‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 59 sur 115 · Tü · texte numérisé non relu

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lilatioii iialiirello se fait lo jilus mal, le froid ol)lig(;ant soiivimiL à fermer les fenêtres; pour avoir des parois perméaliies à l’aii-, il faut renoncer à la peinture à l’iuiile et aux enduils, ijui facilileni le nettoyage et la désinfection dos murs; enfin, et c’est là la plus grosse objection, les murs perméaliles à l’air se laissent pénétrei' |)ar la, matière org'aniijue et par les microbes.

M. lîei'tin Sans condamne pour ce molif la ventilation [lar les murs. (Art. Ventilation, in Dict. encyclop. des sc. méd.)

La mauvaise odeur des casernes lient, dit M. le médecin ins|)ecteur Vallin, à la souillure incessante et progressive des murs et des planchers; la vapeur d’eau contenant des matières organiques delà respiration, etc., se condense sur les murs froids; cette buée impure pénètre profondément les murailles |)oreuses et y abandonnne en s’évaporant les matières organiques qu’elle retenait; cette im[u‘égnation se continue indéGniment (Congrès d’bygiène de Turin, 188U, Revue d'hygiène, 1880, }>. 92G), et M. Vallin se prononce en faveur de l’imperméabilisation des murs, qui paraît réunir la grande majorité des suiïrag'es des hygiénistes militaires.

En France, les murs des casei-nes sont recouverts de plâtre et blanchis à la chaux tous les six mois; nous verrons, quand nous nous occuperons de la désinfection des locaux, que le badigeonnage à la chaux, lorsqu’il est bien fait, a nn ])Ouvoir désinfectant incontestable.

Dans les hôpitaux les murs sont recouverts d’une couche de peinture à l’huile ou de vernis bydrofuge.

On a employé ditïérents procédés pour durcii’ le plâtre et jiour le rendre imperméable.

La marmoréine préconisée par 11. Vallin durcit le plâtre sans le rendre imperméable à l’air; le jilàtre durci peutôtre lavé avec des solutions désinfectantes. La marmoréine est facile à appli([uer avec un pinceau ou bien à l’aide d’un pulvérisateur.

Pour rendre le plâtre durci imperméable à l’air et aux pou.'^sières on |)out l’enduire avec une solution de ])arafline dans riuiile de pétrole.

Le durcissement du jilâtri* revient à 0 fr. 55, l’imperméabilisation à 0 fr. 30 par mètre carré; soit 0 fr. 85 pour les deux (q>érations.

Parmi les peintures et vernis em|)loyés |»our l'ccouvrir les murailles, il faut signaler spécialement les iiroduits de la SocnHèdei^ gonimen el vernie et ceux de la Compagnie parisienne des asphaUes. Le produit de la Sociélé des gommes el vernis coûte un peu jilus

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cIhm- (|iie l’aulru, mais il pont s’appli(|uer dircdemonl,, eu une seuir «•()uch(‘, sur les poinlures onlinaii’es récenles ou aiicieuiK's. L’oiuluil (les murs doit être parfailemciil sec cX aplani avant «pi’ou y étendi' la peinture.

Pour les murailles aucieuues hlauchiesà la chaux, il Faut, d’ahord j>ratter à fond raucieu euduitet aplanir la surface. Sui‘ les murailles <léjà peintes il suffit d’un lessivage minutieux.

Le prix de revient (\st ])our le produit de la Société des gommes <'t vernis de 0 fr. GO à 0 fr. “o le mètre cai’ré (par main-d’œuvri' militaire), et pour le produit de la Compagnie des asphaltes il est, suivant la nuance, de 0 fr. i() à 0 tr. ou le mètn^ carré (par maind’œuvre militaire). (Ceaudot et Follenfant, Imperméahilisalion d<'s parquets et des murs des casernes. Bevne (Vhyfjiône, 1894, p. 295.)

Pour les peintures et les enduits des murs, l’iisage de la céruse <loit être absolument condamné '. Ija peintuia'. au hlanc de zinc est il’ailleurs plus économique, plus belle et plus durable que la peinture à la céruse. l^es couleurs arsenicales doivent ôtn^ également rejetées.

1). Humidité des matériaux de construction, asséchementdes murs. — Les matériaux de construction, les briquiis, le mortier surtout, contiennent une grande (piantité d’eau au moment où ils sont mis en œuvre.

Une brique bien cuite (d de dimensions moyennes peul absorber plus de 10 p. 100 de son jioids d’eau (ceidaines briques en absorbent jusqu’à 20 p. 100). Le mortier contient 14,8 p. 100 <l’eau en poids, 2G [). 100 en volume. Le jtlàtre absoi’be50,9 p. 100 <le son volume d’eau.

la; volume d’iîau (|ui existe au début dans 100"'“ de maçonnei-ic est de 15 à 25'““ (Flügge).

On coin[(rend ([u’une maison qui vient d’èire construite et dont les murs n’ont pas eu le temps de sécher soit froide (d bumide (d qu’il soit dangereux de l’habiter-, le froid etl’bumidilé provoi[uenl facilement des douleurs rbumalismales ; le danger i\' essuyer les plâtres, comme on dit, est bien connu.

