‹ Traité d'hygiène industrielleChapitre 59 sur 172 · RD · texte numérisé non relu

RD

SA AA 5 À) MRELEZZ

Fig. 92. —- Appareil pour la cuite.

À, est une chaudière en tôle, munie de trois serpentins superposés, bed et amenant la vapeur; E est un condenseur dans lequel on fait le vide au moyen d’une pompe aspirante F. Le jus arrive par le (Eye à robinet R.

filtration, le traitent par la baryte et le phosphate d'ammonium. Mais ce nouvéau traitement ne modifie en rien Îles conditions DAACRUS

La cuite, qui n’est qu'un complément de concentration, ne doit plus se faire comme autrefois, dans des chaudières à feu nu, mais dans un récipient chauffé par une circulation

POINCARÉ. — Hyg. industr. 15

de vapeur et dans lequel on fait aussi préalablement le vide. On obtient ce vide en adaptant une pompe à un tuyau partant de la partie moyenne du récipient. Du reste, cette pompe doit fonctionner mê me après le vide produit et pendant toute la durée de la coction, afin d'enlever les vapeurs produites par l'évaporation. Celles-ci doivent ètre conduites dans un condenseur, et après leur condensation, ou bien être rejetées aussi au dehors, ou bien, si on veut les utiliser dans les usines où l’eau fait défaut, les faire se refroidir en cascadant sur des amas de fascines, dits refroidisseur à fascines. L'hygiène n’a absolument rien à reprocher à cette manière de procéder. |

La figure 92 représente l'appareil qu'on doit employer pour la cuite.

En matière d'hygiène industrielle, 1l n'y a point de petit détail. Pendant la cuite, l’ouvrier est forcé de s'assurer : de temps en temps du degré de consistance obtenue. Suivant ses prédilections personnelles, 1l apprécie, soit en saisissant de la liqueur entre le pouce et l'index qu'il écarte ensuite pour étirer un filament qui se rompt plus ou moins tôt suivant son adhésion, soit en soufflant sur une cuiller chargée du sirop, ce qui pulvérise ce dernier plus ou moins suivant sa consistance. Il en résulte pour lui dans ce dernier cas un éclaboussement sur la figure, qui doit faire préférer la première méthode.

Après la cuite, on procède à la séparation du sucre cristallisable du sirop ou sucre incristallisable. Autrefois on réalisait cette séparation en faisant égoutter le sucre dans des formes coniques et en faisant filtrer à travers la masse cristalline restant dans la forme, une bouillie d'argile destinée à déplacer le sirop resté dans les lacunes. On s’est servi ensuite de caisses en tôle munies d’un tube d’égoutlage. Mais aujourd'hui on chasse le liquide incristallisable par la force centrifuge, c’est-à-dire à l’aide d’une turbine. Cette innovation est un progrès hygiénique, puisque cela supprime des manipulations exposant les ouvriers à une maculation surabondante par le sucre.

La partie liquide dont on a dépouillé Le sucre proprement dit constitue la mélasse. On utilise celle-ci, tantôt en la disüllant pour en extraire de l'alcool et fabriquer de la potasse avec le résidu de la distillation, tantôt en l’employant à la nourriture du bétail, tantôt en la vendant aux brasseries. Comme le premier traitement appartient à un autre genre d'industrie, nous n'avons pas à nous en occuper ici. Mais dans beaucoup de-sucreries, on s'efforce d'en extraire encore tout le sucre cristallisable qu'elle peut retenir soit par la baryte, soit par diffusion, soit par de l'alcool acidulé avec de l'acide sulfurique. De là des manipulations dont les inconvénients sont signalés dans les industries particulières de ces substances.

Une précaution générale importante à pre endre, pour di-

Page 1