C. Filti-es utilisables en cam|uigne
1). Filtres improvisés.
A. Les grands filtres destinés â assurer l’a|)provisionnemont d’une ville entière intéressent le médecin militaire qui peut être
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ap})olé à donner son avis sur la valeur de l’eau (|irils foiirnissenl; d’autre part ces liiLres peuvent rendre des services jiour l’a|)provisionnement en eau potable d’un camp retranché ou d’une ville assiégée.
Ces grands liltres, dits fiUres industriels, se ra[»[)ortent à trois types principaux : bassins tiltrants, dans lesquels la filtration se l'ait sur du sable, galeries filtrantes, filtres Anderson.
a. Bassins filtrants Dans beaucoup de grandes villes, à Londi-es, à Berlin, à Zurich, etc., l’eau provenant des tleuves, des rivières ou des lacs, est conduite dans des bassins de décantation, puis dans lie grands bassins à parois maçonnées dans lesquels la filtration s’opère sur le sable.
Les bassins filtrants de la compagnie de Lambetb, au-dessus de Londres, mesurent 80 mètres de long sur 58 mètres de large, l^es couches filtrantes se composent, en allant de bas en haut : de 0 m. 30 de gravier, de 0 m. 25 de sable grossier, et enfin d’uiu'
Fig. 57. — Coupe d'un bassin liltrant do Lambcth.
couche de 1 mètre de sable de rivière {a a, fig. 57). La filtration se tait de haut en bas; après avoir traversé ces couches filtrantes 1 eau pénètre dans des canaux (c c) qui conduisent l’eau dans des réservoirs; des machines à vapeur donnent à l’eau une [U'ession suffisante [>our f[u’elle puisse s’élever jusiju’aux étages sujiérieurs des maisons de Londres.
Pour nettoyer le filtre, après l’avoir mis à sec, on enlève à la pelle les couches supérieures de sable ipii sont considérées comme
1. Duci-aux, Annales de VinsLüiU Pasteur, IS90, p. il. — A. GAirnmt, Eaux polahles, in Ëncyclop. d’hyc/iène, l. Il, p. 9i0. — Jouon, L’eau filtrée à Nantes et le puits Lefort, Revue d'hyyiene, 1891, j). 119. — Duclaux, Le filtrage des eaux <le fleuves, Ann. de l’institut Pasteur, 1891, i>. 2b7. — Aiinoüi.d, Nouveaux éléments d’iiygiêne et Revue d'hyyiène, 1893, p. 501. — E. Güinociieï, Epuration, filtration et stérilisation des eaux potables, Paris, 1894.
3dO
étaiil seules souillées; le sable l•elil■é esl lavé sous un fort jet d’eau, exposé à l’air et, au bout de quelque temps, il sert à reg-arnir le (iltre. Ce nettoyage, quand on l’a vu faire, n’a rien de rassuraid.
A Herlin, la comj)Osition de la coucbe tiltrante est un peu dillérente, mais c’est toujours une couche de sable fin qui constitue l’élément filtrant principal; celle coucbe doil avoir U m. oO à 0 m. GÜ d’épaisseur.
Les filtres au sable nouvellement garnis laissent passer un grand nombre de microbes; c’est seulement au bout de quelque temjis, lors{{u’une couche grisâtre, composée pour la plus grande part d’algues et de microbes, s’est formée à la surface, que ces filtres fonctionnent dans d’assez bonnes conditions : on dit alors qu’ils sont mûrs.
La filtration doit se faire lentement, un courant d’eau lro[> fort romprait la couche tiltrante superlicielle qui est 1res fragile et enlraînerail des germes vers la profondeur. A Berlin, la vitesse de filtration ne dépasse ]ias 10 centimètres par heure, soit 2 m. 40 de hauteur d’eau filtrée en vingt-quatre heures.
Le nombre dos microbes, très grand à la surface de ces filtres, est beaucoup plus faible dans les parties jirofondes, mais il n’est pas douteux ([ue les filtres au sable se laissent traverser facilement par les microbes. Fraenkel a constaté que le bacille violet de l’eau traversait rapidement un filtre au sable ayant la môme composition que les filtres industriels '.
Kabrehl a obtenu des résultats un peu plus satisfaisants que Fraenkel et Piefke; néanmoins il résulte de ses expériences que, alors même que le filtre est mûr, il y a une [lériode pendant laquelle il laisse de nouveau passer les germes, ce que l’auteur attribue au tassement des dilîérentes couches.
Les grands filtres au sable ne fournissent en somme qu’une eau médiocre, mauvaise s’ils ne sont pas surveillés avec soin; il suflit ([lie le courant d’eau qui pénètre dans les bassins filtrants soit un [leu trop fort pour ([ue des germes en très grand nombre soient entraînés par l’eau; ajoutons (]ue le nettoyage esl toujours très incomplet.