Il n’est pas jiossibb; di; dire au bout de combien de lenips une maison neiivi^ est babilabb'. L’assécbement des murs <'st ])lus ou moins rapidi; suivant les pays, les saisons, l’e-xposition. On peul l’activer en faisani du feu et en établissant d(îs courants d’air.

1. Finance, Oc la siiljslitiilion du blanc de zinc à la céruse. Revue d'hy<jiène. 1891, p. 579.

HYGllCNE MILITAIRE

l*onr savoir si les murs sont suffisamment secs, le imûlleur |u-océdé consiste à détacher des fi-ap;uieuts de plâtre, qui sont |)Osés, calcinés, [mis pesés de nouveau. IjC, plàti-i' ne doit j)as contenir pins de 20 à 22 j». 100 d’eau.

Ijorsqu’on applique la main sur un mur humide, ou a une sensation do froid caractéristique; eu frapjiaut avec un marteau, ou a aussi un sou ditréreut suivant que le mur est sec ou humide, mais le seul [irocédé qui donne des résultats exacts est celui ([ui consiste à déterminer la quantité d’eau contenue dans le plâtre comme nous venons de le dire.

E. Planchers. — Les planchers sont unecanse importante d’infection dans les casernes et ils méritent de fixer l’attention de l’hygiéniste.

Dans une chamhre de caserne ou dans une salle d’hôpital, c’est l(^ jilancher qui est le [)lns fortement souillé; il est souillé [tardes crachats qui l'cnfeiauent des microbes [tathoj’ènes : stre[itocoques, pnoumoco([ues, bacilles de la tuberculose, etc.; [tar des débris d’aliments, [tar la houe et les poussières que les hommes transportent avec leurs effets d’habillement et d’équipement, en particulier avec leurs chaussures; à chaque balayage toutes les poussières ([ui couvrent le plancher sont remises en circulation dans l’air.

Alors môme qu'un [ilancherest ti'ès projtre à sa surface, le sou.splanchei’ peut recéler des causes graves d’infection ; ceci demande ([uelques ex[)lications.

Dans les habitations un peu primitives ([ue l’on construit dans les cam[tagnes, le [tlancher est souvent posé directement sur des solives en bois. Dans ces comblions le [tlancher est très sonore; de plus les [toussières qui passimt par les interstices des planches tombent à l’étage inférieur; dans les constructions ordinaires, la sli'ucture des planchers est [tins com[)li([uée.

La figure 106 l'epi’ésente la coupe schémaliijue d’un plancher. Deux des [tièces de fer qui sont destinées à soutenir tout le [tlan- (dier et (jui, à leurs exlrémilés, [trenneni point d’a|)[)ui sur les murs, sont re|)résentées en ElE’ (coupes); sur les rebords inférieurs de ces [tièces de fer viennent s’a[t[tuyer de longues ltri([ues creuses (A) aux([uelles ou donne le nom d(' hourdis creux: sur la [tartie su[iéi’ieure do ces mômes [tièces (h* fer on place de distance (‘Il distance des [touindles (CC/) ([ui [torlenl h' mtm d(' lambourdes: enfin sur les lambourdes (tu a[t[tliqne \rs, fei(,illes ou frises du [lar- ([uel, dont la direction est [lerpendiculairi' à cidle des lambourdes

MATliRIAUX DE CONSTRUCTION

(I)D'). Ou voit (ju’onire lo i)ar(|uot i)ropremoiil dit (>l lus luoirdis creux il existe une cavité H, c’est Venlrevous.

On reiu[)lit d’oialinaire l’entrevous avec des déitris de ])li\lre, d(‘ manière à rendre le parquet moins sonore; l(>s jdâtres provenant de démolitions, dont on se sert parfois pour cet usage, sont im|wéenés de matièi’e organi<jue et de mici'obes, en sorte (pie les planchers d’une maison [leuvent être infectés avant (pie la maison ait été habitée ^ (Emmeuicu).

Alors même (pie l’entrevous a ('dé rempli avec des matériaux très propres, il ne tarde pas à s’infecter. Ijes poussières pénètrent entre les rainures souvent assez larges qui existent entre les frises et s’accumulent dans l’entrevoiis ; lorsqu’on enlève un

Fig. 106. — Coupe scliéniatiquo il’im pliuiclier; A. Iiourdi ereux; li, eutrevous:

CC’. lamboui'dn ; 1)1)', frise de pai’ipiet; KE', poulres en fer.

vieux panpiet, on est toujours siir|)ris de la (piantité énorme de poussière qui existe dans l’iMitrevous; au milieu de ces pou.ssières on trouve souvent des masses de moisissures et des vers.

C’est un véritable fumier, très dangereux par la grande ipiantilé des microbes ipi’il recèle, (d c(' fumier se troine au-dessous des parquets tes mieux entretenus, les mieux cirés à la surface.

Les germes se conservent d’autant mieux sous les planchers (pi’ils y sont à l’abri de la lumière et (mi pai’tie à l’abri de l’air dans les amas de poussière.

