arcet et Coulomb.
Tenon, qui fut le rapporteur de la commission, rassembla d'immenses matériaux, étudia non seulement les hôpitaux de France, mais encore ceux de l'étranger et en particuher ceux de l'Angleterre. On reste frappé d'admiration en voyant avec quelle élévation d'idées, quel esprit scientifique, Tenon procéda.
« Il n'existe aucun ouvrage sur la formation et sur la distribution des hôpitaux, et l'on n'a pas encore rassemblé les principes qui mettent en état de juger de leur perfection et de leur imperfection : il fallait donc commencer par se les procurer.
« Quelle méthode suivre dans ces recherches pour se conduire utilement? Après y avoir réfléchi, autant que me l'ont permis mes faibles lumières, je crus devoir faire présider à mes observations les connaissances anatomiques et les connaissances pathologiques.
« Il s'agissait de l'homme et de l'homme malade : sa stature règle la longueur du ht, la largeur des salles; son pas moins étendu, moins libre que celui de l'homme sain, donne la hauteur des marches, comme la longueur du brancard, sur lequel on le transporte, détermine la largeur des escahers des hôpitaux. D'ailleurs, consommant