L.vvKn.w, Hyg. milit
sur les escaliers ou sur le plancher <le la cliainhre el pour luauficr il s’asseyail sur un banc ou sur sou lil. Le soldai se dépAcbail d’iug-érer ses aliiueuls, souvent il jotail une parti(' du couleuu de sa gamelle ou bien il ne mangeait pas tout son pain.
Un autre inconvénient de ce système était rpie le cuisinier favorisait ses amis, leur donnait les meilleurs morceaux, tandis fpie les jeunes soldats ne recevaient souvent tjue «les os et des tendons. Poui' éviter ce dernier inconvénient on a, en Allemagne, des plats en faïence vernissée qui portent un numéro d’ordi-e et on distribue chaque jour au hasard des jetons jiortant des numéros «jui correspondent à ceux des plats; chaque soldat se présente avec son jeton à la cuisine et on lui remet le plat qui ]>orte le numéi’o du jeton (d. qui a été rempli à l’avance.
Il était impossible de faire de ralimentation variée en ne donnant au soldat que sa gamelle individuelle et une cuiller. Les règlements autorisent aujourd’bui l’achat de la vaisselle et des ustensiles nécessaires pour les repas variés.
Pour chaque table il faut : une soupière avec couvercle et cuiller à pot, un plat pour les légumes et la viande, une salièi-e et poivrière. De plus chaque homme doit avoir : une assiette creuse, une cuiller, une fourchette, et un verre.
On a employé d’abord des assiettes en fer battu étamé, mais on a reconnu que la faïence blanche, épaisse, était préférable. Les assiettes en faïence sont beaucoup plus propres, plus faciles à nettoyer que les assiettes en fer battu qui, en outre, donnent souvent un goût désagréable aux aliments; la casse ne grève pas sensiblement le budget de l’ordinaire; les assiettes en faïence coûtent en ellét moins cher que les assiettes en fer-blanc et on fait l’économie de l’étamage (Schindler).
Depuis longtemps les médecins militaires demandent «pie b' soldat prenne ses repas, non dans ta chambre oû il couche, mais dans des salles aménagées à cet effet, dans des réfectoires. C’«'sl aujourd’hui une cause gagnée, aussi croyon.s-nous inulile d’insisler sur les inconvénients gi'aves «pi’il y avait à faire manger le soldai dans les chambi’es, à, côté des lits et même souveid sur les lits, car les places à table élai«Mil en li'op petit nombre pour «pie cbacun pût y prétendre.
Kn Fi'ance et «m Allemagne, il «>st admis «pu' dans louh'S les «•.asernes neuves on «h'vra réserver des locaux spéciaux pour les réfectoires. Dans les anci('nnes caseriu's «m maïupu' souvent «b* place pour «trganiser les rélecloiia's, mais là aussi on s’ingénie' à en
tTo(>r; Mlle cimilaire miiiisléricllo réceiiü' roconiinamlo <lo i^éiiéralisor l’iisafio dos réfectoires pai-toiit où la chose est possible (Noie sur rhvf>ièiie du caseriiemeiit, BuUelin offw. du mhnsière de la guerre, I89i-, u" 7).
Dans les réfecloires, il faut avoir des tables el des bancs eu ipianlité sufüsaute pour (pie bvs hommes jiuisseiit s’asseoir commodément. Les tabb's sont recouvertes de toile cirée, ce qui peimel de les iieltoy(U‘ rapidement (d d(' les tenir |)iY)j)res. On fait faire par le immuisiiu’ du réfiimeni des casiei's numérotés adossés au mur dans les(|uels cbacpie homme [)eut meltre une serviette, son vei're, sa cuiller el sa fourchette api'ès les avoir nettoyés.
Kn hiver le réfectoire doil être chaurTé et éclairé le soir.
Il esl souvent nécessaire de liainsporln’ des aliments |)Our nourrir les hommes de service dans les postes; ce transport est plus diflicih' av('c ralimentation variée ((u’avec l’ancien système d’alimentation, mais en somme on est arrivé partout à surmonter cette difliculté. Lu admettant même (|ue les hommes de ^arde soient un |)eu moins bien nourris (pie ceux (pii maiipent à la caseian', ce n’est pas là une ohjà'ctiou bien sérieuse à, la pratique de l’aliim'ulalion variée. Le nomhia' des hommes de garde (\sl ]>eu considérahh' dans un régiment, et chacun est de garde à son lour. On pourrait utilis(‘r pour le li'ansporl des aliments le principe de la marmite norv('‘gi(ume (.Mohacue, op. rit., p. .779. — ScniNDLiai, op. ri!., p. St).