Le jour où il est consommé des conserves de viande
'1. A titre e.xcoptionnel.
distribués en rem-
Ces rations SC «listingucnt en : ration de camps de manœuvres;
2° ration forte de campajine qui est allouée dans la période active d’une campagne; 3“ ration normale de campagne (jui est réservée aux stationnements de quelque durée ou à toute période de la guerre n’im[)Osant pas aux trouj)es des fatigues exceptionnelles. l)es suppléments extraordinaires peuvent être alloués accidentellement à raison tles fatigues exceptionnelles supjiortées par une troupe ou en prévision d’un effort insolite devant exiger une grande dépense de force.
La ration des troiqtes faisant partie de la division expéditionnaire de Madagascai’ a été fixée ainsi qu’il suit (Journal officiel, 1895, p. 355) ;
Pain ordinaire
Sel
Sucre
Café vert
Riz
Haricots
Julienne
Viande fraîche
Vin (ou en cas d’impossibilité, une boisson
de substitution)
Tafia
Thé
Graisse de saindoux
soit 100 gr.
de
légumes.
En temps de guerre il faut vivre le plus jinssible sur le pays où 1 on se trouve; il est donc indispensable que l’on tire parti de toutes les ressources locales et (pi’on ne eberebe pas toujours à se procurer les vivres réglementaires comme on le faisait autrefois.
M. le 1)'' Scbindler a insisté avec raison sur la nécessité de bien faire pénétrer dans les esjiidls qu’à défaut de ptiin, d(' biscuit et de Mande, on peut utiliser beaucoup d’autres aliments pour la nourriture du soldat en cani|)agne.
Si les distributions de |)ain et de viande venaient à manquer, nos soldats, dit Scbindler, se trouveraient au dé|)Ourvu alors même (pie le ser\ice des riupiisitions pourrait mettre des sacs de farine à leur (lisj)osition . « Dans les mêmes cij'constances, nos voisins de I Est seraient en liesse, cai* leurs habitudes d’alimentation leur suggérei’aient la manière d’utiliser (’ette fai'ine de bien des faigms ditb'rentes. Ils mettraient un peu de graisse au fond d’une gamelb', et dans cette gi'aisse cbaiittée ils feraient roussir ipiebpies cuilleices de farine jiendant dix minutes au plus. Ils versi'raient ensuiti'
(le l’eau par-dessus pour remplir la gamelle, [lorleraieul l(‘ loul à rébullition (28 à 3U minutes), [uiis, Iremjiant leui' pain ou leur biscuit s’ils en avaient, ils auraient ainsi en moins d’une heure une soupe très chaude, très nutritive, alors (jue nos hommes seraient naluits à crier misère et famine.
« Ou mieux encore (s’ils n’ont ni pain, ni biscuit), ils feraient bouillir de l’eau dans une marmite de campement, et pendant cette mise en train ils piaipareraient, d’autre part, dans une gainelb', une pâte suffisamment consistante avec de l’eau et de la farine. Puis, |)renant cette pâte par petites jiortions au moyen d’un couteau ou d’une cuiller, ils la porteraient dans l’eau en ébullition, l’y laisseraient cuire pendant ciiK] minutes en (pianlité aussi considérable qu’e.xig'erait leur appétit et ipie permettraient leurs ressources en farine, et seraient ainsi en mesure de faire un re[>as coj)ieux au bout d’une demi-heure. Nous pourrions multiplier ces exemples à l’infini » (l^’alimentation du soldat en campagne, p. 63).
Les règlements allemands contiennent le tableau analytiijue d’une foule de denrées pouvant être utilisées en temps de guerre. Nos nouveaux règlements sur l’alimentation du soldat en campagne ont prévu aussi des substitutions pour la viande et j)our les légumes ; nous reproduisons les tableaux-tarifs des substitutions qui peuvent être prescrites par tout officier chef de corps ou de détachement quand on vit sur le pays (Principales dispositions concernani l’alimentation des Iroupes en temps de guerre. Il janvier 1893).
Tarif des substitulioiis .
R.VTION
RATION
1° On peuL remplacer la ration de viande de buml’ par :