Bans son travail intitulé : De la filtration de l’eau au point de vue de la prophylaxie du choléra {Semaine médicale, 21 juin, J 893), Koch estime ([ue pour éviter les dangers résultant du mauvais
1. FiiAiiNKEL cl DE PiEEKE, Congi’cs (Ics livgiénislcs allemands à Hrunswick, scpl. 18Ü0. Anal, in Revue d'hijtjiène, 20 juin 1891. — Ivauiieiil. Eludes expeir. sur la lîllralion par le sable. Archiv f. Ihjgiene, 1895, el Revue d’hijg., 1895.
PURIFICATION DE l’eAU, FILTRES
ronclioniieincnl de ces lillres (é|)i(lémie d’Altona), il esl indis[)eMsalde de prendre les précautions suivantes :
1" IjR vitesse de la filtration n(> doit jamais dépasser lüU millimètres à l’heure. Dans ce hul, cha([ne filtre doit être muni d’un appareil permettant de mesnrei- et de régler la vitesse de la filtration ;
2® Pendant son fonctionnemeni, chaque filtre doit être soumis quotidiennement à un examen hactériologi({ue ;
3° Une eau filtrée qui contient plus de lüO germes vivants par centimètre cuhe ne doit pas jiénélrer dans le réservoir commun d’eau filtrée. La construction du filtre devra donc permettre d’en éliminer toute eau insuffisamment épurée, sans qu’elle puisse se mêler au réservoir commun d’eau filtrée.
Kahrehl insiste aussi sur la nécessité de contrôler journellement le fonctionnement des filtres par la numération des microhes.
Les grands filtres au sahle ne peuvent être considérés ([ue comme un pis aller pour l’approvisionnement en eau potable d’une ville ou d’un cam[), et il faut toujours [iréférer l’eau de source à l’eau filtrée ]>ar ce procédé, c’est la conclusion à laquelle sont arrivés tous les hygiénistes en Allemagne et en Angleterre, aussi hien i|u’en France.
h. Galeries fillranles. Dans certaines villes, à Lyon, à Toulouse, à Angers, rapjirovisioimement en eau potable est assuré au moyen de f/aleries /Ulranles jiarallôles aux cours d’eau qui traversent ces villes.
A Lyon, la galerie qui existe sur la rive droite du Rhône, dite galerie Sainl-Clair, est une esjièce d’aqueduc en béton, long do UiO m., large de 5 m., enfoncé <à 3 ni. au-dessous de l’étiage du lleuve. L’eau pénètre dans la. galerie par une série de puits après avoir été filtrée dans le sol. Une auti-e galerie filtrante, semblable à la première, doit être construite sur la rive gauche du Rhône.
Fil construisant ces galeries on se [irojiose d’obtenir de l’eau de rivièri! filtrée par les terrains ipii séjiarent le lit du cours d’eau, des galeries; nous avons vu dans le chapitre précédent que le niveau de la najipe d’eau soiilerraine était presque toujours supérieur à relui des cours d’eau; il s’ensuit (|ue, dans les galeries filtrantes, on recueille hien |)lutôt de l’eau de la nappe souterraine (]ue de l’eau filtrée du Iteuve. (ie fait a été hien établi par Relgrand, Durand Cdaye et par d’autres observateurs. En général, l’eau des galeries lillrantes se rapproche beaucoup plus par sa conqiosition de l’eau de la nap|)e souterraine (|uede celle du cours d’eau voisin.
L’eau de la iia])po souterraine étant filtrée pai" le sol, il n’y aurait pas d’inconvénient à la recueillir dans les galeries filtrantes, au lieu de l’eau filtrée de la rivière, si les galeries n’étaient pas installées à proximité de grandes villes, dans des endroits où le sous-sol est d’oialinairc souillé. La môme cause, qui fait que l’eau de puits est en général mauvaise dans les grandes villes, et que son usage doit être condamné, fait aussi que les galeries filtrantes construites à proximité des grandes villes ne peuvent pas avoir l’assentiment des hygiénistes; des galeries fdtrantes ne pourraient donner de bons résultats que si elles étaient construites sur des points où le sol ne })eut pas être souillé.
