‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 35 sur 115 · CAFÉ ET PRODUITS SIMILAIRES. — BOISSONS ALCOOLIQUES · texte numérisé non relu

CAFÉ ET PRODUITS SIMILAIRES. — BOISSONS ALCOOLIQUES

TABAC

Café. Sa composition et scs propriétés. Préparation du café clans les corps de troupe. Conserves de sucre et café. — Chocolat. — Thé. — Maté. — Coca. — Noi.v de kola. Rations accélératrices à la kola.

Boissons alcoolicjucs. Leur valeur hygiénique. Utilité des boissons alcooliquesfermentées. Vin. Bière. Cidre. Dangers des boissons alcooliques distillées. Alcoolisme et absinthisme. De l’alcoolisme dans les armées. .Mesures prophylactiques.

Tabac. Mesures à prendre pour diminuer les inconvénients qui résultent de riiabitude de fumer.

Le café renferme queltjucs |irinci|)es niilrilifs, mais il doit surlout ses jtropriélés à Ja caféine.

Le thé, le maté, la coca, la noix de kola ne renferment pas de principes nutritifs, assimilahles. Ces substances, (|iii j)Ossèdent à des degrés divers, grâce aux alcaloïdes rju’elh's contiennent, la pro[)i'iélé de soutenir les foreurs, ont été désignét's par (pieh|ues observateurs sous le nom aliments d'épargne-, ce sont en réalité des lonicpies qui permetbml à l’organisme d(' mieux siqtporler la faligue, propriété précitnise surtout pour b' soldai en campagne' exposé à tant de t'alignes.

Le chocolat est nu aliment très riclu' en piâncipe's bydrocarbonés (sucr(% matière grasse), ilconlient de^ |)lus un alcaloïde qui a des ](ropriétés toni([ii('s ('t (‘xcitanles.

L<‘ café est assurémeid, de tous c('s produits, c('lui epii a rendu les j>lus grands services dans l’armée <'t il mérite' par e-eenséepicid el’attii'e'r le premie'r noire attentie»n.

Cai’K. — On a l’Iiabilude^ de' distingiu'r dans b' ceemmerce b's cafés en Moka, Bourbon e>l, Martinique, d’après la greesse'ur des

CAl'lC KT PRODUITS SIMILAIRES

iiTiiins, la couliMir, ('le — (^a's trois variétés coinmcrcialcs ihm-oirospoiidonl pas à dos ospéoi's dislinclos. « Il osl prouvé (pu; sur un inoiiK' arl>r(‘ on piMil récoll, or d('s cafés so l■ap[)orlant à chacun dos Irois typos, sidon ([U(> l’on cuoilh' lo fruil à r('.\trémité, au milieu ou à la naissanci' dos hi-anclu^s. Do menu' la couleur ne caracléiâsi' nullomont uiu' ('spèce, car elle in* dé|M‘iid (|ue du inomeni de la récolte; ni olVot h' café vn’l provioni d’un fruit récolté avant maturité et café jaiino d’un fruit mùr. Ce ([u’il faut considérer surtout dans un café, c’est l’égalité dans la g-rosseur du grain, sa forme, sa durolé ot sa couleur ipii, dans h's honnes ospèci's, osl toujours claire, (ju’ollo soit JauiK* ou verte. L’odeur sert aussi souvent d’élément d’appivcialion.. Cndains cafés (Rio, Moka, Haïti) possèdent en ollï'l une odeur spéciale... !a“ goût est aussi un élément d’appréciation Irès important, non pas tant [)Our le café vert f(iie pour le café tori’éfié » (Rluckeii, o'p. cil.,

Le principe actif qui donne au café des jiropriétés toni((ues (d excitantes (‘sl la caféine, mais h' café rnifermi' en outre des matières azotées et des matières grassi's.

Composition du café lorréfié {d'après Kœnirj).

Eau l,lü p. KH).

Matières azotées 1.3,98 —

Caféine 1,24 —

Matière grasse 14,48 —

Matière sucrée 0,G6 —

Autres matières non az.otées 45,09 —

Cellulose 19,89 —

Cendres 4,7o —

L’infusion de (;afé conslilue une hoisson toni(|m\ ('xcellente et Irès ap[iréciée du soldat qui peut préparer um^ soiqu' au café (mi taisant tremjier du hiscuit dans l’infusion de café; hien souvimiI en 1870 nos soldats ont dù se contenter de cet aliment, h' tenqis taisant défaut pour faire ciiiri* d(‘ la viande.

Dans les pays chauds h* café est douhh'im'nl utile et on s’i'xplique la grandi! consommation (|u’en font les rui'cs, les l'^yptiens et les Arabes, léinfusion de café, loin d’atraihiir l’organismi' comme leraienl d’autri's hoissons ai| lieuses, prises en grande quantité, le tonilie; de jdiis, poui’ jiréparer le café, on i‘st obligé de faire bouillir l’eau, et l’ébullilion détruit tous les germes palbogènes.

C’csI, piMidanl, la campai'iip (ri^i^yplp ot. sur lus coiis(‘ils du Larrey quo du café fui. disirihué pour la [iremièro fois dans l’arinée fi-auçaise; f^aria^y avait, très liien su a|)])réci(‘r les avantages de celle lioissou ipi'il coiisidérail coinine un préventif d(> la lièvre palustre. Les services ipie le café a rendus à nos soldais pendant les campagnes de Crimée, d’Italie, du Mexiijue, du d’onkin, ceux ipi’it a rendus et (ju’il rend encore à rarméi' d’Afrique sont considéraldes.

Le café et le. sucre ‘ entrent dans la ration du soldat français en lem])s de [laix et en canqiagne ; la ration de suci'e est de 21 grammes (d. la ration de café de IG grammes. En temps ordinaire le soldai n’a droit qu’à une demi-ration de suci'e et d(^ café par jour, mais on s’ai’range poui" compléter cette ration et le soldat prend Ions les matins du café ou de la soupe avant d’aller à l’exercice.

Le café est acheté vert par l’administration et torréfié par ses soins.

En tenqis de jiaix la prépaivation du café est facile dans les corps de troupe; on se sert en g’énéral jiour cette préparaliou d’appareils connus sous le nom de percolalenrs.

Un percolateur se compose de deux récipients superposés A et L

Eifr. 10. — Percolateur : 1, élévation; 11. coupe longitudinale.

(Iig>'. 4Î)) séparés par une cloison o ((ui donne ]iassage. à deu.x luhes

I. Le café, le sucre, le sel, le ri/. ('I les légumes secs sont compris en France, dans le style administratif, sous le nom de pelits vim-es.

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