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CAFÉ ET PRODUITS SIMILAIRES

(rnl)onl une saveur aroiualiijue, il se [iroduil ensuite de l’aiiesUiésii* de la muqueuse Imccnie, et [u-ohaldeineiit aussi de la imujueuse slmnacale, ce qui empêche la sensalion de la faim.

Xoix DE Kola. — La noix di' koln esl fournie [lar le Slerculia arbre de rAfri(|ue occidimlale dont le port est semhlabh' à celui du chàlaiii’nier.

fjes cotylédons de la noix de koln onl des profiriétés loniijues el stimulantes qui paraissent déjiendre de la caféine qui s’y trouvi' en assez grande (juantité avec un peu de théohromine. D’ajirès M. lleckel ces "raines contiendraient un autre [»rinci[)e actif : h' roufie de kola, dont l’existence a été contestée, notamment jiar .M. (1. Sée.

D’après les recherches dn 1)' Ivnehel le l'ouj^i' de kola sérail un lilvcosido capable de se ilédouhler sous l’inlluence de l’eau aciduléi' en caféine, en glucose et en un autre produit tannique, ce ipii concilierait les opinions émises par MM. Germain Sée et Heckel {Médecine moderne, o décembre 18ÎH); en délinilive c’est la caféine qui est le pj’inci[)e actif.

Uffelmann et Borner ont constaté que la noix de kola renfermait 2 gr. 08 de caféine [lour 100 gr. (Moyenne de 10 analyses. Ajwlh. Zeitunrj, 189o, p. oi-, anal, in Journ. de 'pharmacie el de chimie, I80o).

D’après ^1. le IL I je B(jn, la kola devrait scs propriétés à l’association de la caféine et de la théohromine; avec des pastilles renfermant 10 centigr. de calcine et 2 centigr. de lliéohrominc, on obtiendrait à peu jirès les mêmes résultats ({u’avec la kola de bonne qualité.

Les ATjyageurs qui ont eiu[)loyé la kola fraîche en Afri(|ue, sont unanimes pour déclarer ipie la kola desséchée ne produit pas les mêmes elïèts ([ue la kola fraîche; on ne trouve dans le commerci' que des graines desséchées.

Dn a fahricpié avec la noix de kola une teinture et un vin ipii sont assez employés en thérapeutiipie. M. Diadvcl a |»ro|)osé de fahrifpier, avec la kola, pour les troupes en campagne, des rations dites accélératrices. Les rations ipii se composaient tantôt de chocolat, tantôt de petits biscuits à la kola,. onl été mises à l’essai dans plusieurs (;orps de troupe en 1887 et 1888. Beaucoup d’exjiérimentateurs ont constaté f[ue les rations dili's accéléi’atrices facilitent la maladie et retardent le moment où se produit la fatigue; malheureusement en donnant de la kola, on donne un médicament

actif, difficile à doser, dont le marcheur ahiise volontiers, espérant toujours (jifil obliiuidra un effet plus favorable en auirmenlani les doses, si bien (pie des accidents se produisenl. Ces accidents, (jui se traduisent siii-lout par di's voiuisseinents, ont été observés

plusieurs des coureurs de la course l'aris-Belforl (jui avaient usé et probableiuent abusé des rations accélératrices. 11 n’est pas admissible (ju’on metb' entre les mains du soldat un produit susceptible de le rendre malade; c’est donc avec raison (pie les l'ations dites

lloissoNS Ai.cooLiQLES — Eu teni]»s de paix et à l’inléri(uir, c’est à litre font à fait ('xce[)tionnel (jue b' soldat frampiis l•e(;oit une boisson alcooli(pi(\ On fait des distributions de vin à l’occasion des pi-andes fêtes, des insjieclions générales on liien encore par mesure byp'iénirpn' lors(pi’il existe une maladie épidémiijue.