Des galeries filtrantes on peut rapprocher les puits filtrants qui ont été préconisés par Lefort pour l’approvisionnement en eau ])ofahle de la ville de Nantes. Le puits Lefort, qui avait été installé à titre d’essai dans une île de la Ijoire, en amont de Nantes, fournissait une eau de bonne qualité; la question était de savoir si le sable servant à la filtration ne s’infecterait pas rapidement et, malheureusement, il ne paraît pas douteux que l’infection du filtre doive se produire dans ces conditions; nous l’avons déjà dit, mais on ne saurait trop le répéter : toute matière filtrante qui sert à tiltrer l’eau s’infecte, le sol échappe à cette règle, mais à la condiiion de ’poiivoir s'aérer et d'êire cultivé, ce (|ui n’est pas le cas d’un banc de sable de faible épaisseur au milieu d’un fleuve.
c. Procédé Anderson. Depuis longtemps on sait que le fer constitue une excellente matière filtrante pour l’eau ; on s’est servi d’abord de fer spongieux, mais oiï a dû abandonner bientôt ce procédé; dès que le fer était o.xydé, le filtre ne fonctionnait plus convenablement et le remplacement du fer spongieux hors d’usage était très difficile et très coûteux. C’est à la suite de l’insuccès des filtres au fer spongieux que le procédé Anderson a été imaginé; il consiste essentiellement à agiter l’eau avec du fer granuleux et à la filtrer ensuite sur du sable. Le filtre Anderson se coini)ose d’un grand cylindre garni à l’intérieur, dans toute sa longueur, de tablettes courlies et animé d’une vitesse de rotation do 2 m. environ par minute, à la circonférence. Après avoir introduit dans le cylindre du fer granulé, on y fait pénétrer l’eau à filtrer et on met l’appareil en mouvement; grâce aux tablettes courbes, les grains de for sont sans cesse rejetés vers la jiartie centrale et ils se mélangent intimement à l’eau. On règle le débit du filtre de manièj'o à ce <jue le contact de l’eau avec le fer dure assez longtemps; le contact doit être d’autant plus long que l’eau est i)lus
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foricment soiiilléo. A sa sorlio du cylindre l’eau est aérée, puis conduite sur un filtre à sable qui la clarifie. Les [)liéiioiuènes (jui délerminent la purification de l’eau jiar ce procédé sont assez complexes. Le fer placé dans le cylindre rotateur s’oxyde au contact de l’eau, il se forme des sels ferreux qui plus tard, lorsque l’eau s’aère à sa sortie du cylindre, se transforment en sels ferriques insolubles ; ceux-ci, en se précipitant, entraînent une partie des microbes; les réactions chimiques qui se passent dans l’eau doivent aussi détruire un certain nombre de microbes.
A Boulogne-sur-Seine, l’eau débitée par ce filtre contient encore de 200 à 400 microbes par centimètre cube (Guinocuet, op. cil., p. 109), ce qui est un résultat assez peu satisfaisant. Nous devons constater cependant que le procédé Anderson a été adopté, depuis dix ans, par un grand nombre de villes ; Anvers, Dordrecht, Ostende, Gouda, Libourne, Boulogne-sur-Seine.
B. Filtres de casernes. — Parmi les filtres en usage dans les casernes, le filtre Chamberland, qui a été adopté en France, mérite tout d’abord d’attirer notre attention.
M. Chamberland a eu l’excellente idée d’appliquer à l’eau le procédé de laboratoire qui consistait à filtrer certains liquides dans des tubes de porcelaine dégourdie, afin de les dé[)Ouiller <le toutes les particules solides ', de tous les microbes en susjiension; grâce aux perfectionnements (pi’il a apportés à ce procédé, il a créé un filtre pratique, aujourd’lmi universellement connu.
On a construit des filtres Chamberland de toutes formes et de toutes dimensions; l’élément fondamental de tous ces filtres est la bougie Chamberland. Cette bougie se compose d’un cylindre creux de porcelaine dégourdie (B, fig. 58), qui mesure 20 centimètres de long sur 2 centimètres et demi de diamètre; par ses dimensions, par sa forme et par sa couleur blanche ce cylindre de porcelaine rappelle assez exactement une bougie ordinaire, de là son nom. Le cylindre est fermé à l’une de ses extrémités, à l’autre extrémité il présente une bague de porcelaine émaillée qui repose sur un petit cène de môme nature, renllé à son extrémité, c’est le lelon de la bougie (b); à l’extrémité du teton se trouve un orifice qui permet à l’eau qui a pénétré dans le cylindre de porcelaine, à travers la paroi filtrante, rie s’écouler à l’extérieur.
ha compagnie du filtre Chamberland fabririue deux espèces de
I. M. le professeur A. Gautier a, le premier, fait construire et utilisé pour la filtration de l'eau et des liriuides de culture des filtres en faïence de Creil et en porcelaine.
Lavehan, Ilyg. milil.
Oy
bougies, qui sont désignées par les leüres F et D incrusiées dans la pâte, sur le fond des bougies, et inscrites en noir sur la bague de porcelaine vernissée qui se trouve au-dessus du teton. Les bougies F sont destinées aux filtres qui fonctionnent par as[)iration ou avec de faibles pressions, les bougies B, en })âtc plus dure, aux
filtres qui fonctionnent avec des pressions supérieures à une atmosphère.
