‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 64 sur 115 · C. Tentes de marche. — La tenle-ahri française se compose · texte numérisé non relu

C. Tentes de marche. — La tenle-ahri française se compose

1“ D’une pièce de toile de 1 m. 70 de long sur 1 m. (>() do large.

Fig. 1 16. — Tente-abri dressée avec deux toiles.

garnie sur trois côtés de boutonnières et de boutons qui ](ermettent de fassemblei’ avec des toiles semblables.

2“ D’un montant en bois de t m. 20 de liant, en deux morci'aux, avec une virole d’assemblage en fer-blanc. Une dos oxirémités du montant, amincie à cet effet, est introduite, quand on dresse la tente, dans une des boutonnières rigides qui existent aux angles su|)érieurs de la toile.

3° D’une corde et de trois petits jiiipiets en bois.

Le poids de la tente-abri, (pie le soldat jiorle roulée à la partie supérieure et sur les côtés du sac, le monlant et les picpiels attachés avi'C la corde sur b' côté gamdie, est d(‘ I kg. 820 quand la lente est sèche, de 2 kg. 500 au moins fpiand elb» ('st mouillée.

La tente-abri réglementaire n’est en réalité (pi’iine moitié de

tente; pour dresser la lente, il faut que deux soldats réunissent, en les boutonnant, les deux toiles dont ils sont jiorteurs; les deux montants soutiennent la tente comme le montre la figui’e 14G, les petits piquets servent à fixer les bords inférieui's de la toile dans le sol et à tendre les cordes qui sont fixées aux angles supérieurs des toiles. La tente ainsi di*essée mesure 1 m. 70 de long sur 1 m. GO de large.

Les hommes ne peuvent pas se coucher en travers, la largeur de la tente étant insuffisante et, couchés en long, s’ils sont de grande taille, les extrémités inférieures sont à découvert.

Quatre hommes peuvent réunir leurs toiles et former ainsi une tente de 3 m. 40 de long, plus confortable et qui abrite mieux contre la pluie.

Le meilleur système, d’après M. le médecin inspecteur Morache, consiste à réunir six pièces de toile pour former une tente de O m. 10 de long, sur 1 m. GO de large.

Il n’y a pas à se préoccuper du cube d’air quand la tente est ouverte à ses deux extrémités, il faut veiller seulement à ce que les hommes ne ferment pas ces deux extrémités avec des toiles libres. H arrive souvent que six hommes s’entassent sous une tente formée avec quatre toiles et se servent des deux autres toiles pour fermer les issues; s’il jileut et si, par conséqueni, la toile devient imperméable, le cube d’air est réduit, dans ces conditions, à 0“% 713 [lar homme!

Un officier français, M. Waldéjo, a proposé, en 18G9, une tenteabri formée de deux losanges de toile de 2 m. de coté, réunis par une double rangée de boutons et de boutonnières. Dressée, cette tente représente une pyramide triangulaire de 1 m. 41 de hauteur, ayant pour base un carré de 2 m. de côté; elle suffit au besoin pour abriter quatre hommes et elle ne nécessite ipi’iin seul montant central. Quatre hommes construisent une tente de 4 m. de long sur deux de large. Les losanges, les boutons et les boutonnières sont disposés de façon à se prêter à toutes les combinaisons de nombres pairs, tout en donnant une fei-metui'e hermétique. Avec cette tente, les hommes ont un abri fermé, de ]dus la tente est de 0 m. 21 plus haute que la tente-abri ordinaire (Michel Lévy (d Boisseau, op. cil.). La fermeture bermétiipie est [ilutôt un inconvénient qu’un avantage, d’autre part la tente Waldéjo jièse plus (jiu* la tente-abri ordinaire.

La tente-abri adoptée depuis peu dans l’armée allemande se compose d’un morci^au d’une étoflè brune imperméable de 1"’*,'3():

CAMPS SOUS TENTES

CO inorcoau d’étonb est {^'■ariu do huit IhuiLoiis ou aluuiiuium, do huit houtounibros ot d’œillots aux oxtréiuilos pour fixer la tonte au sol.

l’endaiit la marche, le soldat peut se servii- do la toile de toute pour se garantir contre la pluie, des cordons permettent de l’attacher au cou et à la taille; au l)ivouac il j)eut s’envelopper dedans pour dormir.

Chaque homme porte sur son sac un montant en trois morceaux et trois petits [)iquets de hois. Deux hommes, en boutonnant leurs toiles de tentes, peuvent se [)rocuror un abri, plusieurs hommes ou une escouade, en réunissant leurs toiles, ont à leur disposition une tente confortable.

L’augmentation de la charge provenant de la tente-abri est de 1 kg. 500 par homme (Revue militaire de V étranger, 1888, p. 382, et journal le Temps, 28 juin 1892).

