A terme
Ges"°"non indiquée
Moyenne
Connaissant les éléments statistiques de la question, nous devons nous demander quelles sont les causes de cette influence funeste de l'aisance sur la mortinataUté.
La misère en elle-même est assurément une cause de mortinatalité; le résultat que nous avons à expliquer est donc quelque peu paradoxal. Peut être peut-on l'at-
1. Nous relevons ce renseignement à Paris, mais seulement pour l'ensemble de la ville.
Iribuer à ce que les femmes du peuple sont plus vigoureuses et plus musclées que les femmes de la bourgeoisie. Mais cela n'explique pas ce qui concerne les naissances illégitimes (qui, même dans les quartiers riches, ne sont guère fournies par des femmes de la bourgeoisie). Peut-être faut-il admettre que les domestiques (qui sont probablement nombreuses parmi les filles-mères des quartiers riches) sont dans des conditions plus mauvaises, au point de vue de l'accouchement, que les femmes qui vivent en concubinage dans les quartiers ouvriers.
Mortalité des enfayits de 0 à I an dans les différents pays. — On a donné le tableau suivant sur les coefficients de mortalité de la première enfance dans les différents pays. La Suède, la Norvège, la Belgique, le Danemark ont une mortalité infantile inférieure à la nôtre : la Prusse perd plus d'enfants que nous. En Bavière, en Autriche, en Italie, en Suisse, en Russie et en Espagne les chiffres sont encore plus élevés.