L e s 1 ) ougi e s d O i ve n t êtr e e xe m [) t e s de défauts ; il suffirait d’une fente, de quelques orifices même imperceptibles à l’œil nu, pour annihiler les effets de la filtration, aussi les bougies sont-elles essayées avant d’ètre livrées au commerce. Chaque bougie est plongée dans l’eau et mise en rapport, au moyen d’un tube en caoutchouc, avec un récipient d’air comprimé; lorsqu’il existe une fente, un défaut, on voit des bulles de gaz s’échapper à ce niveau. Les bougies contrôlées par la compagnie du filtre Chamberland sont marquées des initiales F. C.
S. P. (filtre Chamberland, système Pasteur). Lorsqu’on se sert de bougies qui ont voyagé, ou qui ont servi depuis quelque temps et qui ont pu être fêlées, il est bon de les contrôler de nouveau, ce qui est facile en se servant de la pompe aspirante et foulante de l’appareil Potain; la bougie à contrôler est placée dans un bocal rempli d’eau, un tube de caoutchouc met le teton de la bougie en rapport avec la pompe foulante et, s’il existe un défaut dans la bougie, des bulles d’air s’échappent à ce niveau. On peut se servir aussi pour cet essai d’un soufflet ordinaire, en ayant soin de pincer le tube de caoutchouc qui réunit la bougie au soufllet toutes les fois qu’on remplit d’air le soufllet.
Les l)Ougies Chamberland peuvent être emjiloyées isolément ou bien associées au nomlire de 2, 3, i... 10, 20, 40, 50... 100; les bougies sont alors ajusiées, à l’aide de morcejaux de tube de caoutchouc, sur des collecteurs en métal ou en jiorcelaine
Fig. 58. — A, bougie Chamberland dans une armature métallique (coupe) ; B, bougie Chamberland isolée.
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vernissée qui portent des embouts analogues aux tétons des l)Ougies.
Les bougies peuvent fonctionner sous pression ou par aspiration ; le Fonctionnement sous pression est de beaucoup préférable au fonctionnement par aspiration.
Un des meilleurs modèles du filtre Cbamberland est le type primitif représenté en A (fig. 58). La bougie est placée dans un tube métallique nickelé à l’extérieur d, qui s’adapte par l’une de ses extrémités sur le robinet de la conduite d’eau /*; à son autre extrémité ce tube est garni d’un écrou c facile à serrer ou à desserrer à la main. Une rondelle de caoutchouc est interposée entre la bague de la bougie de porcelaine et la partie inférieure du cylindre métallique afin que, en serrant l’écrou, on ne soit pas exposé à casser la bougie.
Lorsqu’on ouvre le robinet /’, l’eau pénètre dans l’esjiace qui sépare la bougie du tube métallique, elle filtre à travers la paroi de la bougie et s’échappe par le teton b.
Cette disposition est très bonne, l’eau filtre de dehors en dedans et, comme elle abandonne toutes les particules en suspension à la surface de la bougie, il est très facile de nettoyer le filtre : il suffit de dévisser l’écrou, de retirer la bougie et de passeï' à plusieurs reprises une éponge humide à sa surface.
Dans certains modèles de filtres Cbamberland les tétons des bougies sont tournés en haut; il est j)référal)le qu’ils soient tournés en bas, afin que les bougies puissent se vider quand on arrête l’écoulement de l’eau.
Pour stériliser le filtre, il suffit de mettre la bougie jiendant dix minutes dans l’eau bouillante, qui tue tous les microbes ])athogènes.
Le dél)it de la bougie Cbamberland varie avec la })ression de l’eau, avec la nature de l’eau à filtrer, avec les bougies dont la structure n’c.st pas toujours exactement la môme ; sous une pi-ession de 10 mètres d’eau, une bougie doit donner un minimum de 1 litre par heure. Une liougie F neuve, avec une pression d’une atmosphère, donne le premier jour, 4 à 5 litiges par heure, mais le débit tombe rapidement à 3 litres, 2 litres et au-dessous. Les eaux (|ui renferment de l’argile font tomber rapidement le débit des filtres, qu’il est alors nécessaire do nettoyer très souvent.
Après nettoyage simple le débit dos bougies remonte, mais, en général, il n’atteint [tas le débit primitif, ni môme le débit obsei'vé à la suite du précédent nettoyage, de telle sorte qu’on est obligé de changer, au bout d’un certain temps, les bougies; nous verrons
plus loin qu’il existe un bon procédé de régénération des bougies.
Une bougie qui a été stérilisée fournit de l’eau absolument dépourvue de germes, le fait n’est pas douteux; d’ailleurs, dans les laboratoires de bactériologie, on se sert des bougies Chamberland pour filti’er des cultures très riches en microbes et, dans ces conditions très défavorables, le filtre arrête tous les microbes; on pouvait espérer qu’il arrêterait de même tous les microbes en suspension dans l’eau et qu’il fournirait pendant longtemps une eau stérile; cet espoir a été déçu.