Nous empruntons à la Revue du Cercle militaire (20 août 1893) la description de la nouvelle tente portative de l’armée austrohongroise.

La toile de tente, de coton hriin foncé, est constituée par deux triangles équilatéraux, se touchant pai’ un de leurs côtés et formant un losange de 2 m. de côté.

A l’un des angles obtus du losange se trouve une ouverture elliptique, garnie d’un anneau de cuivre maintenu [lar des rivets, et dont la forme correspond à j>eu [)rès aux dimensions moyennes du fourreau de la baïonnette.

Les deux côtés adjacents à cet angle et un troisième côté encore jiortent, le long du bord, chacun neuf ti‘Ous d’olive également espacés. Devant cluujue trou, et à quehpies centimètres vers l’intérieur de la toile, est cousu solidement, au moyen de fils de cuivre, un bouton olive en hois.

Au deuxième angle obtus, ainsi qu’aux deux angles aigus et sur le milieu des deux côtés déterminés par ces trois angles, se trouve un cordon solidement fixé à l’étoffe.

Lnfin la toile est garnie sur ses quatre côtés d’une bande de cuir de 0 m. 04 de largeur. Un cordon court également le long do la plus courte diagonale.

IjO pi([uet de tente est en hois de frêne verni de 0 m. 01 de grosseur sur 0 m. 275 de longueur.

Le su|)port ou montant de tente est formé d<' six morceaux cylindri(pjes du môme hois, de 0 m. 02 de diamètre sur 0 m. 30 de longueur. Quatre d’entre eux sont coupés <'ii siflhd à leurs d('ux

IIYGIKNE MILITAIRE

extrémités et sont munis d’une douille étamée qui jiermet de les réunii’. Les deux derniers morceaux sont dis|)Osés comme les premiers à l’un des bouts seulement, à l’autre bout ils sont ferrés en pointe.

La corde de tente est longue de 2 m. 50 et a ses deux extrémités garnies de fit retors.

Tout sous-officier ou soldat armé d’uu fusil ne porte (ju’une toile de tente et trois piquets. Ces derniers sont renfermés dans un chilTon et placés dans la toile de tente qui, pliée à la grandeur du sac, est portée sous sa patelette.

Si l’on doit marcher sans sac et emporter les tentes, on fixe la toile et les piquets au moyen de la courroie de marmite, aux bretelles des cartouchières.

Le poids de ce matériel est de 1 kg. 170.

Les hommes non armés de fusil portent en outre, chacun, trois morceaux de support et la corde de tente enroulée autour des piquets. Leur charge s’élève ainsi à 1 kg. 470.

Normalement une tente est constituée au moyen de quatre toiles. Les tentes de deux toiles ne sont employées qu’exceptionnellement dans les terrains très irréguliers. Les tentes d’officiers sont toujours de ce genre.

Quand le tem]is est chaud et sec, on peut former de grandes tentes qui abritent chacune un demi-peloton.

Les tentes à deux toiles forment une pyramide régulière à hase quadrangulaire, dont les côtés ont 2 m. de long, ce qui donne 4"'^ de surface couverte poui- loger deux hommes, et au besoin trois, avec leur équipement; la hauteur de la pyramide est d’environ 1 m. 50.

Pour dresser la tente, un homme tienl son fusil verticalement, la haïonnette au canon munie de son fourreau; son camarade coiffe ce fourreau des deux toiles de tente boulonnées sur un de leurs cotés au moyen des olives. Le côté non boutonné forme l’entrée. La corde de tente sei-t à fournil- un ap|Hii pour résister au vent.

Le support s’emploie de la môme manièri' que le fusil, mais celui-ci est |ilus stable.

Les tentes à ipiatre, six, liuil loiles, etc., |)résentenl une séi-ie de facettes. On les étalilil, en disposant toul près l’une de l’autre, deux, trois, quatre, etc., lentes à deux loiles, de fayon à ce que les loiles voisines soient mainhmues par un seul et môme piipiel. L’imlrée l'sl méiumée à un aiu»le ou sur l’un des grands côtés.

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Le règicinoiil interdit rétal)lissement de tentes |>onr les ])etits postes, les gTtind’gardes et les réserves d’avant-postes.

Les troupes cliargées de la garde du camp, des convois, etc., ne doivent pas se servir du fusil, mais bien des su|>])orts pour installer leurs tentes.

l. <es hommes auxrpiels l’emploi des tentes est interdit peuvent se servir des toiles en guise de manteaux, en les jetant sur leurs épaules et en les boutonnant par devant au moyen des olives, [)uis en se faisant un capuchon au moyen de l’angle aigu de la toile ramené sur la tête. Encore ceci n’est-il ]>as permis aux vedettes, sentinelles, ])atrouilles, etc.

