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Fig. 99.
Le minerai est introduit par une ouverture T en forme d’'entonnoir et susceptible d'être fermée. On a ainsi les avantages d’une trémie,
L'acide sulfureux qui se dégage en abondance est entrainé dans la cheminée. Mais pendant la première partie de l'opération, comme le contact de l’airest nécessaire on maintient ouvertes les trouées D. D. D. A ce moment les gaz el vapeurs pourraient se répandre dans l'atelier, Cela se produit peu à cause de l'excellent tirage des fours à réverbere, Le plomb fondu qui occupe les couches supérieures de la masse s'écoule de lui-même dans le bassin de réception G. Il importe que ce bassin soit surmonté d’une hotte.
Un errement qui laisse beaucoup à désirer consiste à faire puiser par les ouvriers avec des cuillers de fer dans ce bassin le plomb pour le couler en lingots. Il semble qu'on pourrait facilement charger la pesanteur de réaliser cette coulée.
Lorsque le minerai est riche en argent, on cherche naturellement à isoler ce métal, Dans ce but on à imaginé à Slolberg un procédé qui est excessivement dangereux et contre l'emploi duquel les hygiénistes doivent s'élever (1). On ajoute au plomb argentifère fondu, du zinc auquel largent s'allie. Cet alliage, qui monte à la surface et est facilement enlevé, est traité par l'acide chlorhydrique qui donne du chlorure de zinc soluble et un chlorure d'argent insoluble, Or,il se dégage dans ce procédé beaucoup d'hydrogène arsénié, et tous les ouvriers éprouvent des nausées, des verliges, de la céphalalgie, de l'abattement, des douleurs abdominales et rénales, de la somnolence profonde, une teinte subictérique, de l'hématurie, une soif ardente. On a même observé à Stolberg trois cas de mort, et à l’autopsie on a constaté de la congestion très intense des méninges, des poumons, des reins et des intestins.
Le procédé classique, qui est basé sur ce fait que l'argent résiste à l'oxydation pendant que le plomb et les autres métaux s'oxydent, est le seul à autoriser. L’oxydation s’eflectue dans un fourneau à réverbère sur la sole duquel on construit une petite cuvette ou coupelle, avec un mélange de cendres de fougère et de cendres d’or. On y ménage une échancrure pour que la litharge formée s'écoule au fur et à mesure de sa formation, L'argent brut reste au fond de la coupelle,
2° Hndustries de confection du plomb métallique.
La fonte du plomb est celle des opérations de ce genre qui est la plus répandue, car c’est la grande fusibihité même de ce métal qui le rend propre à une foule d'usages et à se mouler sous toutes Les formes. Pendant la fusion il se dégage des vapeurs saturnines qui, d'après Gautier, font moins de victimes que la peinture et la fabrication de la céruse etle polissage des caractères d'imprimerie, mais beau-
(1) Annales d'hygiène, t. LXIV, 2° série 1875, p. 218.
coup plus que toutes les autres professions mettant le plomb en scène. Il est une circonstance qui apporte une nouvelle cause d’inconvénient, c’est la fusion revivificatrice des vieux plombs provenant de démolitions et d’objets hors d'usage. Ces vieux plombs sont toujours couverts de poussières organiques dont la combustion produit des odeurs très désagréables. Aussi les décrets de 1810 et 1815 montraient-ils plus de prudence en plaçant les fonderies un peu importantes dans la deuxième classe. Dans ces fonderies, 1l importe, tout au moins, de protéger les ouvriers, non seulement en surmontant d’une hotte la chaudière de fusion, mais même en entourant celle-ci d’un tambour en tôle prolongeant jusqu'au sol la hotte, et muni d’une porte pouvant donner en temps et lieu accès jusqu’à la chaudière. Pour la salubrité publique, c'est à tort qu'on pense tout sauvegarder en donnant une grande élévation à la cheminée d'évacuation, car le plomb volatilisé retombe sur les toitures, souvent dans un grand rayon, vient contaminer les eaux de citerne et même les eaux de puits par l’intermédiaire de la pluie qui imbibe le sol. On devrait exiger l’interposition de chambres de condensation où on ferait arriver une pluie d’eau acidulée.
