‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 36 sur 115 · CAKE ET PRODUITS SIMILAIRES · texte numérisé non relu

CAKE ET PRODUITS SIMILAIRES

t‘ (>t m \ lo tulii' m inonle jiis(|ii’à I;i [larlio su[iorioiir(^ do r.-ipparoil ot so lonniiio par un diampii^noii n l’onno dc' doux disipu's inôlalliipu's outre loscpiols l’eau peut [lasser [lour so rôjiaudre sur la [MUidre lie café placée en (i sur un liliro pp. Lo roliiiiel E sort à recuoillir le l'afé ijuand il est [iréparé. Un luhe de niveau gradué Il iiidiijue la (juaiililé d’oau qui doit être inlrodiiiti' dans rap[)areil, suivant le noinhre des raliounaii'es. Le robinet, 1 iiiteironipl, la coinimiiiicalioii entre le tube H et le réservoir A pondant la préparation du café; en I) est lo foyer; enfin l’aiiparidl l'st iiiuni d’un couvercle K.

Lorsque l’eau entre eu ébullition, la vapeur s’accumule à la partie supérieure du réservoir A, l’eau uioiito par lo tube m, so répand au moyeu du cliampiguou n sur la jioudro de café et retombe dans le réservoir 13, puis dans 1e réservoir A [lar le tube e.

Lo temps nécessaire pour la préparation du café varie avec la grandeur des appareils et la ipiautité des rations à ]iréparer. Avec un percolateur dans lequel ou met oO litres d’eau, rejiréseutaut 200 rations de café, il faut 50 miuiitos ])Our ipio le jiri*inier jet d’eau cbaude se produise sur la poudre de café ot, à partir do ce moment, il faut coiitiimor l’opération pondant 30 minutes; la durée totale de ro])éralion est donc de 1 heure 20 minutes.

Lo café est reçu ensuite dans de grands bidons qui serA''ent à le ré|)artir entre les hommes après addition du sucre.

MM. Malen et Déglise ont construit en dernier lien des percolateurs dans lesquels on peut, ajouter le sucre avant de retirer b‘ café de l’appareil.

Nous avons vu ipi’avec les cuisines Frani'oisAbii liant du dernier modèle (Cb. v) on pouvait se passer des [tercolateurs.

En cam|)agne il est indispensable que le soldat puisse préparer rapidement son café. Autrefois on distribuait du café torréfié, eu grains, que le soldat, devait moudre; il arrivait même ([uebpiefois que, le café torréfié faisant défaut, on était obligé de distribuer du café vert que le soldat devait griller lui-mème dans uni' gamelle. On était obligé d’avoir loujonrs dans les magasins uiu' grande quantité de café torréfié, en cas de mobilisation, et par suite on distribuait souvent au soldat, du café qui, torréfié dejmis |dusieiirs mois, avait pei'du ses |troj»riélés aromatiipies. rdiacun sait que pour préparer une bonne infusion de c,afé il faut, avoir du cale torréfié depuis pou do temps.

Oii a a(io|)l('‘ dans les annocs Française <*l allemande des conserves de café (|iii remédient en [larlii* à, ces inconvénients; la |iondre de café com|irimée, (d bien envelopiiée dans du papier parcheminé, est très facile à utiliser en cam|iaf‘ne; il suffit de fairi' ( hautler île l’eau id, d'y émietter la tahlette de café, on ajoute le sucre ([uand h' café esl chaud ; la [loudri' ih' café se pi’écipite par h' repos comme dans le café arahe.

Les rations de sucre sont éiialement envidop|»ées dans du pajiieiparcheminé.

Ces râlions de sucie et de café, faciles à Iransporter dans le sac et faciles à, conserver, nous pai’aissent excellenles. Primitivement le café tori'élié i^t réduit en poudre étail mélangé au sucre en poudre, l’expérience a démonlré ipi’on ohtenail de meilleurs résullats en conservanl à part le café el le sucre.