Enfin la toile de tente peut être employée comme couverture ou comme oreiller. 11 est interdit de s’en faire un manteau pendant les marches.

11 nous paraît inadmissible qu’on utilise les fusils pour soutenir les tentes. En cas d’alerte un soldat doit toujours avoii’ son fusil sous la main, et d’autre part le fusil (jui sert à soutenir la tente peut facilement se détériorer, se j'ouillei’, surtout si on le laisse plusieurs jours en place.

Dans l’année hollandaise, on em|»loie une tente-abri qui a à peu près les mêmes dimensions que la tente française, l’étoffe en est Foncée et imperméable: la toile de lente est soutenue à l’aide des fusils en guise de bâtons de tentes; une toile cirée couvre le sol de la tente; pendant les marches cette toile cirée peut être utilisée en guise de manteau.

Pendant la guerre de la Sécession, l’armée américaine a fait usage d’une tente-abri. A l’armée du Potomac chaque soldat était muni d’un morceau d’une étoffe imperméable on jmncho, qui était utilisé comme manteau pendant les marches ou comme moyen d’abri dans les cam()s. Deux punebos réunis Formaient lente; le punebo présenlait, vers sa |)artie centrale, une fente par laquelle le soldat passait sa têle (juand il voulait se protégei' contre la pluie [»endanl la marche (Michel Lévy et E. Boisseau, op. cil.).

1). Antres tentes utilisées pour le campement des troupes. — Dans l’armée française on se sert de la lente qui (‘st connue sous les noms de tente conir/ue, de tente marabout, on de tente à seize (lig. 147). Cette tmite mesure (> m. de diamèire à la base, (^t

m. de haut; elle se fixe au sol à l’aide de deux rangées de piquets; son |»oids est de .^7 kilogr., sa capacité de dU"’“; si l’on songe f|u’il faut déduire de C(î cubi^ d’air l’espace occupé jiar les hommes, fiar leur équipement, par les sacs de paille et les coiivm-

t.ures, on voitquo lorsqu’on moi, K) liominos danscetto tcnlo, il v a véritahlemenl, enconibroinenl, In cnbo d’air se réduil à au plus |iar homme.

La toile de la tente s’arrèle à un pied du sol environ et se h'imine par une pièce de loile iirossière, dite toile à pourrir^ (|ui tombe verticalement ou obliquement et ([u’on peut relever ou enterrer. On creuse aulour de la tente, enire l*es deux ranj^ées de piquets, une rigole deslinée à récoulement de l’ean de |)luie, et l’on rejette une partie de la terre sur la toile à pourrir.

Fig. 147. — Tente conique ou marabout.

Le renouvellement de l’air se fait par deux |)ortes o|»i)Osées et par le chapiteau, qui est en bois percé de trous.

Un râtelier d’armes est placé autour du mât central.

La tente conique donne peu de prise au vent et elle a le grand avantage d’être solide, mais le cube d’air est peu considérable, pour une tente aussi grande et aussi lourde; primitivement elle élail destinée à 16 hommes; toutes les fois qu’on l’a utilisée pour le campement des ti’Oiqies, on a constaté qu’on ne |)ouvait pas y mettre plus de 10 hommes, sans observer les accidenis qui accompagnent d’ordinaire l’encombrement; d’autre part l’inclinaison des parois est telle qu’on ne peut tenir (bdiout qu’à la partie centrale de la tente.

Les hommes doivent se couclu'r la lèb' loiirnée vers la paroi de la tenle; s’ils se coucbaieiil en sens opposé, ils res])irerai('nf l’air déjà vicié par la r(‘spirali()n de leurs voisins.

iM. Guilloux a apporté les modifications suivantes à la tenb' coniipie, dans le but d’augmeiib'r sa capacité el de permelire la

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station verticale dans une étendue plus jurande. Huit tringles en fer, articulées après le mâtcenti’al, viennent prendre [)oint d’appui à leur extrémité libre sur la toile, et la maintiennent à distance du màt central, la tente |)rend par suite une forme octogonale (fig. 148). La virole sur laquelle viennent s’articuler les tringles en fer s’élève ou s’abaisse par un mécanisme très simple, de solde (|u’on jieut à volonté tendre la toile ou la détendre; cette disposition est excellente; en effet la toile se rétrécit beaucoup quand il |)leut, et si la toile est trop tendue, les piquets sont arrachés. Le cube

Fig. 1 18. — Tente octogone do Guillonx, à mât centcal, avec chapeau d’aération.

Armature en fer creux.

d’air est sensiblement augmenté, et l’on peut se tenir debout dans une grande partie de la tente.

Le même résultat serait obtenu en suspendant à l’extrémité du mit un cerceau qui tiendrait la toile à distance; il serait facib' de diminuer ou d’augmenter la tension de la toile en élevant ou en abaissant le cerceau.