Eors(ju’il y a des boni dans les com|)agnies, on les emploie (piebjuefois à acheter du vin; le vin (pi’on achète ainsi est le plus souvent de li'ès médiocre (pialité. Comme l’a dit M. Schindler [op. cil.), il vaut l)eaucou|f mieux emjdoyer les boni pour l’amélioration de la ration alimentairi', (pie jiour l’achat d’une boisson (pii n’a (pie l’apparence du vin et rpii d’ailleurs ne peut jamais être distribuée ((ue très rarement. Dans b's pays à cidre ou à bièn', lors(]ue les boni sont suflisants, on peut donner du cidre ou de la bière qui coûtent beaucoup moins cher (pie le vin.

En temps de guerre la l'alion du soldai frainjais com|)ren(L. mais à titre exceptionnel :

En Algérie, le soldat touche alternativement une ration de vin et une ration de sucre et café. Le vin est fourni jiar l’administration (les subsistances comnuï le sucin et le café.

1 . Sciii-AGDE.MiAUi'EN, D(‘s Kolds nrcicaiiis..., Rnri.s, I88L — R;i|i|)oi-ls îles cliofs do c.orps el lies médecins inililaires suc les expécienees l'ailes avec les rations accéléralrices dn I)'' Heckel. .Marseille, I88(i. — N.vttox. De la Kola. Bulletin méd., 1888. p. Ü41. — Ueckei,, Acad, de méd., S avi'il I8'.I0. — Lacicque. Soc. de hiologie, 10 mai 1890. — Le Bon, Les reclierclies récentes sur la noix de kola. Bevue scieniifiqup el Bevue de rinlendance milil., IS'.U. p. :io(i.

2. Peiuun, L. Lallemand el Duuov, Dn nde de l'aleool et des aneslhésiipies dans l’organisme, Paris, 1800. — .1. Ahnoei.I), De l’alcool considéi'é comme source de l'orce et dn parli (|iie l’on peid en tirer dans la pratique de la guerre, Paris. I87.'l. — L.\veiian, Ti'ailé des maladies des armé(>s, i'aris. I8'.‘i. — Moraciie. op. ci/. — ZuiiEii, Les spirilnenx en campagni'. .'lrc/(. de méd. milit.. I. I, p. 28ti.

Vin

Ou eau-de-vie ....

Ou hicrc ou cidre

l/i- de lilrc.

l/l(j de litre.

1 /2 lilre.

DOISSUNS ALCOOLIQUES

l'enilaiil les clialcurs de l’élé (pondant, io à “ë jours snhant, les reliions de la France), le soldat rei^oit une indemnité d’ean-de-vie de ë centimes par jour. La meilleure inanièi'e (rein[)loyei* celte indemnité consiste à fabriipiei' une ioisscot hygiénique manièn' suivante : on met dans un tonnean, de l’eau en (juantité suflisante pour la boisson journalière des liommes d’un bataillon (ju d’un escadron, on ajoute delaglyzine ou glycirrbizine (extrait de réglisse) qui entre dans les approvisionnemenls l’égimentaii'es (0 gr. ëO par litre environ), quelques bouteilles d’(‘au-de-vie et (pielques citrons coupés en tranches; il faut avoir soin (|ue le tonneau (jui sert à la jiréparation de la boisson hygiénique soit placé dans un endroit frais. M. le général Lewal conseille de préparei' la boisson hygiénique en utilisant les marcs du café du matin additionnés d’un peu de café frais. On peut ajouter un peu d’eau-de-vie à cette infusion légère de café.

Dans les armées étrangères il n’y a ([ue le soldat anglais (jui ait une boisson alcoolique; chaijue soldat a une allocation de lU centimes ])ar jour poui- la bière.

x\. Valeur hygiénique des boissons alcooliques — Perriii, L. Lallemand et Duroy ont monti’é que la plus grande partie de l’alcool ingéré était éliminée en nature ou bien s’accumulait dans les organes, et ils sont anivés à conclure que l’alcool n’était pas un aliment, dans le sens (jue les physiologistes donnent en général à ce mot.