Il est parfaitement démontré aujourd’hui que les filtres en porcelaine se laissent traverser par les microbes de l’eau au bout d’un temps variable et qu’ils finissent par s’infecter comme les autres. Bourquelot et Galippe, Fraenkel, Hesse, Kübler, Beyerinck, de Freudenreich, E. Lacour, Miquel ont constaté, et nous avons souvent constaté pour notre part, que la bougie Chamberland était traversée par les microbes au bout de quelques jours *.
Il n’y a de divergences entre les observateurs qu’au sujet de la durée de la période pendant laquelle un filtre Chamberland peut fournir une eau stérile ; les uns fixent cette période à cinq ou six jours, d’autres à dix ou même à vingt jours. En réalité, la durée de cette période varie avec les bougies qui n’ont pas toutes la même porosité, avec l’eau à filtrer, avec la nature des microlies employés pour faire l’expertise du filtre, enfin avec la température de l’eau. Nous avons remarqué qu’en été les bougies se laissaient traverser plus vite qu’en hiver par les microbes, M. Miquel a fait la même observation. En hiver et lorsqu’on filtre de l’eau pure,comme l’eau de Vanne, la bougie Chamberland peut fournir de l’eau stérile pendant une quinzaine de jours ; en été , lorsqu’on filtre une eau de médiocre qualité, ou bien une eau polluée avec une culture microbienne, il n’est pas rare de constater que, dès le sixième ou le huitième jour, le filtre ne fournit plus une eau stérile.
M. Lacour fait jouer aussi un grand rôle à la pression; le passage des microhes serait favorisé par les fortes pressions et par les coups de hélier qui se produisent souvent dans tes conduites d’eau. Cette inlluence ne nous paraît pas avoir l’importance que lui attribue M. Lacour; les filtres ([ui fonctionnent par aspiralion
I. BounQUEi,OT el Gauppe, Journ. des conn. méd.. Ut février IS'So. — Küdi,eh, Zeilscitr. f. Ilygiene, 181)0. — De Fueudenheicii, Cenlrnlhl. f.liakl., t. Xll, n'** 7 el 8. — Lacour, Revue d’hygiène, 1892, p. 4Go. — Miquel, Ann. de micrographie. 1893, p. 181. —
E. Guinociiet, ou. cit.
OU SOUS tin faillies pressions s’infectent ju-esque aussi l•api(lcInenl que ceux (jui fonctionnent sous de fortes pressions.
11 est facile de s’assurer que la boucfie Cluiniherland se laisse Iraverseï’ par les inicroltes, en se servant du filtre décrit plus haut (bougie incluse dans une armature métallique). On commence jiar stériliser le liltre à l’autoclave, puis on le remet en place et on le fait fonctionner ; on ensemence dans des tubes de bouillon la première eau qui s’écoule, afin de s’assurer que la stérilisation a été bien faite. On dévisse ensuite le tiltre et on verse dans l’orifice supérieur de l’armature métallique une culture d’un bacille facile à reconnaître, du B. jnjocyaneus par exemple *. Le filtre est remis en place et on le fait fonctionner d’une façon continue ou seulement pendant quelques heures chaque jour. Tous les jours on ensemence dans du bouillon 10 à 20 g’outtes de l’eau filtrée et les tubes sont mis à l’étuve ; il est facile de constater ainsi au bout de combien de jours le B. jjyocyaneics a traversé le filtre. En procédant de cette manière, nous avons noté souvent que le passage avait lieu, en été, du sixième au huitième jour; en hiver, il était souvent beaucoup plus tardif.
Pourquoi le filtre, qui arrête pendant les premiers jours tous les microbes, se laisse-t-il traverser ensuite? Au premier abord cela paraît difficile à comprendre; il semble que les pores, assez petits pour arrêter les microbes au début du fonctionnement du filtre, devraient les arrêter indéfiniment. La meilleure explication consiste à admettre que les microbes végètent dans les pores de la liorcelaine et arrivent ainsi à gagner peu à peu la surface interne du filtre. Le premier jour, quelques microbes s’engagent dans les petits orifices qui existent à la surface du filtre, mais comme ces orifices correspondent à des trajets sinueux, irréguliers, creusés dans la porcelaine, les microbes sont bientôt arrêtés; les microbes végètent alors dans les pores de la jiorcelaine et ils [leuvent pénétrer ainsi, de ju'oebe en proche, dans les trajets les jilus sinueux jusqu’à la face interne du tiltre.
T^e filtre ilécrit [)lus haut a été adopté en France en 1880 poulies casernes (Notes ministéi’ielles du 22 juillet 1889 et du 7 février 1890). IjOs tiltres sont installés par séries de cinq ou de dix sur une rampe métalliijue communiipiant avec la canalisation dos eaux, dans les casernes où l’on a de l’eau sous i»ression;
I. Afin de ne pas s’exposer à souiller l’eau de la canalisalion générale on se servira pour celle expérience du Fillrc avec acc.umulaleur de pression décrit plus loin.