La tente elli|)tique à deux mâts ou lente Taconnet n’est plus employée. Elle comiiorte deux montants verticaux de 2 m. réunis par une tra^mrse horizontale de 2 m. environ. L’espace elliptiipie circonscrit, sur le sol mesure G m. de long sur 4 m. 30 de large. Il y a deux portes 0|)posées pouvant être mainbumes ouvertes.

Cette teide pèse 30 kilogr. et mesure 24"'®; elle donne beaucoup de prise au vent qui l’emporte ou l’abat facilemeid; c’est ce grave inconvénient qui expli(]ue son abandon.

La lente de conseil o\i de quartiers généraux est une tente coni(pie

avec UH màl, central garni de j’ayons en bois (|iii mainliennenl la toile à distance; rasjiect est celui de la tenle conique modifiée par M. Gui Houx.

La tente de marche d’officier est en forme de bonnet de police, (die mesure 2 m. de long sur 1 m. de large et 1 m. 70 de hauleur; elle est soutenue ]>ar deux montants inclinés qui .supporlent une traverse horizontale; la traverse porte à sa jiartie nujyenne une armature en cuivre munie de deux douilles dans lesquelles pénètrent les montants. Cette tente est ])eu spacieuse et surtout peu stable.

La figure 149 représente une tente qui peut être utilisée par les

Fig. MO.

officiers dans les pays chauds (Guilloux) ; la tente, en forme de bonnet de police, avec deux mâts, est surmontée d’une toile qui l’abrite contre les rayons du soleil et qui augmente de beaucoup sa solidité. La tente est en effet maintenue par une double rangée de |)iquets.

La toile intérieure est doublée de toile ou de laine bleue.

Dans l’armée anglaise on fait usage de la tente marquise, (pii ressemble beaucoup à notre tente de conseil, et d’une lente circulaire à un mât, analogue â notre tente conique.

Le major Rhodes, quia écrit sur les tentes un imjiortant ouvrage, a inventé des tentes d’un modèle original. La charpente de ces tentes se compose de l'oscaux ou d’autres tiges llexibles (jui sont fixés au sommet do la tente dans un chapiteau de bois et (jui viennent, jiar leur autre extrémité, s’implanter dans le sol, après avoir passé â différentes bailleurs (Mitre des cordes entrelacées qui les maintiennent à la même distance. Le major Rhodes a fait construire trois espèces de tentes d’a|)rès ce système : la tente d’Iuj-

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|)ital (c’esi le plus ii;Taii(l modèle), la Iculc de campagne et laleiiLe de garde. (Michel Lévy etE. Hoisseaü, op. cil. )

Dans l’armée allemande il existe deux modèles de lentes : l’un pour l’infanterie, l’autre pour la cavalerie et l’artillerie; la tente d’infanterie est une lente coniijuc qui a une grande analogie avec celle de l’armée française; elle est destinée à 15 ou 18 hommes; la tente de l’artillerie ou de la cavalerie est une tente à deux mâts verticaux de 1 m. 80 de haut, avec faîtière transversale de 2 m. 40 de long. Sur le sol, cette tente est en forme de fer à cheval; la porte unique est située du côté de l’extrémité non arrondie.

On utilise rarement ces tentes dans l’armée allemande; le cantonnement a été la règle générale jusipi’ici jiendant les manœuvres.

Dans l’armée austro-hongroise on emploie la tente ilu capitaine Theurekauf; c’est une tente à un mât, de 4 m. de haut, qui circonscrit sui' le sol un espace de 7 m. 90 de long, sur G m. 60 de large; aux deux extrémités existent des jiortières triangulaires.

Aux Etats-Unis, on se sert de la tente dite en coin et de la tente dite en cloche. La tente en coin {lhe loedge-tent) a 2 m. 10 de long, 2 m. 60 de large et 2 m. 10 de hauteur ; elle est analogue à notre tente-abri, mais plus grande.

La tente en cloche {the bell-lenl) est une tente conique à un seul mât, munie de deux portières et d’une ouverture placée sur un des cotés.

Au camp de Krasnoe-Sélo ou em[)loiedes tentes de forme cari'éi', recouvertes de toile; la charpente de ces tentes se com[)Ose d'un mât central et de quatre jiieux latéraux; elles mesment 2 m. 10 de côté et sont destinées chacune à 15 hommes.