On a observé souvent (pie la réfection des planchers dans les casernes était le signal d’épidémies de fièvri' typhoïde, e.xactemeni comme l’ouvertiin' d’une tranchée dans les rm's d’une Aille dont le sol est fortement souillé.

^licbaelis, Kocber, du Mesnil, Emmericb, Degen, Verinjsky, -Ma.ximowilscb ont montré (pu* les planchers étaient mu' caiisi' tréipicnte d’infi'ction

I- Il faut ajouter (|iie i)cn(latil la période de, coiislruelion les maçons n’onl pas en général d’antres latrines (pie l’entrevoiis.

2. EsiMKnicn, Zeüschrifl f. Iliologie, 1. XYIII, p. 2S3. — Archives de médecine milil..

IlYGIliNE MILITAIRE

'l'ryde ol Saloinoiison, en 1884, ont trouvé le luicille de la fièvre typhoïde dans le plancher d’nne caserne de Gopenlia<’ue ; Uptadid à .\ags])onrg, Birch Hirschfeld à Lei|)zig, Choiir à Jilomir (caserne llammermann) auraient fait la même constatation (Vaillahd, Soc. méd. des hop., 13 déc. 1889)'.

Emmerich a isolé le micrococcus de Friedlander dans des cultures obtenues avec la poussière des planchers d’nne salle où se trouvaient des pneumoniques. [Forlschr. der Med., 1884. )

Maximowitsch, qui a fait ses expériences avec la poussière des planchers des ho[)itau.x, a constaté que sur 21 cobayes inoculés, 9 sont devenus tuberculeux; trois fois il a noté la présence du slaphylocoque doré, deux fois celle du streptocoque, une fois celh* du bacille de Friedlander, une fois celle du pneumocoipie.

A [)i‘opos de l’analyse bactériologique de l’air (Ch. xviii nous aurons l’occasion de revenir sur cette intéressante question des ])Oussières atmospbériipies, qui se rattache intimemeni à la question des planchers, car c’est le balayage des planchers qui constilue la cause principale de la mise en mouvement de ces jioussières.

Le seul moyen efficace pour supprimer celte cause d’infection consiste à remplacer les planchers par des revêtements imperméables, faciles à laver et à désinfecter. 11 esta désirer qu’à l’avenir on renonce complètement, pour les casernes neuves et pour les hôpitaux, à l’emploi des planchers.

Dans les })ays chauds on peut adopter le dallage en ciment on en hri([nes vitrifiées; dans les climats froids ou tempérés ces revêtements ont rinconvénient d’être froids et glissants jiar les temps de neige. Dans les hôpitaux militaires de Rome et de BucharesI, de construction récente, on a supprimé les planchers. A l’hôpital de Rome le sol des salles est en ciment. On le trouve froid à Rome; à plus forte raison celte disposition serait-elle criliquée dans nos climats. A rhôpital de Bucharest le sol est garni d’une mosaïque vénitienne ([ui présente le même inconvénient.

Le bitume, conseillé par M. Tollel, |iaraîl être le meilleur dallage

1883, L. 1, p. 2G0, et 1884, I. 111, p. I2S (analyse des Irnvaii.'c de Degen, Esi.meiiicii, Michaeus el Kociier). — Du Mesmi., Heouc ifliyrfiènn. 1883, p. 490. — G. S.vi.le, Notes sur l’étiologie de la lièvre lyplioïde, Arch. de méd. 7»ilil., 1888, I. Xll, |i. 20a. — Veuinjsky, Journ. de mdl. inilil. 7‘usse, février 1894, anal, i/i Itevue d'li;/giÔ7i>’, 1894. p. 899. — Maximowitsch, W'i'alsch, 1894, n’ 10, ji. 4o7, anal, i/i Revue dd/T/g/'è/ie.

1. On se monlre anjoiird’luii plus diflicile (|ii’anlrefüis pour le diagnostic du tiacillc d’EhertIi et on connaît mieux les diflicultés qu’on a à l’isoler en présence d’autres microbes; il y a donc, lieu de faire des réserves an sujet de ces recherches déjà anciennes.

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pour les chainlires (le casernes; il ne s’elTrite pas el se ré|)are l'acilement, il est l)eaucou[) moins froid (jue le ciment et la mosaïf|ue. Le ciment ne se n^pare pas et produit une jioussièrc continuelle. La mosaïque, composite de ciment qui s’effrite et de marbre, devient à la longue inégale.

Un peut placer des pistes en linoléum dans les salles de malades ; le linoléum se colle bien sur la pierre ou sur le bitume ; sur les planchers en bois on cloue seulement le linoléum, ce (jui pei'met à la poussière de s’accumuler au-dessous.

M. le !)'■ Mang-enot a fait des expériences qui établissent qu’un parquet en bois dur sur bitume, recouvert d’un enduit imperméable, est au moins aussi froid qu’un sol bitumé. [Revue d'hygiène, 1893, p. 152.)