3o8 HYGIÈNE MILITAIRE
au-dessous des filires se trouve un évier en tôle ou en zinc destiné à supporter les cruches dans lesquelles tombe l’eau filtrée (fig. 59). Chaque bougie fournissant en moyenne 50 litres en vingt-
Fig. 59. — Filtre Cliamborland de caserne. Cinq bougies filtrantes.
quatre heures, sous une pression de dix mètres d’eau, peut servir à l’approvisionnement de dix hommes; on a adopté le chilïre de dix bougies pour une compagnie.
Dans les casernes où l’eau n’est pas sous pression, on peut employer l’appareil dit accumulateur de 2?ression, qui est représenté dans la figure 60.
L’accumulateur de pression se compose d’un grand récipient cylindrique en tôle galvanisée a, pouvant supporter une pression intérieure de trois atmosphères, et d’une pompe à air aspirante et foulante ù, fonctionnant à l’aide d’une roue. Le grand récipient cylindrique communique à sa hase avec le tuyau d’amenée de l’eau et avec un tuyau qui aboutit à la rampe sur laquelle sont disposés les filtres. On remplit d’eau le cylindre jusqu’en B, le robinet B est laissé ouvert pendant le remplissage, on le ferme dès qu’il donne de l’eau, on ferme en môme temps le robinet d’arrivée de l’eau II. On met alors la [)ompe en mouvement, l’air comprimé à la partie supérieure du cylindre donne à l’eau une pression suffisante pour qu’elle filtre à travers les bougies. Un manomètre A indique la pression dans l’ajfpareil; une pression de une atmosphère est suffisante ; la manœuvre de la pompe devient d’ailleurs difficile quand on essaie de dépasser cette pression.
Lorsque les eaux sont très souillées, chargées d’argile, on peut, avant do les faire passer dans les lillres, qu’elles saliraient rapidement, en diminuant considérahlement le débit, les filtrer d’abord sur du sable, ainsi que cola est indiqué dans la figure. L’eau arrive dans une première case du filtre et, pour gagner la troisième c, elle est obligée de filtrer do bas en haut à travers la couche de sable qui remplit la case médiane. En iiarlant des
Fig. 60. — Filtre Chamberland do caserne avec accumulateur do pression : a, accumulateur; b, pompe à air, montée sur plateau en chêne; c, biche d’alimentation servant en même temps do filtre dégrossisseur ; A, manomètre; B, robinet do jauge; C, bouchon do vidange; D, raccord pour l’arrivée de l’air; E, raccord pour la sortie do l’eau; F, raccord pour l’arrivée de l’eau; G, clapet de retenue; H, robinet; K, robinet do la pompe à air.
filtres improvisés nous aurons l’occasion de revenir sur la constitution de ce filtre à sable ‘.
Afin d’empècber les soldats de dévisser les filtres et de [trendre de l’eau directement aux robinets, la note ministérielle du ” février 1890 prescrit d’enfermer les batteries filtrantes dans une caisse en bois dont la paroi postérieure est formée par le mur; la [laroi antérieure, qui s’ouvre de lias en haut, est fermée à l’aide d’un cadenas, la paroi inférieure est [icrcée de trous au droit de chaque filtre (dis[)Osition indi([uée dans la figure 60).
Ces filtres présentent de sérieux inconvénients au point de vue
1. D’après M. Miquel on retarde la propagation des bactéries à travers les Filtres de porcelaine en se servant d’un Filtre dégrossisseur au sable et au charbon (Ann. de micrographie, 1893, p. I8't).
(lu neUoyage et de la stérilisation des bougies. Le nettoyage doit être fait plusieurs fois par semaine, (|uebjuefois tous les jours ou môme deux fois par jour, lorsqu’il faut filtrer, coin me à Versailles, une eau très argileuse ; ce nettoyage exige beaucouj) de temps, on casse souvent des bougies, ce qui grève le maigre budget des ordinaires, enfin si des bougies fêlées sont remises en place, l’eau n’est plus filtrée. La stérilisation dans l’eau bouillante, qui doit être faite au moins deux fois par mois, présente des difficultés ; elle est trop souvent une occasion de casse des bougies, malgré toutes les précautions prises et malgré les perfectionnements apportés dans cette opération.
M. le D’’ A. Schmidt a imaginé un panier en fil de fer qui facilite le transport et la désinfection des bougies {Arch. de méd. milit., t. XIX, p. 488.)
M. le D'' Linon a fait remarquer que la stérilisation des bougies était facile dans les hôpitaux pourvus d’une étuve à désinfection à vapeur sous pression {Arch. de méd. milit., 1891, t. XVII, p. 40G). Le passage des bougies à l’étuve leur rend une perméabilité supérieure à celle qui est obtenue par la stérilisation dans l’eau bouillante. Malheureusement il est rare qu’on puisse utiliser ce procédé de désinfection pour les filtres des casernes.
