NÉS
ÉTATS
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France enllère, 1856-66. . .
Département de la Seine..
Villes
Angleterre, 1860-70
Autriche, 1863-10
Bade, 1852-63.
Bavière, 1850-59
Hollande, 1860-69
Irlande, 1871-72
Prusse, 1868-74
Saxe, 1859-61
Suède, 1861-70
Suisse, 1867-74
l. Ce raj^port des sexes pour les naissances illégitimes en Irlande, qui accuse plus de garçons, est
lort exceptionnel; mais il ne repose que
sur deux années : 1871
, où il est 107,5
et 187-2
, de 106,4. En
outre il est assez remarquable qu'en 187-2 le rapport de sexualité est le même pour les légitimes et
pour les illégitimes. Pour toute la période 1864-7-2 le rapport du sexe sans distinction d'état civil est
105,75 garçons pour 100 filles.
2. Même exception apparente pour l'Italie, mais elle s'évanouit quand on ajoute aux 31 493 nais-
sances illégitimes annuelles (16 464
garçons
et 15 0-29 filles) 3-2,-258 enfants dits
« exposés »
(lt>036 garçons et 16 -2-2-2 tilles);
alors le rapport des sexes devient 104 garçons pour 100 filles
Influence de Vàge des époux, de la durée du mariage, de la légitimité et de Villégiiimité sur le sexe des nouveau-nés. — D'après certaines observations de Broca, la probabilité du sexe masculin pour le premier né est d'autant plus grande
que la conception suit plus immédiatement le mariage. Le même fait ressort d'un tableau que nous devons à Bertillon. Les résultats en sont très remarquables et viennent contredire sur plusieurs points les conclusions d'enquêtes particulières qui ont été faites soit en Allemagne par Hofacker, ou en Angleterre par Salder, et qui jusqu'ici avaient fait loi.
Les deux époux étant tous deux âgés de moins de 25 ans assurent la prédominance du sexe masculin (moyenne, 120 garçons contre 100 filles).
1° Si l'épouse a de 25 à 35 ans, l'époux étant toujours au-dessous de 25, il naîtra 113 garçons contre 100 filles.
2° L'époux ayant de 25 à 35 ans et l'épouse moins de 25, il y a proportion un peu plus forte de garçons durant les 15 premières années; puis ensuite prédominance de filles (94 garçons contre 100 filles).
Une tendance opposée se manifeste chez les époux de 35 à 50 ans ; la prédominance des filles est alors constante, quel que soit lage de l'épouse.
Des documents officiels publiés en Autriche et étudiés par Bertillon ont montré que la masculinité l'emporte chez les aînés légitimes et chez les puînés illégitimes et inversement.
C'est chez la jeune épouse primipare d'abord, puis chez la fille pluripare, que les chances de donner des garçons sont au maximum, tandis qu'elle est au minimum chez la femme déjà mère et chez la fille primipare.
Enfants 7iaturels. — Après s'être rapidement accrue jusqu'en 1825, la proportion des enfants naturels s'est, à quelques variations près, maintenue depuis cette époque jusqu'en 1850, à 7,27 pour 100 naissances. Depuis, il y a eu une marche légèrement décroissante et le chiffre est tombé aux environs de 7 p. 100. Le nombre des enfants naturels n'est d'ailleurs élevé que dans les grandes villes et surtout à Paris. La population du département de la Seine a proportionnellement plus de 3 fois autant d'enfants illégitimes que celle de la France entière et 6 fois plus que celle des campagnes. Ces enfants se font remarquer par une prépondérance masculine plus faible.
Il importe de distinguer les enfants naturels reconnus par leurs parents de ceux qui sont privés de toute filiation légale. Parmi ces derniers, un certain nombre sont légitimés par le mariage ultérieur de leurs parents. Nous avons déjà parlé de ces mariages réparateurs à l'article nuptialité.
Bertillon propose avec raison de substituer, au mode de dénombrement qui consiste à apprécier la fécondité des femmes non mariées par la comparaison des naissances hors mariage aux naissances générales, le procédé suivant :
Rapporter les naissances illégitimes aux femmes qui sont aptes à les produire, c'està-dire aux filles nubiles et aux veuves de 15 à 50 ans.
D'après le rapport servant de base ordinaire pour apprécier la natalité illégitime, l'Angleterre, sur 1 000 naissances vivantes, n'en donnerait que 61 illégitimes, la Belgique 71, la France et la Prusse 75 à 76. Or, d'après le procédé de Bertillon, on trouve que sur 1 000 femmes non mariées, capables de fournir des naissances illégitimes, la PVance n'en donne que 16,8; la Belgique 16,36; l'Angleterre dépasse la France et la Belgique; la Prusse a 27,17 naissances illégitimes.
En Bavière, comme d'ailleurs dans la plupart des pays allemands, elles sont 2 ou 3 fois plus nombreuses qu'en France. La nataUté illégitime contribuait, en Bavière,
MOUVEMENT UE LA POPULATION 49 au renouvellement de la population dans la proportion de près du quart (24 p. 100, 1860-69). Ce rapport, grâce à une législation nouvelle, est actuellement abaissé à 14 p. 100. Le tableau suivant, dressé par le docteur J. Bertillon, nous donne la proportion des enfants légitimes et naturels selon le degré d'aisance, calculé d après la richesse des arrondissements de Paris et de Berlin.
ARRRONDISSEMENTS
NATALITÉ
NATALITÉ
NATALITÉ
NATALITÉ
NATALITÉ
;natalité
NATALITÉ
NATALITÉ
NATALITÉ
LÉGITIME
ILLÉGITIME
TOTALE
LÉGITIME
ILLÉGITIME
TOTALE
LÉGITIME
illi;gitime
TOTALE
Très pauvres..
Riches
Très riches. . .
Naissances multiples. — Chaque année, on compte en France environ 10 500 accouchements ayant produit deux enfants, 120 en ayant donné 3, et, par exception, quelques accouchements quadruples; ces naissances multiples produisent relativement beaucoup de filles. La proportion des mort-nés y est en moyenne de 17 p. 100 au lieu de 4,60.
Le tableau ci-dessous indique la fréquence des grossesses gémellaires dans les différents pays de l'Europe.