Le bitume doit être suflisamment dur pour qu’il ne se forme pas de trous, notamment au niveau des points sur los([uels viennent appuyer les pieds des lils; facile à laver et à désinfecter, il supprime toutes les causes d’infection par le plancber : l’entrevous disparaît, le netfoyag’e se fait avec un linge humide, qui ne remet pas sans cesse en circulation des nuées de poussières dangereuses comme font le balayage ou le frottage des planchers.

Un n’a guère employé jusqu’ici les enduits en bitume que pour des pièces de i‘cz de-chaussée ; rien n’empèche de les utiliser également aux étages comme le fait M. Tollet pour ses jiavillons à un étage. (Y. Ch. .\vi.)

Un a |)i‘0|»osé d’apporter différentes modifications aux paiapiets (le bois ])Our (>A'iter les causes d’infection signalées plus haut.

' l^e ])ar({uet Gourguechon se compose de feuilles de parqmd ordinaires en chêne de 0 m. 50 de long (jui sont appliquées sur du bitume fondu, lecpiel rem[)lit les interstices; les [danches se gondolent souv(>nt pendant les fortes cbaleurs et par suite des pressions im'îgales ({u’('lles subissent. 11 serait facile d’éviter cet inconvénient en employant (b's morc.eaux de bois carrés, (|ui tiendraient mieux dans le bitume (espèce de pavage en bois).

Un [lourrait aussi faire entre les feuilles du jdancher des nervures dans les([uelles bî bitume pénétrerait à l’état liquide (d s(> solidifierait; il est encore beaucou|i idus sim[de de n’i'inployer ([U(^ du bitume.

•M. Guérin a. construit plusieurs types de dèmon/ahlen,

nous ne décrirons f(ue celui (|ui est connu sous le nom de |)ar([uet à l’anglaise à joints droits. L(\s frises portent sur un d(' leurs longs C(jtés une languette, et sur l’auti’e une rainun'. L’une des

Lavehan, llyg. milit. 1

HYGIÈNE MlUTAIRE

extrémités (fig. 107) de chaque frise est à feuillure et recouvre un fer en T qui existe à la face supérieure des lamliourdes, dont la direction est perpendiculaire à celle des frises; l’aulre exiréinilé est à rainure et emboîte Tune des branches borizonlales du fer en T. Si les deux extrémités de la frise étaient à rainure et s’emboîtaient sur les fers des lambourdes, on pourrait faire glisser les frises sur les lambourdes, on ne pourrait pas les enlever, ce qui

Fig. 107. — Vue perspective de l’assemblage de deux lames sur les lambourdes (parquet démontable système Guérin).

estai! contraire très facile avec le système indiqué. Les frises sont placées les unes à coté des autres de manière à ce (jue les extrémités à rainure et les extrémités à feuillure alternent; chaque fi’ise est ainsi maintenue par la rainure et la languette que portent les longs cotés et par la rainure qu’elle porte à une de ses extrémités.

Après avoir bien serré les frises d’une môme travée les unes contre les autres, on ferme celle-ci à ses deux extrémités au moyen d’une frise dite de rive (fîg. 108), qui ne porte sur trois côtés que

Fig. 108. — l.,ame ou l'rise de rive.

Fig. 109.

- Parquet à l'aiiglaiso A joint droit régulier

(les recouvrements et ([ui s’engage par son quatrième coté sous le mur. Ces lames terminales sont lixées sur les lambourdes à l’aide de deux vis, (|u’il est facile d’enlever (juand on veut démouler le plancher.

La ligure 109 représtaile un pa!’(|uet mobib' à joint di’oit réguliei’,

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en place. Les hunes du parquel, peuvent ôire serrées les unes contre les autres, ce qui constitue un g-rand avantai^c sur les par- ([iiets cloués ; il suffit do remplacer les lames do rive quand elles ne sont plus assez largos; les poussières pénètrent ainsi beaucoup plus difficilement dans l’entrevous.

Un essai du plancher démontable système Guérin a été fait à la caserne de la Pépinière en 1884 et a donné des résultats favorables *.

On peut de temps en temps démonter le plancher et nettoyer l’entrevous.

Ce système, ingénieux du reste, ne nous paraît applicable, ni aux chambres des casernes, ni aux salles des hôpitaux; le nettoyage des planchers serait une opération dangereuse qui remettrait en circulation une grande quantité de germes.

On a proposé de garnir l’entrevous avec des substances désinfectantes : coke, cendres, sable lavé (^Emmerich), tourbe imprégnée de chaux (Nussbaum), copeaux de menuisier trempés dans un lait de chaux mélangé de chlorure de zinc ^

Le sable lavé est trop cher et trop lourd, le coke n’a }>as de pouvoir désinfectant; en ce qui concerne la chaux et le chlorure de zinc, leur action désinfectante serait bien vite épuisée.

On a préconisé enfin un grand nombre de procédés pour rendn; les parquets imperméables et |)Our les désinfecter.

