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COQUELUCHE

Dans les agglomérations plus importantes, les villages, les petites villes, on peut arrêter une épidémie, en instituant systématiquement des mesures analogues : examen clinique de la gorge et du nez des enfants des asiles, écoles ou collèges; recherche bactériologique lorsque cela est possible; isolement et sérothérapie chez les porteurs de bacilles, et, dans la mesure du possible, injections préventives de sérum dans l'entourage des malades.

C'est ainsi que Demisch en Suisse, Torday en Hongrie, Louis Martin aux environs de Privas, ont pu arrêter des épidémies de diphtérie.

Lorsqu'il s'agit des grandes villes, où la diphtérie est généralement endémique, il faudrait instituer une organisation analogue à celle qui existe dans les principales villes de l'Amérique du Nord. Voici ce qui se pratique dans ce pays, notamment à New- York :

Une notice populaire, partout affichée et distribuée, indique les dangers de la diphtérie, la nécessité de l'examen fréquent de la gorge des enfants, l'importance d'instituer le traitemeut dès le début.

Les médecins de la ville sont tenus de déclarer tous les cas de diphtérie et d'en faciUter l'examen bactériologique. Pour cela, ils trouvent dans un grand nombre de dépôts des boites spéciales contenant des tubes de sérum et un tube stérilisé destiné à recevoir un débris de fausse membrane. Le médecin pratique l'ensemencement et envoie la boîte avec une note indicative à un laboratoire spécial où l'examen est fait dans le plus bref délai possible. Les résultats de cet examen sont communiqués au médecin par le télégraphe ou le téléphone. Dans les cas où il s'agit de diphtérie, les examens bactériologiques sont renouvelés jusqu'à ce qu'on ait constaté la disparitions des bacilles. C'est alors seulement que cesse l'isolement du convalescent et qu'on pratique la désinfection des objets contaminés et du local.

A Paris et dans la plupart des grandes villes de France existent des laboratoires où sont pratiqués gratuitement les examens bactériologiques de tous les produits pseudo-membraneux envoyés par les médecins de la région.

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