Le laminage du plomb, qui a généralement pour but sa confection en feuilles, ne crée guère de nouveaux dangers en dehors de ceux dus à la fusion dont il a besoin d’être précédé. Les poussières plombiques sont ici peu abondantes, et le voisinage n’a guère à se plaindre que du bruit des laminoirs.
Laconfection du plomb en tuyaux a prisune grande extension, en raison même du grand développement actuel des distributions de gaz et d’eau. Primitivement elle se faisait à la main, occasionnait des pertes de temps, de la fatigue et des poussières, et nuisait surtout par la nécessité d’un soudage. Aujourd’hui elle peut devenir une opération presque innocente grâce à l’appareil représenté par la figure 100.
Dans un massif en acier 00 est une chambre centrale «a entourée
d'un foyer circulaire nn qui entretient la fusion. Un entonnoir b permet d'y introduire le plomb préalablement fondu. Dans l’axe de la chambre se meut un piston € | actionné par une forte presse
hydraulique. On ferme l’entonnoir après introduction du plomb
et on fait jouer la pierre. Le pis-
ton fait fuir le plomb par une
filière qui part du sommet de la
chambre. Le métal passe entre
les parois du trouet de la tige du
piston, et se solidifie aussitôt en formant un cylindre creux qui
s’enroule au fur et à mesure sur
le tambour d.
La confection du plomb de chasse est beaucoup plus compromettante, d'autant plus qu’elle met en jeu plusieurs métaux toxiques.
Sommaire technique. — La matière première du plomb de chasse est en effet un véritable alliage de plomb (comme substänce prédominante), d’antimoine et d’arsenic. L’addition de l’arsenic est indispensable pour permettre à la masse de prendre la forme granulée. L’antimoine n’a pas besoin d’être ajouté directement. Il suffit d'employer du plomb de deuxième fusion qui en renferme naturellement 4 à 6 pour 100.
La fusion et l'alliage s'effectuent dans une chaudière. Le plomb étant fondu, on le couvre d’une couche de suif pour empêcher l'oxydation, on ajoute du sulfure d'arsenic par fractions. Il faut brasser continuellement et enlever les crasses au fur et à mesure de la formation.
Le granulage de l’alliage s'opère dans une tour haute de 30 à 50 mètres pour que le plomb tombant de haut ait le temps de prendre une forme sphérique sous l'influence de la pression atmosphérique. A la partie supérieure sont disposées des passoires dans lesquelles on met une couche de crasse de la fusion qui sert comme d’un voile transperçable
Fig. 100.— Moulage des tuyaux de plomp.
au-dessus des trous de ces passoires. Le plomb arrive tomber sous forme de grains dans un baquet placé à la partie inférieure et contenant de l’eau légèrement acidulée. Les grains retirés de la cuve sont séchés dans une étuve ou au soleil; puis, pourles rendrebrillants, on les soumetau rodage et au'lustrage dans un tonneau rotateur avec de la plumbagine. ù
Hygiénologie. — Le mémoire de Gautier ne nous fournit aucune donnée sur la santé des ouvriers employés à la fabrication du plomb de chasse. Il est incontestable cependant qu'ils sont exposés à des vapeurs saturnines et arsenicales pendant la fusion, et à des poussières métalliques pendant le rodage, le lustrage et l’empaquetage. Toutefois Vernois prétend que les intoxications sont rares, parce qu’on a recours à des appareils qui suppriment toute manipulation directe. Il y a là, je crois, un excès d'optimisme, car la fusion nécessite un brassage actif, et 1l est difficile d'éviter les poussières au moment où l’on décharge le tonneau de lustrage et pendant l’'empaquetage, qui reste une opération de pure main-d'œuvre. Il est done utile d'exiger non seulement une hotte complète avec porte en tôle, mais même un couvercle hermétique sur la chaudière et l'emploi d’un agitateur mécanique. Dans l’intérèt de la salubrité publique, on devrait aussi établir des chambres de condensation avant l'évacuation des buées par la cheminée. Pour le granulage, on se sert souvent aujourd’hui d’un procédé différent de celui que nous avons déerit à la technique et mettant en jeu la force centrifuge. Le plomb fondu est versé dans un disque horizontal tournant rapidement sur un axe vertical, et muni d'un rebord percé de trous. Le plomb s'échappe par ces trous sous forme de grains réguliers qui se solidifient avant même d’être recueillis par un écran de toile entourant le disque. Ge disque doit être recommandé pour deux raisons. Il est d’abord plus facile de l'isoler sous une enveloppe hermétique, qu'une tour haute de 50 mètres, qui de plus fait cheminée et dirige une douche de vapeurs saturnines sur l’ouvrier chargé de verser