MM. Couton et Gasser ont proposé d’employer, pour stériliser les bougies des filtres Cliamberland et pour les régénérer, du chlorure de chaux délayé dans à peu près cinq fois son poids d’eau et de l’acide chlorhydrique ordinaire étendu de ciiuj Amlumes d’eau environ. Les mêmes solutions peuvent servir [)Our une dizaine de nettovaees h
Les bougies retirées des filtres sont mises à égoutter durant 15 minutes, on les plonge alors dans la solution de chlorure de chaux de manière à ce que le liquide remplisse leur cavité intérieure et on les y maintient 15 minutes. Les bougies sont portées ensuite dans la solution chlorhydriijue })endant 15 minutes, et, finalement, on les rince avec de l’eau bouillie ou plus simplement on les remet en place et on laisse perdre la première eau qui traverse le filtre. L’bypochlorite agit par lui-même pour désorganiser les dépôts organiques ou minéraux qui obstruent les pores du filtre, et l’acide chlorhydrique, qui donne naissance à du chlore à l’état naissant en se combinant avec le calcium, continue la
I. Couton cl Gasseii, Procédé de stérilisation et de régénération des bougies Cliamberland par les hypochlorites et l’acide chlorhydrique. Revue d'hygiène, 18U.S, p. 31Ü.
désorganisation île la matière organique et achève la stérilisation.
Après avoir subi cette donble opération, les bougies sont régénérées et stérilisées. Ce })rocédé paraît très efficace, mais l’emploi (le l’acide cblorbydrique doit être surveillé de très }>rès.
Filtre Chamberland muni du nettoyeur André. — Ce filtre se compose de bougies Chamberland, en nombre variable (de G à oU),
Fig. 61. — La figure rcprésenlo la coupe d'un filtre Chamberland do 25 bougies avec nettoyeur André. La coupe montre 4 bougies filtrantes BBBB (l'une d'elles, à gaucho, est roprcscntco sur la coupo) et tout do nettoyeur. T, tige verticale axiale; CC, tige horizontale; U... petites tiges verticales portant les frottoirs en caoutchouc aa. L'eau filtrée s'écoule dans le [ilateau I et ensuite par l'orifice K. Le tuyau do vidange V est muni d'un robinet tpii n'a i>as été représenté.
disposées en cercles concentriijues à l’intérieur d’un réservoir métallique étanche, capable de recevoir de l’eau sous une pression de trois atmos[)bère,s.
A leur partie inférieure, les bougies B (lig. Gl) sont liées, au moyen de tubes de raccord en caoutchouc serrés par deu.x colliers métalliipies, à des lelons en bronze fixés sur un plateau de fond; à leur jiartie su}>érienre, elles sont coilTées de calottes en caoutchouc surmontées de ^lortées en ébonite qui s’encastrent dans des
plates-liandes circulaires. Le montage des bougies est assez élastique pour permettre un brossage énergique sans danger de casse.
L’eau est amenée sous pression par le robinet II, elle traverse les bougies de l’extérieur à l’intérieur; les jets d’eau filtrée sortant du plateau de fond sont recueillis dans un collecteur / muni d’une tubulure de déversement K.
Le nettoyeur comprend, branchés les uns sur les autres, le tube vertical d’introduction de l’eau placé dans l’axe de l’appareil T, le tube horizontal CC et les tubes verticaux U... Ces derniers sont fermés à leur partie inférieure; ils sont placés, les uns entre les cercles métalliques qui supportent les bougies, les autres à l’intérieur du plus petit ou à l’extérieur du plus grand de ces cercles ; ils portent chacun deux frottoirs en caoutchouc aa en forme d’L, dont les petites branches sont en contact avec la surface extérieure des bougies ; enfin ils sont percés d’un certain nombre de petits trous répartis sur leur hauteur.
Le tulie vertical T formant l’axe du nettoyeur s’engage à frottement dans le plateau de fond ; il porte à son extrémité supérieure une partie filetée qui traverse un écrou taraudé fixé au couvercle, et se termine au-dessus de ce couvercle par une manivelle M. La manœuvre de cette manivelle imprime au nettoyeur un mouvement de rotation en môme temps qu’un mouvement vertical descendant ou ascendant.
, Une petite chambre existe au point de pénétration du tube central dans le plateau de fond, l’eau non filtrée y débouche; si le tube central est à fond de course, l’eau pénètre librement dans son intérieur, et s’échappe en jets cinglants par les orifices percés dans les tubes tt.. ; si, au contraire, le nettoyeur est en haut de sa course, position normale pendant le fonctionnement du filtre, l’eau arrive dans le tube central par son orifice inférieur et est déversée dans le filtre à la fois par les trous m, percés dans ce tube, qui se trouvent alors à l’extérieur de la chambre d’arrivée de l’eau, et par ceux des tubes verlicaux du neltoyeur.