E. Installation des camps sous lentes, choix de I enijdacement ; mesures à prendre pour prévenir Vinfeclion du sol. — Les camps sous tentes sont loujours des camps temporaires ([ui parfois ne soni installés que pour un ou deux jours; dans ces conditions il <‘st évident qu’on ne peut |»as éludiei’ l’emplacement du caiu[» avec le même soin (|ue celui qui est destiné à un camp baraqué, il faul seulementse préoccuper de canijier. surun terrain si'C et découvmt, près d’une localilé où l’on trouveune eau de bonne ipialité, â proximité des bois, si la chose est possible, afin <pie h's soldats |uiissenl se procurer du bois [lour faire cuire leurs aliments. S’il exish' mu* rivière ou un ruisseau â proximité, on jirendra h's mesures déjà indiquées pour empêcher la pollulionde l’eau au niveau des |)oinls où l’on ira puisi'r l’eau [»our les besoins du camp.

La (piestion de l’approvisionm'inent du camp en eau potable est

une (les plus im[)ortantes et une des plus difficiles à r(3Soudre. On prendra des mesures rigoureuses, dès rélahlisseinent du camp, pour ' (|ue les sources et les puits qui se trouvent à proximité ne soient pas souillés. Dans certains cas il est nécessaire de faire venir de l’eau d’assez loin dans des tonneaux, enfin on a la ressource de filtrer l’eau ou de la faire bouillir.

Dans les pays palustres on aura soin d’établir les camps sur les hauteurs, en évitant les bas-fonds et les bords des rivières.

On déterminera avec soin l’emplacement des latrines ou fouillées.

Les camps qui ne sont occupés que pendant quelques jours sont en général très sains ; il n’en est jias de même lorsque les troupes séjournent pendant des semaines ou des mois sur le même emplacement. L’expérience démontre que, dans ce cas, les camps s’infectent pres(|ue infailliblement, la diarrhée, la dysenterie et surtout la fièvre typhoïde trouvent là un milieu extrêmement favorable à leur développement épidémique.

« C’est à l’infection du sol par un séjour prolongé des masses buinaines qu’est dû l’ancien précepte des généraux romains de faire changer fréquemment l’emplacement des camps. » (L. Colin, 'l’raité des malad. épid.)

« Les épidémies nées dans les camps, surtout dans les camps temporaires, sont en somme relativement rares. Devenus permanents, ces camps accumulent en eux et autour d’eux quelques-uns des inconvénients des demeures fixes de la cité ; privé de tout [lavage, rarement drainé, le sol s’imprègne, plus rapidement (jue celui des villes, de cette masse de détritus organiques engendrés par les agglomérations humaines. » (L. Colin, De la fièvre typhoïde dans l’armée, /2ec. mém. méd. müit., 1877.)

Scrive, danssa relalionde la campagne d’Orient, insiste beaucoup sur le danger des campements prolongés et cite de nombreux faits qui témoignent de la nécessité de changer souvent l’enijilacemenl des camps.

Baudens estimait que les tentes ne devaient pas rester plus de quatre jours sur le même emplacement. I

Pendant la campagne de Tunisie on a ou fréquemment l’occasion de constater que c’étaient les troupes qui stationnaient le plus i{ longtemps sur les mêmes points qui fournissaient le plus grand i nombre de malades. (Czeunicki, Arch.deméd. müit., t. IL — Coustan, i De Tébessa à Kairouan, même Rec., t. 1.) i

i\l. le D‘‘ J. Marty a cité, dans un travail intitulé : Campement i:

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prolongé et fièvre typhoïde, des faits très intéressants observés par lui au Ki-eider (province d’Oran); il nous montre la fièvre typhoïde apparaissant dès que le campement se prolongeait sur un môme point, disparaissant dès qu’on changeait l’emplacement du camp. {Gazelle des hôp., août et septembre 1891.)

L’épidémie de fièvre typhoïde qui a sévi en 1885 au camp du Pasdes-Lanciers et dont l’histoire a été écrite par M. le médecin principal Duchemin est un exemple remarquable de ces épidémies des camps et de la rapide extension qu’elles peuvent prendre. {Arch. de méd. niüil., 1886, t. VII, p. 145.)

Au mois de mai 1885, on réunit au camp du Pas-des-Lanciers des troupes formant la division de réserve du Tonkin; ces troupes, constituées par des bataillons venus de différents points de la France, formaient un effectif d’environ 8 500 hommes. L’état sanitaire fut d’abord assez satisfaisant; mais, pendant les mois de juin et de juillet, une grave épidémie de fièvre typhoïde sévit sur ces troupes; l’évacuation du camp fut décidée le 19 juillet; en 74 jours, dit M. Duchemin, il y eut 2 902 entrées à l’hôpital et sur ces 2 902 malades 122 succombèrent, la plupart à la fièvre typhoïde.

Au camp du Pas-des-Lanciers le sol est constitué par des roches lie calcaire compacte recouvertes de marnes ou do calcaires marneux très durs. Au premier abord cette dureté du sol semblait favorable au jioinl de vue hygiéniijue, mais de nombreuses fissures faisaient communiquer la surface avec les couches de marne sous-jacentes, dans lesquelles circulait la nappe d’eau souterraine; d’autre part, le sol, par sa dureté, se prêtait mal aux travaux d’installation du camp.