Le procédé le ])lus employé dans les hôpitaux et dans les habitations |)articulières pour rendre les parquets imperméables, et pour les tenir propres, consiste à les cirer. Un parquet bien ciré est évidemment très agréable à l’œil, mais que d’inconvénients à cette manière de faire! One de poussières dangereuses mises en circulation chaque fois qu’on frotte le parquet à la jiaille de fer et même chaque fois qu’on le balaie! Les interstices des frises, les fentes, les trous augmentent d’étendue à mesure que le parquet vieillit, et l’entrevous se souille de plus en |dus; ajoutons que l’entretien d’un ])arquet ciré est coûteux (achat de la cire, des brosses) et fatigant.

Pour rendre inqierméables les planchers des casernes on a employé surtout VhrUe de lin, la ;jrtra///ne et le f/ondron ou coallar.

1. nossE, Syslcnie de plancher posé sans clous. Revue dit ^dnie milil., 1889, p. 358. — On peut voir des spécimens de planchers démontahles au musée d’hyîiiène du Val-de-Gràce.

2. Emmeiucii, op. cit. — Nussbaum, yl»-c/iiu. f. Ilygiene, 1886, t. V, |u 268. — Général hoYBE, Revue du génie milit., 1888. anal, in Arch. de méd. milil., 1888, l. XI, p. l'3.

\j huile de lin csl, cm|)Ioyée dans les easinaics allemandes; on applique l’huile bouillanle avec un pinceau. Les chamhi-es donl les parquets ont été ainsi enduits ont une odeur assez désaprréahie et très persistante. La température de riiuile s’ahaissi; ra|»idement au contact du iilanclior, on ne [leut donc pas compter beaucoup sur l’action désinfectante de ce procédé; l’huile pénèlre mal dans les t'entes et rainures et ne les oblitère pas; enfin les poussières adhèrent fortemenf aux planchers enduils avec de l’huile de lin, ce qui leur donne un aspect malpropre et ce qui rend le nettoyage difficile. Le seul résultat favoralile ohleuu est l’imperméabilisation, trois badigeonnages avec l’huile de lin bouillante suffisent pour rendre un plancher imperméable, mais pour maintenir ce résultat, il faut recommencer l’opération une ou deux fois par an.

Lorsque les planchers sont neufs, le paraffinage donne d’excellents résultats; le bois prend une belle coloration et la surface des planches est rendue tout à fait imiierméable '. On remplit les rainures du plancher avec de la paraffine ou avec de la cire fondue, après avoir calfaté les fentes les plus larges. Le mastic ne vaut rien pour cet usage; en se desséchant il se rétracte et les trépidations des planchers achèvent de le détacher; des fragments de mastic desséché ressortent alors des fentes et on les écrase en marchant, ce qui est une cause de mal[)ro])reté.

On peut employer la paraffine à chaud; [>our cela on la découpe en petits copeaux que l’on sème sur le plancher; un réchaud spécial renfermant du charbon en combustion est ensuite promené en tous sens, de manière à faire fondre la paraffine.

Il est beaucoup plus commode d’employer une dissolution de paraffine dans l’essence de térébenthine, que l’on applique à l’aide d’un pinceau sur le plancher bien nettoyé au préalable.

M. ,1e !)'■ Follenfant a conseillé d’employer la paraffine |)ure bouillante, chautïée à feu nu; la paraffine bouillanle pénèlre dans h's pores du bois jusqu’à une profomleur de près de t mm. ; elle durcil le bois et le rend susceptible de devenir poli comme le marbre.

M. Follenfant s’est servi à Dreux d’une lessiveuse avec foyer de 40 1. environ pour faire fondre la ])arafline, ipii élait élendiu^ sur le plancher au moyen d'une casserole ordinaire.

Il faut raboter la paraffine versée sur le [ilancher dès qu’elle a la

Pour s’assurer si une planche a (Mc remlne imperméable par un des procédés préconisés dans ce but. il suflU de verser tpiekpies gouUcs d’eau à la surface : si le bois est imperméable, l’eau roide sur le bois, elle ne pénèlre pas, ne forme pas tache, comme cela arrive avec du bois non imperméabilisé.

MATliRIAUX [)i: CONSTRUCTION

<-onsislaiic(' (rime gelée; ou |)eiil se servir à eel efTel d’iine l)inell(‘ à lieUeraves. On jiasse ensuite à la paille de Fer.

Avant de verser la paranine sni‘ le [daneher on doil ohlurer les rainures ([iii connniini([uenl avec renirevous, sansijnoi la paraffine limiillanle s’écoulerail en grande quantité par ces fenli's; cette olituration peut èln^ faite à l’aide de pajiier froissé.

M. Follenfant esliine à 0 fr. 32G le prix du mètre carré de paraf- (inag'e (sans les inslrumenls et sans la main-d’œuvre) et à 0 fr. 32G, en comprenant la main-d’anivre. (Clauuot et Follenfant, oj). cü. — Baiid, Paraffinage des planchei's. Soc. des sc. méd. Lyon, ai Revue scieniil'., 1892, p. G3.)

Ce procédé coûteux et d’une applicalion difficile ne ])araît pas devoir êti’e conseillé, au moins pour les casernes.

En France et en Autriche, le procédé le plus employé dans les casernes est le goudronnage ou coallarisage des planchers

Les premiers essais de goudronnage des planchers des casernes remontent à 1884; dès 188G Schaffer, médecin militaire autrichien, constatait les lions ellnls de ce procédé.