Le nettoyage du filtre comprend quatre o[)érations successives '.
1° Supprimer la pression. Aju’ès avoir fermé le robinet II d’admission do l’eau, ouvrir le roliinet do vidange et le fermer aussitôt que l’écoulement cesse d’ètro violent;, ouvrir à ce moment
I. Inslruclion du 2't mars I8'.)2, concernant: l’inslallalion des lillrcsà nettoyeur du système André dans les établissements militaires. Bullel. off. du ministère de la guerre, l" sem., p. 3‘L
PURIFICATION DE l’eAU, FILTRES
le clapet E ilu couvercle, afin d’établir la pression atmosphérique à l’intérieur du filtre.
2" Décrasser. Tourner la manivelle M du nettoyeur; descendre la vis à fond, la remonter, et ainsi alternativement plusieurs fois de suite.
Pendant cette opération, les frottoirs touchent successivement tous les points de la surface extérieure des bougies, et l’eau renfermée dans le filtre se charge de toutes les impuretés déposées sur les bougies; pour l’évacuer, on ouvre le robinet de vidange, et, pendant l’écoulement de l’eau, on tourne la manivelle dans les deux sens, de manière à empêcher un nouveau dépôt sur les bouaies.
.3“ Rincer. Ouvrir le robinet d’admission H et tourner la manivelle })lusieurs fois dans les deux sens. Le rinçage terminé, fermer le robinet de vidange, et lorsque l’eau a atteint le sommet des bougies, fermer le robinet H.
Des regards vitrés permettent de constater la hauteur de l’eau dans le filtre.
Pendant cette opération, les frottoirs complètent le nettoyage de la surface des bougies, en môme temjis que l’eau sous pression qui s’échajtpe vivement par les orifices des tubes verticaux du nettoyeur, vient frapper les bougies sur toute leur surface.
4“ Inlroduire la poudre d'entretien. L’expérience a montré que si l’on introduit dans le filtre une poudre inerte, très fine, qui se dé]»ose sur les bougies, cette poudre empêche l’adhérence des dépôts et facilite le nettoyage.
Pour introduire cette ])Oudre, après l’opération du rinçage, verser par le clapet E un demi-verre d’un mélange d’eau et de poudre préparé à l’avance, dans la proportion de 200 grammes •l’eau pour oOO grammes de poudre, fermer le clapet, donner un coup de manivelle, aller et retour, pour opérer le mélange, et le nettoyeur étant en haut de sa course, ouvrir le robinet d’admission II.
Le filtre est alors prêt à fonctionner.
Autrefois on introduisait en outre dans le filtre de la grenaille de liège; il a été reconnu (|ue le liège s’altérait dans le filtre et qu’il contiâbuait à l’encrasser. On ne se sert plus aujourd’hui que de la poudre d’entretien.
Pour vérifier l’état des bougies on dépose le collecteur /, on aperçoit alors l’oidtice inférieur des tétons fixés au plateau de fond •le l’ap[)areil. L’examen des jets permet de se rendre conqite de
l’état des bougies; si l’un de ces jets est plus abondant que les autres, il y a lieu de penser que la bougie correspondante est fêlée. On peut aussi, après avoir supprimé la pression comme pour le nettoyage, insuftler de l’air dans les bougies avec un soufflet adapté, au moyen d’un tube de caoutcbouc, sur la tubulure qui sert à l’écoulement de l’eau filtrée. Si l’une des bougies est fêlée, l’air insufflé produit dans l’eau un bouillonnement que l’on peut observer par un des regards vitrés.
Pour remplacer la bougie fêlée par une bougie neuve, on vide le filtre, on dévisse les écrous qui maintiennent le couvercle et on enlève le couvercle avec le nettoyeur.
Lorsqu’on n’a pas d’eau sous pression, on se sert d’un filtre
Eig. 62. — Filtre Cliamljerland à nettoyeur André, avec pression artificielle : P, pompe; K, réservoir d’air; A, tuyau d’aspiration; N, tuj-au do refoulement; T, écoulement de l’eau filtrée; V, tuyau do vidange.
auquel est adaptée une petite pompe aspirante et foulante d’un maniement très facile (fig. G2).
Le nettoyeur André permet de faire très facilement et très rapidement un nettoyage journalier des filt res et, par suite, il augmente notablement leur rendement. Il est impossible de fixer exactement ce rendement, ipii varie avec les bougies et surtout avec la nature <le l’eau à filtrer. L’insiruction jointe à la note ministérielle du 24 mars 1892 donne le tableau suivant des débits approximatifs
PURIFICATION DE l’eaU, FILTRES moyens des filtres Chamberland munis du nettoyeur André (eau
moyenne, nettoyage (juotidien).