On a mis à l’essai en France le suci-e comprimé, qui ne présente pas de grands avantages sur le sucre en grains ordinaii’e, (d comme il serait diflicile de s’en prmuirer dans le commerce en cas de guerre, on y a renoncé ‘.

Nous avons vu que l’usine de Mayence était ontillée dès 1882 pour livrer hOO ()()() râlions di' conserves de café |)ar jour; il esl eu elTet nécessaire i[u’on [misse fahriipier Irès l'ajiidement ces conserves en tem[)s de guerre ]>oui‘ qu’on ni' soit pas ohligé d’en enlasser une grande ijuanlité dans les magasins en teni[>s de paix; la poudre de café comjuâmée et enveloppée dans un |)a[»ier imperméable perd moins rapidement son arôme i[ue le café grillé conservé dans des caisses, mais il esl évident qu’idle [lerd de ses (jualités en vieillissanl.

On a priqmsé de remplace!" la poudre de café par de l’essence ou de l’alcoolé de café. Il faut se gai’der de Iransformer le café en une hoisson alcooliqiii' qui n’aurait [>as les pro[»riétés du café et qui n’ohligerait pas le soldat à faire houillir l’eau destinée à la préparation du café; la suhstitulion d’un alcoolé di' café à la poudre de café serait particulièrement dangereuse dans les pays chauds. Ajoutons ([lie le ti'ansport d(‘ l’alcooh'' d(^ café dans le sac <lu soldat ])rés('nl(‘rait des diflicullés, landis (ju<' h' transport des (ahietles de sucri' et café esl des plus faciles ^

1. On :i i'('nonc(' de iiièiiu! ;mx mlioiis de sel eoin]ii'iiné.

2. MoiiACiiu, AitNOUM), lUmcKun, op. cil. — Thomas, Nule s\ir îles lahleUes de enfd el sucre il rnsiiKe du soldai eu cain])af;ue.. Hec. mcm. méd. miiiL, lüll. série. I. X.XX, ]). 187. — MAiiSTHiii.Li, il villo dcl soldalo. Florence, ISiSO. p. 198. — D.vitoi.i.KS. I.e eal'é sur le iiiarelié l'raueais. Rei'ue du service de L’ i n ! etidancc miid., 1890, p. 2I;>

GAFli ET PRODUITS SIMILAIRES

Chocolat. — Lo cliocolal osl uiio oxcolleiil(> comsim-vo, trùs richo on ))riiici[)os liydrocarlumés ; 100 f*i‘ainines do oliocolal, do la (^,oni|)a”nio ooloiiialo ronformenl : oO grammes d(‘ sucre do caimo, '20 gr. (SO do lieun'o do cacao, (1 gr. 2o d(* |>rinci|>os allMiminoïdes ot 1 gr. 00 do lliéoltromiiio.

Nous aA'ons a'u comijieii les matières grasses élaioiil utiles dans ralimontation et spécialemonl. dans ralimonlation du soldat en camiiagno ; d’aniro |)art la lliéohromine rapproidio !<' chocolal des aliments dits d'oiiargne; le chocolat, <pii se consoi-v(' très bien, [lourrait donc prendre une |)laco honorable dans les rations d(' guerre. Malheiironsement il coûte cher el d’aulre part ses (pialités inCmies lui nuisent; si l’on meltail du (diocolat dans le sKc du soldat, il n’y resterait pas longh'inps el ou ni' h' relronverait |)lns an moim'iil oii il pourrait servir ulileimmt. Si l’on inlrodiiisait le chocolat dans ralimentalion du soldai (mi Campagne, il faudrait garder les a|)])rovisionnomenls dans les voitures régimentaires. .lusipi’à présent le chocolat a élé résm’vé aux hôpitaux de campagne ot aux amhulaiicos.