Dans un rapport étahli en France, en 1889, |iar les sections techniques de santé et du génie et basé sur de nombreuses expériences (Arch. de méd. milil., 1889), le coallarisage est jirésenté cmmnie le procédé le meilleur à employer pour imperméabiliser les planchers des casernes.

Aujourd’hui le coallarisage des planchers est en usage dans un grand nombre de nos casernes.

Plusieurs procédés ont été [iréconisés.

On s’est servi tour à tour de coaltai’ pur ou mélangé à dillérentes substances capables d’augmenter sa lluidité et de faciliter sa dessiccation; le coaltar a été aussi employé à chaud, mais ce procédé, très dangereux parce qu’il expose à l’incendie, a. été com|)lètement abandonné.

IjC coaltar mélangé à un |ieu d’essence de térébenthine ou à de l’huile lourde di; houille, sèche beaucoup ])lus rapidement que le coaltar pur, ce ipii est un gi’and avantage. Nous aA'ons obtenu d(‘ bons l'ésultats en mélangeant 1 partie d’essence de térébenthine à 10 de goudron (en volume).

1. L. ScHAKKiîR, Allgeinein. Wini mediz. Zeilschr., 1886, p. 231, analyse ht Arch. de mcd. milil., 1886, l. VU, p. 430. — Vai.lin, Revue d'hyyiàne, 1888, p. i)ü5. — Rapporl sur divers essais d’imperméaliilisalion des plancliers dans les easernes. .Arch. de méd. milil., 1889, l. Xlll, p. 337. — Munsciiina, Noie sur un nouveau procéd(i d’applic. du coaltar. Même Rec., 1891, l. XVIII, p. l3o. — Ci.al’oot et Foi.i-unkant, linpermeiabilisalion des parquets et des murs des casernes. Revue d'hygiène, 1894, p. 293.

M. le médecin in.specteur Damé, nu (1“ corps, et M. le médecin princijKil Claudol, an 4“ coi'ps, onl employé avec succès un mélange à froid d’huile lourde de houille et de coaltar (1/4 en poids d’huile lourde, 3/4 de coallar). Les souhassements jusiju’à 1 m. 30 étaient coaltarisés en môme temps que les jdanchers.

Une annexe à la circulaire ministérielle du 5 février 1894, sur la tenue et l’hygiène des casernements, recommande le procédé suivant comme celui qui a donné les meilleurs l’ésultals (Journal mil il., !“'■ sem. 1894, |). 273). Le coaltarisage des [ilanchers est d’ailleurs facultatif dans les casernes françaises.

Le coallarisage se fait en deux fois.

Coaltarisage n° 1. 1“ Faire chautTer le coallar, l’étendre d’eau bouillante, dans la proportion de 1 litre d’eau bouillante pour 3 kilogr. de coaltar, et en em[doyant environ 22 kilogr. de coaltar [lour une chambre de 24 hommes, soit : 10 kilogr. pour le soubassement et 12 kilogr. pour le plancher. 2" Etaler sur les soubassements et sur le planchei' ce coaltar étendu d’eau, en se servant de pinceaux li'ès courts (de jiréférence des pinceaux presque usés ayant déjà servi au badigeonnage des murs); faire bien }iénétrer le coallar dans les pores du bois, et obtenir une couche aussi mince que jiossible. 3° Pendant l’opération avoir soin de mêlei' constamment le coaltar à l’aide d’une spatule en bois. 4® Laisser sécher pendant cinq joui's environ.

Coaltarisage n° 2. Il se fait avec du coaltar non mélangé d’eau. Le mode d’emploi est le môme que pour le premier coaltarisage. Les quantités sont de : 30 kilogr. de coaltar pour une chambre de 24 hommes, dont 12 kilogr. i)Our le soubassement et 18 poulies planchers.

La circulaire' proscrit rigoureusement le chaullage du coaltar à l’intérieur des casernes, et interdit d’y mélanger du [létrole.

Le coaltar se mélange bien à l’eau chaude dans les ju-oporlions indiquées par la, nolice, et en opéi-ant à chaud, on ohtient ainsi de bons résultats, la dessiccation se fait i-apideinent.

Le goudron chaullé, aloi-s même qu’il est mélangé à l’ean, donne des vapeurs qui sont très inllammables, el uiu' fois ([ue le goudron est en feu il est très difticile de l’éteindre. C’est donc avec beaucoup de raison que la notice interdit h' chauirage du goudron à l’intérieur des casernes; il imporle d’auln' pari que le mélange d’eau et de goudi-oii soit appliqué à chaud; nous avons obtenu de bons résultats en nous servant d’un bain-marii' du modèle (>xistanl dans les [iharmacies militaires.

MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION

L’em|)Ioi du coallar pui* (coal(arisaj>c n“ 2 do la noüco) |inîsoulo des incoiivéïiienls, parce que la dessiccation so fait li'ès loiiloinonl; on pourrait faire la deuxif'ine opération coinnie la première avec du coaltar mélaufzé à l’eau cliaude, eu diminuaiit seuleim'ut la (pianlité d’eau.

