BIVOUAC
liùro, l>ion closo, la mosure est moins négossaire, il suflit ik' cantonner aucun homme dans cette maison.
L’instrucliou ministérielle du dO mars J 895 sur l'hygiène des hommes de troupe prescrit les mesures suivantes pour les cantonnements :
« Ivn arrivant dans la localité où le corps dont il t’ait jiartie doit cantonner, l’officier commandant le (‘am|)ement s’informera au|>rès de la municipalité ou, à défaut, auprès (h^s hahitants (pie leur situation met le mieux en mesure de le rens(>igner, si des épidémies ou épizooties sévissent ou ont sévi récemment dans la commune.
« 11 s’empierra de leur nature et de leur degré d’intensité; il se fera indiijiier d’une manière précise les maisons et locau.x contaminés, et véritiera ou fera véritier par les sous-ofticiers <pii lui sont adjoints l’exactitude des renseignements recueillis. Il n’hésitera pas à distraire complètement de la répartition du cantonnement les locaux reconnus infectés ou môme suspects, et fei'a ap|)oser aussitôt à toutes leurs issues des inscrijitions hieii ap|)arentes portant défense d’y laisser pénétrer, suivant le cas, les hommes ou les animaux appartenant à l’armée...
« Il sera hon, surtout lorsque le pays dans leipiel on opère laisse à désirer au point de vue sanitaire, d’adjoindre au campement l’un des médecins du corjis; il pourra ainsi préparer toutes les propositions que paraîtra (‘oni|)orter la situation. »
11 y a 1 ieu aussi de prendre des mesures pour que les maladies contagieuses (jui se produisent dans l’armée ne se propagent pas à la |)0])ulation civile dans les cantonnements.
Si une maladie éjhdémiipie comme la fièvre typhoïde règne dans un corps de troupe qui doit se déplacer on ne cantonnera ])as les hommes, on les fera camper.
Lorsqu’un cas de maladie contagieuse se |U‘oduit chez un soldat dans les cantonnements, le malade doit êlr(' envoyé aussitôt à l’hô- |»ital le plus voisin et l’autorité civile doit être avertie, afin (ju’on puisse prendi'e les mesures de désinfection nécessaires pour éviter la contagion.
IV. llivouAc. — 11 arrivera souvent en tenqts de guerre que h? cantonnement, pour des raisons déjà exposées, ne sera pas possible; on en sera réduit alors au bivouac.
On voit (|ue dans cette élude du logement du soldat, nous avons été du compliqué au simple, après la caserne la haracpie, après la
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baraque la tente, aprq^ la tente le cantonneinent et le bivouac, dans lequel le soldat n’a plus que les abris qu’il peut improviser.
11 faut choisir pour le bivouac un terrain sec, abrité, à portée des ressources en eau, en bois et en fourrage, s’il s’agit d’un bivouac de cavalerie.
11 est bon de bivouaquer sur la lisière des bois; le soldat improvise des abris avec des branches d’arbres, on a du bois pour les
feux de bivouac et pour la cuisine, enfin on dissimule facilement à l’ennemi, dans ces con-
] i ditions , les mom'e-
ments des troupes et leur effectif.
En été et dans les pays palustres, on bivouaquera sur les hauteurs; nous avons signalé déjà à plusieurs reprises les dangers des bas-fonds humides et marécageux.
Nous n’avons pas à revenir ici sur les règles déjà formulées, à propos des camps, au sujet de l’eau de boisson et des feuilléés.
Le bivouac s’établit toujours suivant un
type régulier dans lequel chaque homme a sa place marquée; il importe en effet que les différentes unités restent constituées el qu’on sache exactement où se trouve chaque officier et chaque soldat.
Les formations diverses pour le bivouac des troupes en France sont décrites dans le clia])itre iv du règlement du 2G octobre 1883. Nous donnons ici comme exemples : le bivouac d’un bataillon d’infanterie en colonne (fig. IfiO), et le bivouac d’un régiment de cavalerie en ligne de bataille (fig. 151).
Dans le bivouac du régiment d’infanterie en colonne, les cuisines sont installées à 15 m. en dehors des emplacements assignés
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Fig. 150. — Bivouac d’un bataillon en colonne double avec rétat-major du régiment.
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aux sous-officiers de compagnie; dans le l)ivouac en ligne, les cuisines sont placées à 15 m. en arrière de la deuxième ligne. Les feuillées sont situées à 00 m. en avant du front de l)andièi‘e et à ()0 m. en arrière de la dernière ligne.
On trouvera dans l’ouvrage de llotli et Lex (t. Il, p. 00) les règles suivies dans l’armée allemande pour l’installation des bivouacs, règles (jui ont plus d’inlérèt au point de vue militaire qu’au point de vue hygiénique.
En été et lorsqu’il fait beau, le bivouac ne présente pas d’incon-
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Fier. 151. — Hivouac d’un récfimcnt
vénients s’il est passager; il n’en est pas de même lorsque les nuits sont froides et surtout lorsqu’il })leut, les hommes sont couchés dans la boue, leurs vêtements mouillés ne sèchent plus et les maladies a frigore se multiplient.
On a la l'essource d’allumer des feux de hivouac lorsqu’on n’e.st [las trop près de l’ennemi et qu’on peut se procurer du l)ois en quantité suffisante; les hommes se couchent autour de ces feux.
Lorsqu’il fait très froid, et surtout par les temps de neig(‘, il faut veiller à ce «jiie les soldats qui reviennent des tranchées ou des avant-postes avec les extrémités engourdies par le froid, ne s’approchent pas immédiatement des feux en rentrant au camp. Nous avons déjà eu l’occasion d’indiquer les mesures à prendre dans ce cas (p. 83).
CHAl’lTRE XVI
HOPITAUX
I. Hôpitaux militaires permanents. Historique. — Différents types. — Grands hôpitaux composés de bâtiments à plusieurs étages, solidaires les uns des autres. — Hôpitaux à petits pavillons séparés. — Système Tollet. — Distribution, aménagement intérieurs d’un pavillon de malades. — Mobilier. — Linge et effets d’habillement des malades. — Pavillons des contagieux. — Locaux accessoires.
H. Hôpitaux baraqués. Historique. — Hôpitaux baraqués installés à demeure. — Bai’aques démontables et transportables. — Baraques Docker, Ducker, Tollet, Espitalier, Olive.
HL Hôpitaux sous tentes. Conditions que doivent remplir les lentes destinées à abriter des malades ou des blessés. — Tentes Tollet, Tortoise, etc.