'l'iiÉ. — IjO thé est divisé dans le commerci' en deux ('spèces priuci[iales : thé noir et thé vert-, les ([ualités de ces deux es|)èces de thé dépendent des manipulalions (pie les fouilles oui, subies. « Le Ihé destiné à l’exportation est dit thé vrrl ou //ic }ioir suivant que la ferimuilation, arrêtée de bonne Inuire, n’a pas encon' com|dètom('iil oxydé la matière colorante Aerl(' ou (pi’au contraiia' le thé a [iris, sous celle inlluence, une couleur noin'; le thé vert est beaucoup [lins aromatique ipie le thé noir, jdus riche on tannin, on matières extractives, son aidion sur le système nei'venx (\sl sensiblement [dus maiapiée » (Moracue, oj). ci!., p. (lo7).

100 grammes du thé noir h' plus employé en Fraiici' renferment f llüucKER, op. cit., p. 071) :

lia théine f'sl un (‘xcilaul du système mu-veux comparahh' à la caféine.

Les Anglais, h's .\méricains et les llussos font un grand usag(> du thé on cam|)agno. Dans l’armée alhunande ou distribue du llu'*

l'^au

ThiMiie

E.vlrait ai|ii(Mi\

'l'annin , Cendres

IIVGIKNE MILITAIRE

(•ümju’iiné qui est envelop[)(; dans du papier avec deux polils morceaux île sucre (thé, 5 gr., sucre, 15 grammes).

Des distributions de thé ont été faites l'i ])lusienrs reju-ises dans noire armée, notamment en l’unisie, au Tonkin, à Madagascaiq le soldat français préfère de heaucoiq) le café au thé, dont il n’a pas l’hahitude, et (|u’il considère comme un médicament.

L’infusion légère de thé constitue uiu' boisson d’autant meilleun^ (ju’il est nécessaire de faire bouillir l’eau pour la préparci' (voir (ih. XI, puritication de l’eau par la chaleur).

Maté. — Le maté dont on fait une grande consommalion dans l’Amérique du Sud est comparaMe au thé dont il n’a ]»as toutefois l’agréable arôme; il est fourni [>ar les feuilles desséchées de Vllex Pararjuicujemh. Pour préparer une décoction de maté on met 50 grammes de feuilles environ dans un litre d’eau froide et on chauffe; dès ([iie l’eau entre en éliullition, la boisson est prête, on sucre et on peut ajouter, comme dans le thé, un [)0u de lait ou de rhum.

« Le maté constitue, écrit M. Couty, une boisson agréable et utile pouvant l'cmplacer facilement le café pour ceux qui n’y sont pas habitués. Son arôme se rai)proche de celui du thé mais est plus iiénétranl, comme si on avait ajouté quelques gouttes d’essence de citron par exemple; sa saveur est nettement amère, plus amère que le thé, moins que le café et |dus agréable, car le café amer est de plus astringent et il laisse la bouche moins humide que le maté » {Revue d'Iijigiène, 1881, j). 287).

Coca. — La culture de l’arbre (jui produit la coca {Erythroxulum coca) a une importance considérable au Pérou et en Bolivie; au Pérou la récolte de la coca est estimée à 25 000 000 |>ar an, ce qui montre bien qu’il s’agit d’un produit dont on fait une grande consommation, car les feuilles de coca ne coûtent pas cher.

Les Indiens chiquent continuellement des feuilles de coca; au centre des feuilles enroulées en lionlette, on met une substance alcaline, un jieu de chaux, qui aide, pai-aîl-il, à la dissolution des |)rincipes actifs; un Indien (pii consomme 50 à iO grammes de coca par jour peut faire de très longs parcours sans [irendre de nourriture.

La coca est employée dans les armées du Pérou cl de la Bolivie.

On sait (|uc Niemann de Vienne a extrait en 1850 la cocaïne des feuilles de la coca. Lors([u’on mûche ces feuilles on éprouve

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