Les surfaces qu’on se propose d’enduire de coaltar doivent être absolument sèches et très propres; on passera b; plancbei" à la paille de fer et on le balaiera ensuite avec soin.

Pour étendre le coaltar en couche mince sur le parquet, il est avantageux de .se servir d’une brosse en soies métalliijues emmanchée à un long- manche de bois. xVvec cette brosse on eini»loie beaucoup moins de coaltar qu’avec les pinceaux et le séchage a lieu plus raqiidement *.

Le pinceau en crin sera em[)loyé en tous cas pour badigeonner les surfaces qui seraient détériorées par la brosse en soies métalliques (soubassements).

Le coaltar doit être pris dans les usines à gaz; il vaut de S fr. 50 à 6 fr. les 100 kilogr. Il faut refuser le coaltar déjà épaissi. L’huile lourde de bouille coûte en moyenne (tiansport compris) 14 fr. les 100 kilogr.

On peut évaluer à 0 fr. 05 ou 0 fr. 06 par mètre carré la dépense à faire pour appliquer les deux couches de coaltar.

Le coaltar a l’inconvénient de sécher assez lentement, surtout lorsqu’il est a|)j)liqué })ui-; le temps nécessaire à la dessiccation varie d’ailleurs avec les conditions atmosphériques, avec la qualité du goudron et avec l’é])aisseur de la couche; on peut aussi reprocher au coaltar de donner au parquet une teinte brunâtre, triste et désagréable. Mais les avantages l’emportent en somme sur les inconvénients; les paiapiets sont im|terméabilisés et, après quelques a])plications, bon nombi-e des interstices existant entre les planches se trouvent comblés; par suite l’infection de l’entrevous est moins à redouter.

Le carbolineum avenarius, qui est employé dans l’industrie pour la conservation dos bois, a été préconisé [)Our l’imperméabilisation dos planchers; plus fluide que le goudron, le carbolineum s’applique facilement sur les planchers, auxipiels il donne une teinte noyer moins désagréable (pie celle du goudron, mais l’imperméabilisation est incomplète et les interstices des frises ne sont pas comblés.

Les mêmes objections s’adressent à V huile de résine.

I. Ces brosses en soies métalliques se trouvent ii Paris chez Dumas-Gardeux, rue GeolTroy-l’Angcvin, 17. Une brosse sans son manche vaut de 6 fr. ii G fr. GO.

Dans les liôpilaux on peut peindre el vernir les planchers; on applique à quatre joui’s d’intervalle deux couches de peinture sur le plancher bien netloye à la paille de fer et par-dessus la deuxiè'nie couche de peinture, après dessiccation complète, une couche de vernis. Dans le nord de la France tous les planchers des maisons particulières sont peints de cette manière, et il est très facile de les entretenir en passant un linge humide à la surface. Nous avons employé ce procédé avec avantage à l’hôpital militaire de Lille. La peinture s’use assez vite sur quelques points, mais il est facile <le la réparer; dans les hôpitaux elle est d’ailleurs protégée par les tapis qui forment pistes et ]iar ce fait que les malades et souvent les infirmiers portent des sandales. Bien entendu ce procédé n’est pas applicable aux casernes; les souliers ferrés auraient vite enlevé la peinture.

Le prix de revient est d’environ 0 fr. 3U par mètre carré, mais on fait l’économie de la cire, des brosses et du travail incessant que nécessite l’entretien d’un parquet ciré, et le nettoyage se faisan! avec un linge humide, on n’a plus à craindre la dissémination des poussières.

Enlreiien el lavage des 'planchers. Autrefois on lavait les planchers des casernes à grande eau. L’eau de lavage, chargée de matière organique et de microbes, pénétrait par les fentes dans l’entrevous, et y entretenait une humidité constante, très favorable aux fermentations et à la pullulation des germes; les planchers étaient envahis par les moisissures et s’altéraient rapidement.

Le lavage à grande eau a été interdit avec raison; les planchers sont nettoyés simplement avec une serpillière légèrement mouillée (Instruct. minist. du 30 mars 189o).

Michaelis a préconisé le lavage des i)lanchers avec une solution de chlorure de zinc à 1 p. 1000. Le chlorure de chaux, qui est un très bon désinfectant, nous paraît convenir aussi à cet usage. Les solutions de sublimé, dans lesquelles on introduit naturellement de la matière organique, des linges ou des éponges, quand on s’en sert pour le lavage des planchers, s’apjiauvrissent très rapidement, ce qui doit les faire rejeter; nous aurons l’occasion de revenir sur cette question quand nous nous occuperons de la désinfection des locaux (Ch. xx).

Pour entretenir les parquets coaltarisés, on les balaie avec un balai de crin ou de chiendent et l’on passe ensuite à la surface un raubert humide.

F. Toiture. — Dans les habitat ions à plusieurs étages il y a tou-

&1PHÜNS IIYDHAUIJQUES

jours sous le toil un grenier ou des mansardes; celte disposition est très avantageuse pour protéger le reste de la maison conire les variations de la température extérieure, l’air du gnmier ou des mansardes formant un épais matelas d’air isolant. Mais on comprend que l’étage mansardé, trop froid pendant l’hiver et trop chaud pendant l’été, ne doit pas être habité, au moins d’une façon continue.

