TOTAL
/ Débilités accidentels 1168 1046 155 115 2484
•Avortons 191 267 16 29 503
Z)é/5ar«s.^ Atrophiques, hypotrophiques,
athrepsiques 19 13 110 108 250
Syphilitiques héréditaires. . . » » 13 19 32
Débilités accidentels
Avortons
Décès. .\ Atrophiques, hypotrophiques,
athrepsiques
Syphilitiques héréditaires . . .
La mortalité générale pour les dix dernières années est donc de 41,1 %, proportion évidemment élevée, mais qui s'explique par le mauvais état général des enfants qui nous sont envoyés, et par la déplorable facilité avec laquelle les nourrissons s'infectent mutuellement dans un milieu nosocomial, malgré toutes les précautions prises.
Pendant les dix dernières années, trois cas de contamination syphilitique de nourrices par leurs nourrissons ont été relevés : tout regrettables que soient ces accidents, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il est bien difficile d'éviter complètement ce danger quand on réfléchit à la rapidité parfois foudroyante avec laquelle apparaissent les symptômes de la syphilis héréditaire chez un nourrisson qui, la veille, paraissait en bon état, et qui, le lendemain, présente des lésions caractéristiques de la peau et des muqueuses.
LES POUPONNIERES
Les pouponnières sont des établissements destinés à recevoir des enfants du premier âge. Fondamentalement, elles diffèrent des crèches, en ce que les nourrissons y sont gardés en permanence, la nuit aussi bien que le jour.
Elles sônt"eTIes aussi, d^rigine française. Quand l'attention médicale fut attirée vers la puériculture méthodique, plusieurs hygiénistes conçurent le projet d'établissements où seraient élevés des nourrissons dès les premiers jours de la vie. Ces médecins pensèrent qu'on pouvait créer, de préférence dans les campagnes, à la périphérie des agglomérations urbaines, de véritables fermes-nourriceries où l'on pratiquerait scientifiquement, et en dehors de l'intervention de la famille, les divers modes d'allaitement. C'est de cette pensée que s'inspirèrent, il y a plusieurs années, les projets des Dj Coudcreau, Chalvet, Bertrand, Fauxcl. Sur le rapport très enthousiaste du D^" ThuJié, présenté au Conseil municipal de Paris, l'Assistance pubhque fut invitée à tenter un essai de ce genre. Mais l'Académie de Médecine, consultée sur r()f)|)()rtunité de semblables fondations, se montra assez hostile, pour les raisons (|ui seront exposées pbis loiti. Les tentatives privées donnèrent, au début du moins, des résultats peu encourageants.