Perrin, dans ses i-echei-ches sur l’innuence des boissons alcooliques prises à petites doses, a d’ailleurs reconnu les heureu.x ellèts que })Ouvaient ])ro<luire ces boissons, et il a été conduit, })Our expliquer ces elTets, à éditiei- la théorie des aliments d’éj)argne.

« L’alcool, écrit-il, peut être considéi’é comme le ty[>e d’une nouvelle classe d’agents qui, sans partici[>er directement à l’entretien de la vie organique par leur propre destruction, y coopèrent très activement, non en augmentant la recette, mais en faisant diminuer la dépense. Si (jnebpie prévision pouvait devancer l’exjiérience, n’y aurait-il pas lieu (b; croii’e qu’il n’est pas le seul?... qiui il’aulres |)rincipes, tels (|ue le thé, le café, la coca, etc., qui ont, comme l’alcool, la j‘é|)ulation de tromper la faim, de retarde)' les besoins d(i l'eslaui-alion, exei'cent une action analogue, sinon identi(]ue?...

« Si, en buvant du vin, on brûle moins de cai'bone, on consomme nécessairement moins des matières alimenlaii'es (jui le fournissent. C’est ainsi que les boissons alco(jli(pies exei'cent uiu'

Lavehan, IlyK- milil. 19

action trcs active, quoique indirecte, sur le niouvemenl de la nutrition, non en nourrissant, mais en empêchant de se dénourrir. C’est ainsi que, sans avoir besoin de recourir à aucune hvpothèse, l’expérience, substituée à la tbéoi'ie, vient d’elle-méme fournil- la justification de cette opinion populaire, autorisée jiai- des faits imposants et profondément enracinée, que l’alcool soutient, qu’il nourrit, que son usage jiermet de manger moins souvent. » (De l’influence des boissons alcooliques prises à doses modérées sur la nutrition, Paris, 1864.)

On a objecté avec raison à Perrin, Lallemand et Duroy qu’on ne retrouvait jamais, dans les expériences faites sur les animaux, la totalité de l’alcool ingéré et que par conséquent il était difficile d’affirmer que tout l’alcool ingéré élait éliminé en nature. Chez l’homme, à la suite de l’ingestion de quantités normales de boissons alcooliques, on ne trouve presque jamais d’alcool dans les urines; dans les expériences de Perrin, Lallemand et Duroy les animaux prenaient des doses très fortes d’alcool, souvent des doses toxiques.

Dans une revue intitulée : L’alcool est-il un aliment? M. le ])rofesseur Duclaux répond à cette question par l’affirmative; mais il donne de l’aliment une définition très différente de celle qui est généralement adoptée. Est réputé aliment, dit M. Duclaux, tout ce qui contribue à assurer le bon fonctionnement de l’un quelconque des organes d’un être vivant (/l?m. de Vinst. Pasteur, 1890, p. 750). L’eau, le sel, le fer deviennent des aliments de par cette définition, qui nous paraît un peu trop compréhensive.

En somme l’alcool par lui-même contribue fort peu, .si tant est qu’il y contribue, à réparer les pertes de l’organisme, mais il n’en est pas de même des boissons alcooliques fermentées, en particulier de la bière qui renferme une assez grande quantité de principes assimilables.

A faible dose l’alcool a une action stimulante sur le système nerveux; à forte dose, après une périoile d’excitation, il agit comnu' un poison stupéfiant. C’est un slimulant dangereux parce qu'il procure des sensations agréables et que l’abus suit souveni l’usage. Or l’abus des boissons alcooli<|ues donne lieu à des accidenis graves, à une intoxicalion aiguë ou cbroniipie, à V alcoolisme eu un mot, dont nous n’avons pas à faire ici le tableau cliniipie. L’abus des boissons alcooliques esl parliculièrement dangereux |)our le soldat ({ui, sous l’influence de l’ivresse, commet |)i-esque toujours des fautes graves contre la discijiline. De soldat qui abuse des boissons alcooliques est toujours un mauvais soldat.

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