‹ Traité d'hygiène infantileChapitre 206 sur 288 · I.'HYGIÈ.NE DES CRÈCHES ET DES POIPONMÈRES · texte numérisé non relu

I.'HYGIÈ.NE DES CRÈCHES ET DES POIPONMÈRES

Il est à remarquer que moins on accepte de nouveau-nés dans une Pouponnière, mieux elle fonctionne. En conservant les enfants jusqu'à trois ans à Porchefontaine, on est arrivé à faire baisser très sensiblement le taux de la mortalité, qui avait atteint un chiffre assez élevé les premières années après la fondation, lorsque la population était constituée par des bébés très jeunes.

Un grand commerçant de Paris, M. Cognacq, le directeur des magasins de La Samaritaine, a organisé à Rueil une pouponnière pour élever les enfants des femmes employées dans ses magasins à Paris; on a résolu très ingénieusement dans cette fondation la difficulté extrême de l'élevage des nouveau-nés agglomérés dans des salles communes. Les jeunes mères reçoivent un congé de six mois avec salaire pour avoir la facilité d'allaiter leurs enfants, et à partir de 7 mois, les enfants sont accueillis et conservés jusqu'à trois ans, suivant la volonté des parents. A partir de sept mois, l'élevage artificiel est relativement aisé et la résistance vitale du bébé aux infections diverses est déjà bien plus grande que dans les premiers mois qui suivent la naissance.

Peut-être, par des innovations de ce genre, arrivera-t-on à atténuer les inconvénients graves des pouponnières, qu'il serait puéril de vouloir dissimuler?

Ces établissements seront toujours dispendieux, si on veut les pourvoir d'un personnel suffisant, assurer la parfaite salubrité des locaux. Des philanthropes opulents, seuls, peuvent faire face à ces dépenses d'entretien qui sont telles que l'élevage dans les pouponnières est en général bien plus coûteux qu'il ne l'est chez la nourrice à la campagne.

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