INDUSTRIE DE LA CÉRAMIQUE
Sommaire technique. — Sous ce titre générique nous devons comprendre les fabrications des briques, des alcarazas, des poteries communes vernissées, de la faïence fine, des vases de grès, des porcelaines et des porcelaines ornementées. | |
En céramique la matière première principale est l'argile, qui se recommande par sa plasticité et par la dureté qu’elle acquiert sous l'influence de la cuisson. Par contre elle a l'inconvénient d’éprouver un grand retrait. Pour obvier à cet effet, on est obligé d'ajouter des matières qui soutiennent pour ainsi dire l'argile et l’empèchent de se rétracter et de se déformer. Ces matières sont dites dégraissantes. Ce sont le silex, les sables, les quartz, le feldspath, la craie, les os calcinés, les sulfates de baryte et de chaux, l'argile calcinée.
Un second défaut de l'argile est d’être très poreuse après cuisson, de sorte qu'elle laisserait facilement transsuder les liquides qu’on lui donnerait à contenir. On est obligé de remédier à cet inconvénient en recouvrant les objets d’un enduit vitrifiable qui prend les noms d’émail, de vernis, de couverts. Les principales substances employées pour le vernissage sont le feldspath, les ponces, le sel marin, les
alcalis, l'acide borique, le phosphate de chaux, le sulfate de baryte, les silicates de plomb, l'acide stannique, les sulfates métalliques, les oxydes de plomb, de manganèse, de fer, de cuivre. Les alealis, le feldspath, l’oxyde de plomb, donnent des vernis transparents. L’acide stannique et le phosphate de chaux donnent des vernis opaques. On colore les vernis en ajoutant des oxydes ou des sulfures métalliques. |
Pour la fabrication des briques on se contente de l'argile extraite du sol. Des ouvriers en séparent à la main les cailloux, les racines, etc. On l’introduit dans une fosse avec de l’eau en quantité suffisante pour la transformer en bouillie épaisse. Pour rendre la pâte homogène, des hommes lo piétinent, pieds nus; c'est là ce qu’on appelle le marchage. Quand la pâte est à point, on faconne les briques à la main dans des cadres rectangulaires en bois saupoudrés de sable. On les laisse sécher à l'air lentement pour éviter le fendillement. Enfin on les cuit dans des fours chauffés généralement au bois. D’autres fois, surtout quand on veut fabriquer sur place les briques destinées à un grand bâtiment industriel, on les met en tas, en ménageant dans l’intérieur, de distance en distance, des vides, appelés fourneaux, qu’on remplit avec du menu de houiile. En bas, on laisse des carneaux où l’on met du bois pour enflammer la houille par propagation. La mise à feu dure de 8 à 15 jours.
Pour la fabrication des a/carazas, 1] suffit de ne pas vernisser les vases afin de leur laisser toute leur porosité, ce qui produit l’évaporation constante et par Conséquent le refroidissement de l’eau contenue. |
Les poteries communes vernrassées sont fabriquées avec des argiles figulines qu'on dégraisse par l'addition d’une certaine quantité de marne et de sable. On lave la terre plusieurs fois; on la met en fosse pendant un certain temps; on la marche comme pour les briques; on la divise en masse de 25 kilogrammes qu’on bat avec des battoirs pour donner plus d’homogénéité encore. On la façonne, on confectionne en objets, soit avec des moules, soit au tour. Les objets
faconnés sont cuits dans la partie supérieure d’un four à alandiers représenté par la figure 109.
On défourne et on les plonge immédiatement avec les mains dans de l’eau contenant en suspension de la poudre d’émail composée d’oxydes de plomb et d’étain. On laisse sécher et l’on soumet à une nouvelle cuisson en plaçant cette fois les objets dans le bas du mème fourneau. Pour la faïence fine, on procède exactement de la même.
facon, mais on emploie des argiles plastiques de plus belle qualité.
Pour les poteries de grès, on emploie des argiles | À AN plastiques non lavées,
NS qu'on dégraisse avec du DES LE sable quartzeux ou du ciment de brique, parfois avec addition de craie. On les vernisse avec de l'argile blanche, du silex et du feld-
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Fig. 110. — Four pour les poteries de grès. ‘
Fig. 109. — Four pour les poteries communes.