le plomb fondu. En outre la régularité des plombs obtenus rend inutile le triage que l’ancien procédé impose, en fournissant des produits de diverses grosseurs, triage qui peut engendrer des poussières. Quant au lissage, il ne faut jamais aütoriser les errements anglais, qui consistent à ajouter dans le tonneau rotateur du mereure qui donne du brillant aux plombs. C’est cumuler les causes d’intoxication. Il importe aussi de veiller à ce que le tonneau soit bien elos et ne présente aucune fissure, car il se perd 2 p. 100 de plomb sous forme de poussière. |
3° Fabrication des oxydes de plomb.
Sommaire technique. — Généralement cette fabrication constitue une annexe des fabriques de céruse. On y produit, pour les divers besoins du commerce, de la litharge, du massicot, du minium et de la mine orange.
La Ztharge n’est autre que du protoxyde de plomb obtenu par l'oxydation du métal à l'air et à une haute température. La fusion du métal est effectuée dans un fourneau à réverhère dont la sole est concave. La litharge produite coule hors du fourneau par des rainures, et 1l resté, comme résidu, l'argent que renferme toujours le plomb et qui se trouve ainsi isolé par coupellation. De là une double source de profit.
Le massicot est un protoxyde obtenu par la fusion du métal à l’air aussi, mais à une température peu élevée. Il sert seulement de matière première à la fabrication du minium. A cet effet on purifie d’abord le plomb, én le faisant fondre, le coulant dans des cylindres où on le brasse avec des bâtons. Par le repos, les métaux étrangers se massent à la partie supérieure que l’on sépare par décantation. Le reste est ensuite oxydé dans un four à réverbère où 1l doit être constamment agité avec un râteau en fer. La température doit rester au-dessous de 400°. Le massicot obtenu est broyé dans des moulins, tamisé, lavé et desséché dans une étuve ; tout se pratiquant ainsi comme pour la céruse.
Le manium est une cumbinaison de protoxyde de plomb avec du bioxyde où acide plombique, le premier des facteurs dominant sur le second, Pour l'obtenir, on dispose le massicot dans des caisses de fer battu qu'on place dans des fours où l'on n'entretient qu'un feu modéré, en laissant accès à l'air, On retire deux ou trois fois les caisses pour brasser le mélange et on les renfourne,
La maine orange, qui sert en peinture, est un minium obtenu en oxydant à l'air et par la chaleur du carbonate de plomb.
Hygiénologie.— La préparation des oxydes de plomb partage avec la fabrication de la céruse le plus haut degré de nocuité, Il y a môme un écart très considérable entre le nombre des victimes de ces fabrications et le chiffre des salurnins fournis même par toutes les autres industries du plomb réunies, Cela tient d'abord à ce que ces oxydes ont besoin, comme la céruse, avant d’être livrés au commerce, d’être broyés et pulvérisés ; en outre à ce que la fusion oxydante donne lieu à d'abondantes vapeurs plombiques, Sous ce rapport la préparation du massicot et du minium est plus dangereuse que celle de la litharge, à cause du brassa
ge qu’on est obligé de pratiquer à plusieurs reprises, [ importe donc de prendre certaines dispositions pour les fours à Mminium.
Le brassage se fait la plupart du temps à mains d'homme avec des ringards, I faut exiger que ces fours soient placés à l'air libre, qu'ils soient munis d'agilateurs mécaniques, enfin qu'ils aient deux portes opposées, l'une pour introduire le plomb, l'autre pour retirer le massicot ou le minium, afin que l’ouvrier puisse opérer cette extraction en poussant devant lui la matière toxique, au lieu de la ramener vers lui.
