MÉNINGITE CÉRÉBRO-SPINALE
diaire des objets souillés au contact des malades, ou par le séjour dans des locaux où ils ont vécu. Le contage conserve son activité longtemps après avoir quitté le corps des malades et peut persister pendant des années dans le même local.
Nous avons montré que la contagion est possible dans la méningite, mais on doit reconnaître qu'elle se réalise rarement.
Il faut que le contage puisse quitter le corps des malades ; il faut qu'il atteigne des sujets susceptibles d'être contaminés; il faut qu'il possède une virulence suffisante.
Cette virulence des méningocoques est variable. Il est probable que la prédominance des méningites, au printemps et en hiver, tient à ce que la virulence des méningocoques est surtout augmentée en ces saisons. Il est intéressant de remarquer que les saisons les plus favorables aux méningites épidémiques sont précisément les saisons où s'observent le plus de pneumonies.
Les relations entre la méningite cérébro-spinale épidémique et la pneumonie fd)rineuse sont des plus remarquables, mais nous ne saurions y insister ici. Il nous suffira de rappeler que, dans beaucoup de méningites épidémiques, l'agent pathogène est l'agent même de la pneumonie.
Prophylaxie de la méningite cérébro-spinale. — Il conviendra d'imposer la déclaration obligatoire dans les cas de méningite, d'isoler les malades. On considérera le mucus nasal comme le véhicule à la faveur duquel les agents pathogènes pourront, le plus aisément, quitter le corps des malades et l'on soumettra à la désinfection les mouchoirs, et, d'une façon générale, les linges souillés. La désinfection des locaux dans lesquels auront été constatés des cas de méningite se fera de la façon habituelle.
MALADIES VÉNÉRIENNES. — CONJONCTIVITES CONTAGIEUSES. — FIÈVRE PUERPÉRALE. — TEIGNES