‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 50 sur 115 · OI · texte numérisé non relu

OI

ToIIg cirée

ELoH'e de laine

Geigel a procédé d’une autre manière : il introduisait son bras jusqu’à l’épaule dans un cylindre contenant de l’eau; le bras était recouvert de ditTérentcs étoffes et on notait exactement la température de l’eau du cylindre aux dilîérentes phases de l’expérience. La source de chaleur était donc le bras de l’expérimentateur et la rapidité de l’ascension du thermomètre plongé dans l’eau du cylindre mesurait la rapidité de perte de calorique du bras. En procédant ainsi on s’éloigne beaucoup des conditions dans lesquelles les vêtements agissent pour protéger le corps contre le refroidissement extérieur ; aussi comprend-on que Geigel soit arrivé à cette conclusion assez paradoxale que les tissus appliqués sur la peau favorisent la déperdition de la chaleur, loin de la ralentir; les tissus mouillés qui recouvrent le bras dans ces expériences ne sont pas comparables au.x tissus, secs en général, qui recouvrent le corps.

Pour calculer l’économie de calorique animal réalisée jiar le vêtement, di Vestea a fait construire un thermomètre très sensible qui est chauffé par la flamme du gaz et placé dans un cylindre que l’on revêt successivement avec les différentes étoffes. On calcule facilement quelle est la quantité de gaz consommée pour maintenir l’air intérieur à une température donnée. La quantité de gaz consommée est d’autant plus forte que l’étotTe protège moins contre le refroidissement.

A épaisseur égale les différents tissus (la soie exceptée) ont un pouvoir conducteur sensiblement égal. L’air est beaucoup moins conducteur que les tissus, et quand il est immobilisé autour du corps, il constitue la meilleure protection contre le froid; les tissus les plus chauds sont ceux qui renferment le plus d’air dans leurs mailles. Le refroidissement d’un vase cylindrique renqili d’eau chaude et envelopjié d'une couche d’ouate se fait lentement;

HABILLEMENT

si l’on comprime l’ouatc, le refroidissement est beaucoup plus rapide, la perte de chaleur augmente de 40 p. 100 (Schuster, op. cil.).

Cela expli([ue l’action protectrice des fourrures et des vêtements superposés; les couches d’air emprisonnées entre ces vêtements se réchauffent au contact du corps, et comme elles sont très mauvaises conductrices de la chaleur, elles protègent très efficacement contre te refroidissement (Schuster, Krieger).

On peut faire l’expérience de Coulier en laissant une couche d’air interposée entre deux enveloppes, on constate alors que le refroidissement est beaucoup moins rapide que quand le tissu est appliqué directement sur le cylindre.

Le tableau qui suit donne les résultats obtenus par Schuster dans ces conditions {Revue d'hygiène, 1888, p. 900).

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