Le toit sera incliné pour faciliter l’écoulement de la pluie el pour empêcher raccumulation de la neige. La disposilion en terrasse ne convient que dans les pays chauds où il ne neige jamais.

On peut se servir, pour recouvrir le toit, de tuiles ou d’ardoises. Les toitures en métaux (zinc, plomb) ne protègent pas contre la chaleur, qu’elles emmagasinent au contraire; les toitures en plomb sont très dangereuses si l’on se sert de l’eau de citerne.

La toiture des casernes doit être pourvue de paratonnerres. Ijes casernes renferment toujours des armes, des munitions; les pointes des sabres et des baïonnettes peuvent servir à attirer l’électricité.

111. Mksl'ues a prendre pour empêcher l’air vicié des égouts, etc.,

DE PÉNÉTRER DANS LES HABITATIONS. SiPlIONS HYDRAULKJUES '. NouS

avons vu, au début de ce chapitre, qu’il fallait enijiêcher la pénétration des gaz du sol dans l’habitation ; il n’importe pas moins d’empêcher la pénétration de l’air qui s’est corrompu dans les égouts ou bien en traversant les tuyaux de chute qui servent au départ des eaux grasses, des urines et des matières fécales.

Un orifice d’évier peut donner passage à 1 097"'^ d’air vicié par jour et un orifice de latrines à 2 736"'“ (Putzeys, op. cü.). Celte introduction d’air vicié par les éviers de cuisine et par les latrines est d’autant plus à craindre que la maison est presque toujours plus chaude que le milieu extérieur, ce qui détermine un appel de l’air extérieur.

Lorsqu’un orifice donne passage à des gaz qui sentent mauvais, la [iremière idée (jui vient à l’esprit est de le boucher ; c’est ainsi qu’on a essayé d’afiord de mettre aux orifices des éviers et des latrines des valves mobiles ou des tampons plus ou moins hermétiques. L’ex|)érience a démontré (|ue ces modes de fermeture étaient

1. PiiiLimicK, American xanilanj Enr/mpering, Ncw-Yoï’K', 1881. — Hei.lyiîh, Tlie Plumher and Sanilary lloiises, London, 1881. — Wazon, Principes terlini(|iies il’assainissemcnl des vides el. des liahilalions, Paris, 1884. — Masso.n et Maiitin, Les maisons salubre el insalubre à l’exposition internat, fl’hygiônc de Londres. Revue d'hygiène, I88o. — F. et E. I’utzeys, o/u cil. — L. Masso.n, Eonférence sur les villes assainies, Toulouse, 1888. — E. diciiAiio, op. cil.

’i-go

tout à fait iiisurüsanls. Les cuvcLtcs à clapcl dos cahinels d’aisance laissent passer nne grande quantité do gaz; il suffit d’un morceau de papier qui vient s’interposer entre la cuvette et le clapet pour empêcher ce dernier de fonctionner, ou bien le ressort s’use, etc.

Le seul moyen certain <{ue l’on ait d’empêcher la pénétration des gaz des égouts et des tuyaux de chute dans l’intérieur des habitations consiste à employer la fermeture hydraulique que l’on obtient à l’aide des siphons.

La figure 110 représente un tube en verre recourbé en S, formant siphon ; de l’eau remplit la partie déclive (B). Supposons le sij)hon en place sur le tuyau de chute d’un évier, l’air qui remplit la branche A, en communication avec l’égout, ne pourra pas traverser la couche d’eau qui est en B, ni par conséquent s’introduire dans l’intérieur de l’habitation, mais pour que ce but soit atteint, il faut qu’une quantité d’eau suffisante reste toujours dans le siphon, et que tes variations de pression de l’air dans la Oranche A ne puissent [>as forcer le siphon en refoulant le liquide dans la branche G, ou le vider en as[)ii-anl le liquide qu’il contient.

Les si[)hons dans lesquels l’eau s’évaj)ore facilement et dans lesquels la p)lonrjée est très faible, doivent être rejetés; on donne le nom de plongée à la hauteur de la colonne d’eau située au-dessus de l’éperon qui sépare les deux branches du si[)hon. Dans te siphon représenté dans la figure llü, le niveau de l’eau dans le siphon au repos étant n n, la |dongée est représentée |)ar oo. D’après Hellyer, la plongée doit être d’au moins 0 m.05; |)our les travaux do la ville de Paris on exige que la plongée soit de 0 m. 07.

A l’aide du petit appareil re|)résenté dans la figure 110, il esl facile de démontrer la nécessité de venliler les si|)hons, afin que ta pression atmosphérique s’exerce dans les deux branches.

Fermons le petit, tube d avec un bouchon et au moyen d’une poire en caoutidiouc adaptée sur le tube A, augmentons légèrement la pression dans la liranche inférieure du siphon; immédiatement l’eau remonh' dans la branche C, et dès que l’air arrive en B, il

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