Les tinettes mobiles i{ui avaient été commandées n’ayant pas été l»rôtes à temps, ou établit des fosses fixes; or la. nappe d’eau souterraine n’est qu’à 2 m. 40 de profondeur et l’eau de boisson était puisée, soit dans un puits creusé dans le camp, soit dans une source voisine; il jiaraît bien probable ijiie les matières fécah's des tosses fixes ont réussi à s’infiltrer, par une fissure, jusijue dans la nappe d’eau d’où l’on tirait l’eau de boisson et à la souiller. Ajoutons ipi’iin des bataillons venait de Lorient où régnait la. tièvri' typhoïde et qu’il avait envoyé à l’hôpital, le liMidemain de son arrivée, trois malades atteints de cette maladii'.

Les hommes étaient logés sons des tentes coniques; au début on avait mis douze hommes par lente, mais dans ces conditions, on constatait le matin, en entrant dans les lentes, une mauvaise odeur; on réduisit le nombri* des hommes à dix par tente.

Cetl(> é[)i(lémio monl;ro bien la nécessité d’une bonne installation (les latrines dans les cain|)s, nous reviendrons un pou plus loin sur ce point.

Mais, dira-t-on, si la lièvi-e typhoïde' |)eut prendre un pareil développement clans les camps sous tentes, comment se fait-il c|ue les médecins, lorscpi’une épidémie de fuivre typhoïde vient à éclater dans une caserne, prescrivent de faire camper les troupes atteintes? La réponse est bien simple : il faut (jue les trouj)es sur les(|uelles sévit l’épidémie changent de milieu, il faut Cju’elh's évacuent la caserne contaminée c[ui doit être désinfectée, et comme on n’a pas, en général, d’autre casernement dis[)onible, on fait camper les troupes; il arrive souvent cgie de nouveaux cas de fièvre typhoïde se développent dans le premier campement choisi, ce c{ui n’a rien de surprenant, puisc|ue la fi(>vre ty|)hoïde pouvait exister à l’état d’incubation chez un certain nombre d’hommes, au moment du départ; après avoir envoyé ces malades à l’injpital, il faut alors ejuitter le premier campement pour s’installer dans un deuxième.

Il est dangereux d’occuper un camp qui vient d’être évacué par d’autres troupes ; on a vu plus d’une fois des épidémies de fièA’re typhoïde ou de dysenterie se propager de cette manière; le fait a été constaté notamment, à plusieurs reprises, pendant l’épidémie de fièvre typhoïde de Tunisie.

Pour installer un camp sous tentes, on détermine d’abord le front de handièi-e, les tentes sont ensuite dressées en rangées parallèles à ce front et en files ‘ plus ou moins profondes suivant l’étendue du front de handière.

L’espace accordé à chaque homme dans un camp est générah'ment trop restreint. En F rance, on calcule l’espace occupé par les lentes à raison de par fantassin et 2"'", 50 par cavalier, ce qui est insuffisant.

Pour que les conditions de salubrité soient remplies, il faudrait que les tentes soient séparées entre elles par un espace égal au moins à une fois et demie leur diamètre. (Michel Lévv et. Boisseau, 0/7. cil.)

Pour dresser une tente dans de bonnes conditions il faut commencer par couper les herbes, s’il en existe; on lassi^ ensuite le sol, il ne faut jamais le creuser; a[)i’ès avoir dressé la tente, on creuse

I. En Inrines de camiicmenl- on donne le nom de raïu/ées de Icnics aux lignes de lenlcs parallèles an fronL de bandière et ceini de files aux lignes de Icnles qui lui sont, perpendiculaires.

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autour uu(' rigolo [»our l’ocoulemoul, dos oaux |)luvialos; l’oau (|ui tombe dans colto rigolo doil pouvoir s’écouler on suivant la ponb» naturelle du terrain.

Il fautveiller à ce que les tentes soient largement ouvertes pondant la journée; on a conseillé de faire abattre les tentes de temps en temps pour les dresser ensuite sur les mômes em[)lacements ; la mesure est bonne, quand il fait beau; la lumière qui pénètre mal dans les tentes, a une action assainissante incontestable et, en abattant les tentes pendant quelques heures dans la journée, on lui [xuTnet d’exercer cette action ; mais on ne remédie ainsi qu’en partie à l’infection du sol (jui se produit [)resque nécessairement, au bout de ([uebjiu' temps, dans un camp sous tentes; il ne suffit donc pas d’abattre les tentes, il faut changer souvent l’emplacemenl des camps.