Quant au broyage et au blutage, on doit leur appliquer les appareils hermétiques que nous indiquons pour la c6ruse.
49 Fabrication de ln Céruse.
Sommaire technique.— Il y a quatre méthodes principales qui sont désignées par les noms des contrées où elles ont 616 imaginées et où elles sont plus particulièrement employées. |
{1° La méthode Aolandaïse est basée sur la possibilité de transformer le plomb métallique en carbonate en le soumettant simultanément à l'oxygène de Pair ‘qui l’oxyde, aux vapeurs de vinaigre qui transforment loxyde en acétate et à de l'acide carbonique qui prend loxyde à l'acide acétique. Pour ce faire, les lamelles de plomb sont placées dans des pots contenant un mélange de vinaigre et de bière et entassés par couches régulières qu'entoure el sépare du fumier de cheval, le tout étant disposé dans une fosse maconnée,
2° La méthode a/lemande met en pratique la mème th6orie chimique, mais par des moyens différents, Elle remplace la fosse à fumier par des chambres où elle fait arriver de l'air, de la vapeur d’eau, du vinaigre et de l'acide carbonique et dans lesquelles de grandes plaques de plomb sont élagées sur des lattes.
Dans ces deux méthodes, 11 est nécessaire, pour récolter la céruse formée, de soumettre ensuite les plaques à l'épluchage, par lequel l'ouvrier détache les grandes écailles de céruse en secouant les lamelles et en les tortillant dans tous les sens; puis au décapage, qui consiste à frapper avec un bâton des plaques disposées en piles pour faire tomber la céruse pulvérulente qui y adhère encore.
3° La méthode anglaise oxyde d'abord du plomb fondu de facon à obtenir de la litharge, Celle-cr est ensuite délayée avec une solution d’acétate neutre de plomb dans des auges où l’on fait arriver un courant d'acide carbonique obtenu par la combustion de coke dans un four à réverbère. La combinaison de l’acide carbonique avec loxyde a besoin d'être assurée par un brassage énergique.
4° La méthode française consiste à dissoudre de la litharge dans du vinaigre de bois rectfié, ce qui donne de l'extrait de saturne ou de l’acétate tribasique de plomb, et à diriger ensuite dans cette dissolution un courant d'acide carbonique. Deux molécules d'oxyde de plomb sont précipitées sous forme de céruse, et il reste dans le liquide de l’acétate neutre qui est mis ensuite en présence d’une nouvelle quantité de litharge.
Ces deux dernières méthodes suppriment l’épluchage et le décapage mais nécessitent comme les deux premières les mêmes opérations subséquentes : le broyage, par lequel la céruse, après avoir été humectée est écrasée entre des meules : la dessiccation dans une étuve de la pâte résultant du broyage; la pulvérisation de la pâte desséchée; le blutage de la poudre et l’embarillage. ;
Hygiénologie.— La fabrication de la céruse est incontestablement l’industrie qui, autrefois, a fait le plus de victimes dans la classe ouvrière. De toutes les opérations que supposent, dans leur ensemble, les quatre méthodes indiquées au sommaire, la plüs dangereuse est l’épluchage des écailles de plomb; car en l’exécutant les ouvriers sont littéralement plongés dans un nuage épais de céruse qui pénètre à la fois par les voies pulmonaires et digestives. Leurs vêtements, leurs téguments mêmes, restent constamment couverts d’une couche épaisse de cette substance. Viennent ensuite, par ordre de décroissance de l’action toxique, la pulvérisation et le blutage, le raclage des pots où la pâte a été soumise à la dessiccation, le séjour dans les étuves et les séchoirs, la manipulation de la pâte pour la mettre en pains, l’embarillage, le travail des fosses et l’extraction des plaques de plomb des pots enfouis dans ces fosses. Ce classement des opérations, au point de vue de la nocuité, va nous guider pour le choix de la méthode que l'hygiène a intérêt à conseiller.
