‹ Traité d'hygiène industrielleChapitre 111 sur 172 · IR NN · texte numérisé non relu

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Fig. 151. — Appareil d'Adam.

nant continuellement et sans fuites, l'appareil d'Adam.

Nous n’en indiquerons que les parties principales. La chaudière inférieure A’ qui seule est en contact avec le feu est destinée à recevoir des vinasses. Le robinet R sert à les retirer après distillation; le tube Z conduit l'alcool dégagé de ces vinasses dans la chaudière supérieure A. Du sommet de celle-ci part une colonne verticale en cuivre munie de diaphragmes dans sa partie inférieure B. Ces plateaux sont recouverts d'une couche de vin. D est un condensateur chauffe-vin; c’est un serpentin dans un vase de cuivre horizontal toujours rempli de vin. F est un autre réfrigérant vertical et serpentin contenant aussi du vin. Gest un réservoir supérieur servant à alimenter de vin les autres parties de l'appareil. E est un seau qui reçoit le vin du réservoir, il le transmet dans le tube avec entonnoir I. Le tubeK est destiné à faire passer le vin dans le réfrigérant D. Le serpentin du réfrigérant vertical aboutit à l’éprouvette d'essai S, et de là dans le récipient H. On remplit d’abord de vin tout l'appareil par le réservoir et les tubes de communicalion. La vapeur qui s'échappe de la chaudière inférieure en se condensant dans la colonne, et les réfrigérants cèdent de la chaleur qui fait entrer en ébullition leur contenu, de sorte qu'avec un chauffage restreint on distille à la fois des vinasses et une grande quantité de vin. En outre on peut ajouter continuellement du vin dans le réservoir sans qu'il y ait fuite.

La distillation des esprits de betteraves, de grains et de pommes de terre, est beaucoup plus dangereuse parce qu'elle dégage avec l'alcool des huiles essentielles, des

Fig. 152. — Appareil à 3 colonnes de Leplay.

alcools amylique, méthylique, ete., qui exercent sur Îles centres nerveux une action excessivement funeste. Ces produits engendrent un délire furieux avec tendances cri-

minelles et produisent rapidement la paralysie générale et la déchéance de l'homme. Respirés en vapeurs ces produits peuvent engendrer des accidents sur les ouvriers et mème sur les habitants du voisinage. Aussi a-t-on tort d'autoriser les distillateurs privés à se servir d'un alambic ordinaire. On devrait leur imposer l'appareil Leplay.

Il se compose de trois cylindres verticaux communiquant entre eux par le haut, commfiniquant aussi à leur partie inférieure par un tube muni d’un robinet, D'autres tuyaux les mettent en rapport avec le générateur à vapeur. Ils sont coupés à l'intérieur par des diaphragmes. II rend l'extraction de l'alcool facile même pour ceux qui n’ont aucune pratique et qui n’ont qu'une intelligence inf6rieure.

Mais pour les grandes distilleries 1l faut exiger Pappareil Dubrunfaut ou celui de Savalle. Nous ne décrirons que ce dernier.

A, colonne dislillatoire en fonte composée de 25 tronçons munis de regards. B, brise-mousse retournant à la colonne les mousses et les matières entrainées par le courant de vapeur. G, chauffe-vin tubulaire. D, réfrigérant tubulaire à compartiments intérieurs. E, éprouvette graduée pour l'écoulement des flegmes. F, régulateur de chauffage de l'appareil. G, serpentin fournissant une épreuve de l'épuisement des vinasses. H, un second brise-mousse agissant sur les vapeurs sorlant du chauffe-vin. Les mousses entrainées retournent à la colonne par le tuyau s et les vapeurs d'alcool se rendent au réfrigérant par le tube t; i, tuyau conduisant les vapeurs de chauffage de la soupape du régulateur à l'appareil; 7, tuyau de pression de la colonne au régulateur; kl, tuyaux conduisant les vapeurs alcooliques -de la colonne au brisemousse et au chauffe-vin ; »m, tuyau d'alimentation des jus fermentés vers le chauffe-vin; n, tuyau d'eau froide; 1, soupape de vapeur de chauffage; 2, robinet des jus fermentés; 3, robinet d’eau froide ; 4, robinet des vapeurs sortant des vinasses pour se rendre au serpentin

d'épreuve ; 5, niveau d’eau du soubassement de la colonne ; 6, robinet d’eau froide servant le serpentin d’épreuve.

La rectification des alcools est considérée comme beaucoup plus dangereuse que leur extraction. Pour l'alcool de vin, cette appréciation n’est peut être pas justifiée, ear elle ne fait qu'augmenter un peu les chances d'incendie,

el l'appareil dont on doit faire choix dans ce cas est trop connu, pour avoir besoin d’être reproduit.

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