F. Couchage. — Dans les camps sous tentes la paille de coucbage est une cause d’infection non douteuse.

En France, o kilogr. de paille sont alloués à chaque homme et renouvelés tous les lo jours; si cette paille est simplement rejetée, pendant le jour, le long des parois do la tente, si l’on piétine dessus, elle se transforme rapidement en un véritable fumier.

Lorsque la jiaille est longue, on jieut en faire des paillassons semblables à ceux dont se servent les maraîchers pour recouvi'ir leurs châssis; pendant le jour on roule les paillassons dans la tente et, si le temj)s le permet, on les expose au grand air el au soleil.

Lorsque les soldats campent dans des tentes coniques, on leur donne des paillasses et des couvertures; pendant la journée, paillasses et couvertures doivent être ex|)Osées au grand air.

l^a paille decouebage hors d’usage devrait toujours être brûlée; cette mesure est indispensable au moins en cas d’épidémie.

G. Feuülées. — Déjà au temps de Moïse le danger de l’infeclion des cam|)s par les matières fécales était connu, il était absolumenl défendu de déposer des excréments dans l’intérieur du canq).

« Vous aurez, dit Moïse aux Hébreux, un lieu hors du cani|) où vous irez pour vos besoins naturels et portant un bàlon pointu à voli'e ceinture; lors(pie vous voudrez vous soulager vous fei'ez un trou en rond (pie vous recouvrirez delà terre sorlie du trou, après vous être soulagés; ainsi vous aurez soin que votre camp soit pur et sain et qu’il n’y [laraisse rien ipii le souille. » (Deuléronome, citation emprunlée à Michel Lévy et Doisseau, op. cil., p. 49.)

Dans les cam|is et les bivouacs l’emplacement des lalrines (>st

lixé, dans l’armée française, à 60 m. en avant du front de bandière et à 60 m. en arrière de la dernière rangée de tentes.

Pendant longtemps les lati'ines ont été préparées do la manière suivante : on creusait une gi-ande fosse de 1 m. 50 de |)rofondeur ; au-dessus do cette fosse un madrier soutenu par deux fourclies formait siège : on masquait la fosse à l’aide de murs de gazon et de branchages, d’où le nom de feuülées donné aux latrines des camps; tous les jours on recouvrait les matières d’une couche de terre; lorsipie la fosse était remplie jusqu’à 1 m. environ de la surface, on la comblait et on en creusait une autre à coté.

Darcet proposa, en 18.54, d’apporter à ces fosses des modifications qui ne supprimaient pas leur principal inconvénient, à savoir que la plupart des hommes ne s’en servaient pas (Darcet, Annales d’hygiène puhl., i. XII, P’° série, p. -390). Les bords des fosses s’affaissaient, devenaient glissants, le siège ne présentait pas la solidité désirable et le soldat qui avait la crainte légitime de tomber dans la fosse, allait à côté; les abords de la fosse se garnissaient rapidement et la fosse restait vide.

Nous avons toujours fait remarquer depuis 1884, dans notre cours d’hygiène du Val-de-Gràce qu’il serait bien préférable de remplacer ces fosses par de simples sillons étroits, mais profonds, qui seraient comblés fréquemment. C’est le procédé de Moïse un peu perfectionné.

Une circulaire ministérielle du 22 août 1889 a réglementé cette manière de faire et a prescrit d’établir les feuillées pendant les grand’haltes et les bivouacs dans les conditions suivantes ;

La feuillée doit consister en un sillon de la largeur du fer de la pelle réglementaire, et aussi profond que la pioche permet de le creuser. La terre de déblai est rejetée à 0 m. 3U à droite et à gauche dn sillon assez étroit pour (jue l’homme, ajirès avoir mis les pieds l’un à droite et l’autre à gauche, soit comme à cheval sur la fosse, où tomberont les urines comme les matières fécales. Avant de quitter la feuillée, les hommes doivent faire tomber un peu de terre sur les matières qu’ils viennent d’y déposer, ce qu’ils peuvent faire avec le pied, en utilisant les déblais déposés sur les côtés.

On creusera autant de sillons que l’eirectif le rendra nécessaire, et on les prolongera de jour en jour, s’il en est besoin.

La circulaire prescrit en outre de jeter deux fois par jour dans les tranchées, de la terre, des cendres et du sulfate de fer ou du lait de chaux; nous aurons à nous occnper plus tard des di(ïérentes

CAMPS SOUS TENTES

siibslaaces uliliséos [)Our la (Icsiiifeclioii des maliùros fôcali's, nous ii’avons donc pas à insister actnellcinent sur ce point; nolons senh'inent (jnc la terr(' sèche est un excellent désintectant des matièia's fécales.

(Jnand les sillons sont à moitié reni[)lis, on les c-oinhle avec de la terre et l’on en creuse d’autres. Pendant la nuit une lanteriu' doit indiquer remplacement des sillons.