Comme lés fabriques de céruse préparent elles-mêmes soit les plaques de plomb, soit la litharge qu’elles emploient comme matière première, il s'ensuit que les quatre
méthodes comportent une opération initiale commune, c’est la fusion du plomb soit pour le couler en plaques, soit pour l’oxyder. Sous ce rapport, les quatre méthodes se valent et il y a lieu d'appliquer à toutes les fabriques les mesures que nous avons indiquées pour la fonte du plomb et la DR ation de ses oxydes.
Toutes aussi comportent comme opérations de parachèvement la dessiccation, la pulvérisation, le blutage etl’embarillage que nous venons de reconnaître comme très pernicieux. Pour éviter les poussières, la céruse brute obtenue par l’un des quatre procédés doit être immédiatement humectée si elle ne l’est pas déjà, puis transportée mécaniquement aux meules de broyage par une chaîne à godets. La dessiccation ne paraît susceptible d'aucun correctif sérieux. On ne peut que diminuer la durée du temps d’étuvage et l'humidité de l’étuve, en débarrassant d’abord la pâte de la plus grande partie de son eau par une essoreuse. Les meules de pulvérisation doivent être emprisonnées sous des enveloppes en bois ou en tôle. La même précaution est indispensable autour des tamis où se fait le blutage, et ceux-ci doivent abandonner la poudre à des trémies dont les coiffes sont serrées sur les barils d'expédition. Malgré ces précautions, il se répand encore des poussières plombiques dans les salles. Aussi faut-il recommander particulièrement l'appareil Bruzon qui, dit-on, est parfaitement elos, opère le chargement, la pulvérisation, le tamisage, l’embarillage et ne nécessite la présence que d’un seul surveillant. Il est muni en outre d’un système d'aspiration très puissant qui permet d'ouvrir les regards de la boîte, sans que la moindre poussière se répande dans l'atelier Iuimême. |
Néanmoins, j'estime qu'il faut avant tout suivre le conseil de Gautier, qui est d'exécuter dans la fabrique même ce que la routine industrielle et commerciale charge encore les peintres d'exécuter chacun pour son propre compte, c’està-dire de mélanger la céruse avec de l'huile et de la livrer au commerce en cet état. Après l’essorage, alors qu'elle
n’est pas encore capable de dégager beaucoup de poussières,
on la mélangerait avec de l'huile dans des malaxeurs mécaniques. On supprimerait ainsi l'opération de l’étuvage ; on rendrait de suite la céruse presque complètement innocente pour toutes les opérations et manipulations subséquentes ; car l'huile retient la poussière beaucoup mieux encore que l’eau. En outre, on sauvegarderait la santé des peintres qui, vu leur grand nombre, donnent d’une manière absolue beaucoup plus de saturnins que toutes les autres professions où le plomb intervient. Du reste on assainirait aussi bien d’autres professions d'application ; car en réalité la forme pulvérulente n’est nécessaire que pour l’émaillage et la fabrication des couleurs d’aquarelle. Il n’y aurait donc que pour une très faible part de la production que le danger des poussières persisterail. Pour opérer le mélange ilyalieu de se servir du cylindre à empdier représentré ci-dessous:
Fig. 101. — Cylindre à empâter la ceruse.
C'est un cylindre traversé par un axe carré a qui est armé de palettes b.
C’est pour les opérations fondamentales et intermédiaires aux précédentes, c’est-à-dire pour la partie chimique de la fabrication, que les quatre PRAGUE présentent réellement des conditions différentes, et c’est en vue d'elles seules qu'il y a lieu de faire un Le.
La méthode française est certainement la meilleure, car non seulement elle supprime, comme la méthode anglaise, le travail des fosses et le décapage, mais en même temps elle réalise une véritable voie humide qui ASRARpRe beaucoup moins de poussières.
En outre, d’après Ozouf, la céruse obtenue par le procédé hollandais ne serait si dangereuse que parce qu’elle renferme beaucoup d’acétate de plomb soluble et absorbable. Or, avec la méthode française la céruse se précipite seule et laisse l’acétate dissous dans le bain.
Pour son application, il convient de reproduire la disposition adoptée atite Here Clichy et représentée par le schéma.