‹ Traité d'hygiène industrielle à l'usage des médecins et des membres des conseils d'hygièneChapitre 77 sur 101 · I - Annales d'ht/f/iône , I SS I . p · texte numérisé non relu

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INDUSTRIES A CLASSEMENT VARIABLE OU MIXTE. oüo

râlions des extrémités des doigts cl des orteils qui sont souvent prises pour des rhagades; des papules qui siègent surtout au cou et au visage, donnent lieu à de vives démangeaisons, et engendrent des ulcérations lorsqu'on les écorche; enfin des pustules se terminant par des croûtes sous lesquelles il se creuse des ulcérations alternativement découvertes ou masquées par des croûtes de nouvelle formalion. Ces ulcérations ont une grande analogie avec les ulcères syphilitiques. Elles sont irrégulières, taillées à pic, et reposant sur une hase indurée. Les seuls signes différentiels, e’esl que l’induration n’a pas la résistance élastique qu’elle présente dans le cas de syphilis et que la matière sécrétée a un aspect mclliforme.

11 est aussi à noter que ces substances corrosives alcalines ou acides ne pourraient être déversées en nature dans les cours d’eau qu’en les dépeuplant, qu’en attaquant les matières métalliques et pierreuses, ainsi que les linges qu’elles rencontreraient sur leur passage.

De son côté, l’emploi de l’urine putréfiée est à la fois désagréable et malsain.

L’opération devrait se faire exclusivement avec un bain de soude additionné de savon.

Après toutes ces immersions, la laine a besoin d’être séchée, ce qui répand dans le séchoir des vapeurs malsaines et parfois nauséabondes. On devrait adopter partout le mode de séchage indiqué par Freycinet (4). Une immense caisse a pour couvercle une claie sur laquelle la laine est étendue. Un ventilateur agissant sur l’intérieur de la caisse entraîne les vapeurs, pendant qu’un courant d’air chaud arrive d’en haut sur la claie.

Le soufrage peut nuire par l’acide sulfureux, et la teinture expose tout au moins aux inconvénients de l’humidité. Mais aujourd’hui les filatures proprement dites se sont débarrassées de ces deux dernières opérations, et même, pour la plupart, de toutes les opérations préliminaires en les con-

(I) Traité d’assainissejnent industriel, 15$,

liant aux usines (le blanchiment et d'apprêts, de telle sorte qu’elles reçoivent les laines lavées, triées, désuintées, dégraissées, blanchies et teintes. Les dangers du soufrage et de la teinture, ainsi que ceux des autres traitements ont changé seulement de théâtre. Nous nous occuperons du soufrage et de la teinture dans l’étude de ces industries annexes.

Les opérations, proprement dites, de filature et de tissage de la laine ont sur celles du coton l’avantage de développer moins de poussières en raison de l’huile dont on

enduit les poils. Par contre ces poussières sont plus souvent formées de matières animales putrescibles. Ici encore ce qui peut le mieux assainir les ateliers, c’est l’emploi de machines, et surtout de machines à ventilation partielle. C’est là du reste une condition que l’intérêt industriel lui-même a fai t adopter à peu près partout, sauf la ventilation.

Le battage et le louvetage se font actuellement avec des machines analogues à celle de la ligure 191 .

Le même genre de machine sert pour les deux opérations seulement, pour le battage les dents sont moins serrées et le mouvement est moins rapide.

Le cardage s’opère à l’aide de machines qui, pour les grands traits de leur mécanisme, sont analogues aux cardes du coton. Elles n’en diffèrent que par la disposition de leurs cylindres et par la nature de leurs armures, qui sont pour quelques-uns des lames d’acier au lieu de pointes.

Le peignage qui en particulier est appliqué aux laines longues pour la fabrication des flanelles et autres étoffes moelleuses, s’est longtemps effectué exclusivement à la

INDUSTRIES A CLASSEMENT VARTADLE OU MIXTE

main. L’ouvrier a h sa disposition deux peignes portant deux à trois rangs de dents d’acier, un fourneau où il fail chauffer ces peignes et un poteau où il les accroche. Après le chauffage, qu’il répète à chaque instant, il tient un des peignes sur ses genoux de la main gauche, et la main droite agit avec l’autre peigne sur la laine interposée. Il va sans dire qu’en dehors de la fatigue manuelle, il est exposé aux gaz de la combustion, aux émanations graisseuses et ammoniacales de la laine, ainsi qu’aux poussières de celle-ci. Aussi a-t-on cherché de bonne heure à réaliser un peignage mécanique qui s 'obtient à l’aide de deux roues’armées de dents de peigne et pouvant être non seulement mises en rotation, mais encore se rapprocher et s’éloigner.

Pour les autres opérations communes, les machines diffèrent des machines correspondantes des filatures de coton, plutôt en vertu d’errements établis que par nécessité. Du reste ces différences ne sont pas assez marquées pour rendre uliles des descriptions, d’autant qu'il n’y a là aucun intérêt hygiénique.

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