Lorsque les camps doivent avoir une certaine durée, il est indispensable d’installei’ des tinettes mobiles en nombre suflisant et à, proximité des baraques, alin que tes bommes u’bésitent |»as à s’v rendre le soir et pendant la nuit. Nous décrirons plus tard les tinettes Goux (Cb. xix), (pii [leuvent rendre dans ce cas de très grands services et nous verrous comment ces tinettes doivent éli'e installées.

11 est indisjtensable aussi de placei- de distanci' en distanci', a proximité des tentes, des urinoirs, loujours bien entendu dans l’bypothèse (juele camp doit avoir une certaine durée.

Ijes fumiers provenant des cbevaux sont aussi une cause d’infeo lion du sol, il ne faut pas les laisser séjourner dans les cam[is.

II. Cuisines. — Dans les camps (]ui ne sont installés que (lour une durée très courte, les marmites sont placées sur de simples tranchées dans lescpielles on fait un feu de bois.

La note ministérielle du 21 juillet 1 881), sur l’enqiloi du nécessain' Boutbéon, donne les conseils suivants pour l’installation des fourneaux de campapne :

Toutes les fois (jue l’on Irouvera, les matériaux nécessaires, b\s fourneaux seront construits au-dessus du sol, au moyen de deux rangées de pierres ou de briipies placées parallèbunent, le foyer ayant (Miviron 0 m. 20 de baub'ur, sur 0 m. lo de larg('ur. l^i l’on a plusieurs fourneaux à établir, on les rap|irocbe de bdb' sorti' (pu' les petits murs intérieurs servent d(' su()|)orls communs aux marmites de deux fourneaux contigus.

A défaut de malériaux permettant de surélever les fourneaux, on creusera, dans le sol, des Irancbées profomb's deO m. 20 environ ('1 largi's de 0 m. lü; on les tei’a, parallèles (d rap[)rocbées b' plus po.ssible, pour diminuer le travail des cuisinii'i's.

H impoide ipie les founu'au.x soient orii'iités de manière à ètri' ouverts du ci'ité du vi'iit el adossés à un mur ou à un talus c, outre lequel on élablit des cbeminées d’appi'l d(' 0 m. 'lO de bauteiir (‘-nviron, a vec ib's pierres, des briipu's, ou des mottes de gazon.

Le meilleur gi'OupeuK'nt des marmites l'st de trois ou qualri' par Lavehan, llyg. niilit. 37

Fourneau; lorscju’ou rcHinit moins de trois marmites, la consommation de combustible est beaucoup trop Forte, au-dessus de ([uatre marmites le chaulTage n’est jias assuré dans toutes les marmites.

Lorsque les camps doivent avoir queb[ue durée, on peut perFectionner ces cuisines de la manière suivante : six fourneaux semblables à ceux qui viennent d’ètre décrits, sont construits suivant les rayons d’un cercle au centre duquel s’élève une cheminée en briques. Autour de la cheminée centrale on installe, avec des perches et de la toile goudronnée, un grand champignon de 8 m. de diamètre environ (jui met la cuisine à l’abri de la pluie, on garnit le sol d’asphalte ou on te pave le mieux possible, enfin on construit un petit mur d’enceinte avec des briques, des pierres ou des mottes de gazon. On avait construit, en 1871, au camp d(* lloc(juencourt, une cuisine de ce modèle qui fonctionnait très liien (cuisine Dauthcville).

111. Cantonnement. — Le cantonnement peut être défini : le logement momentané des troupes chez l’habitant.

xVprès l’adoption de la tente-abri dans l’armée française on avail renoncé complètement au cantonnement en campagne, les troupes n’étaient cantonnées que pendant les routes en temps de paix; la suppression de la tente-abri a eu pour conséquence le retour au cantonnement.

D’après le règlement sur le service en campagne du 26 octobre 1 883, l’établissement des troupes dans les cantonnements doit être aussi fréquent que possible.

Lorsque l’armée est couverte à grande distance, les cantonnements sont étendus de façon à assurer aux hommes des abris convenables et à éviter l’encombrement.

Dans le voisinage de l’ennemi ou lorsqu’il est nécessaire d’opéi-er des concentrations, les cantonnemenis sont resserrés; on ne laisse aux habitants que leurs chambres à coucher, d’où ils ne doiveni jamais être délogés, tout le reste de la superficie couverte est utilisé à raison d’un homme pour 2"'^ environ.

IjO règlement du 28 mai 1895 sur le service des armées en campagne prévoit, outre le canlonnement ordinaire : le cantonnement d'alerte et le cantonnement-bivouac.

Lorsqu’une troupe se trouve très près de rennemi on l'inslalle au cantonnement d’alerU'.

A cet etTet, on utilise de préférence les rez-de-chaussée et on

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