L.vvEn.vN, Uyg. milil
Le lazaret de Tempelhof, situé dans le petit village de ce nom, à plus de 3 kilom. du centre de Berlin, a été terminé en 1879. Il se compose d’une vingtaine de bâtiments indépendants, en briques rouges, avec des jardins dans l’intervalle. Il y a .^04 lits; 18'“®, 36 de surface bâtie et 121'"®, 58 de surface totale par lit. Les bâtiments réservés aux malades se rapportent à 3 types :
1" Blocks à deux étages sur un rez-de-cbaussée (L, M, N, O), (lîg. 160). Les chambres s’ouvrent sur une galerie extérieure.
Fig. 160. — Hôpital militaire de Tempelhof. — A, Portier, chambre de garde, poste télégraphique. — B, Remise des voitures pour le service des tramways de la ville. — C, Services administratifs, salle d'admission, oflices, dispensaire, pharmacie, etc. Cellier. — D. Pavillon à deux étages, cuisine, buanderie, laboratoire, consultation et appartement du médecin en chef. — E,F, Logement des gens de service dans trois étages. — II, Bâtiment à quatre étages, magasins. — J, Glacière de système américain. — K, Service mortuaire, chapelle. — L,M,N,0, Pavillons des malades. — P, P, Bâtiments à deux étages; salles do malades. — R,R,R, Pavillons pour malades contagieux.
2“ Pavillons à deux étages (P, P).
3" Baraques d’isolement avec un simple rez-de-chaussée surélevé pour les contagieux (R, R, R).
Les bâtiments C et D sont réservés aux services administratifs et aux services généraux ; les bâtiments E et H, destinés au logement du personnel et aux magasins, ont trois ou quatre étages.
On trouve donc dans cet hôpital des bâtiments ([iii n’ont qu’un rez-de-chaussée et d’autres qui ont un, deux, trois et jusqu’à quatre
HOPITAUX
t'tagcs; nous voilà loin du plan symétrique, cher aux architectes, mais il est très rationnel de donner aux hàliments des hauteurs ditïérentes, suivant les usages qu’ils doivent remplir.
Les 4 hlocks seuls sont réunis, deux à deux et avec le bâtiment l), par une galerie couverte, tous les auti-es hàliments sont indépendants.
Au bout de chaque hlock on trouve : le logement des intirmiers (2 à 3 lits), une tisanerie (Theeküche), une chambre de surveillant, une salle de bain, un cabinet d’aisances (water-closets avec siège, etc.).
Les hlocks et les jtavillons donnent 37“^ d’air par lit; les bara- (|ues d’isolement, 40'"k
Les moyens d’aération peuvent fournir au minimum 8ü"” d’air par heure et par malade.
Les baraques ont coûté 2 400 fr. par lit; les hlocks, 4 000 fr.
Les voitures de transport de l’hôpital de Tempelhof sont aménagées de façon à pouvoir circuler sur les rails des tramways. Le wagon sanitaire part et revient chaque matin derrière une des voitures du service régulier des voyageurs.
Le lazaret d’Alherstadt, à Dresde, se compose, comme le lazaret de Tempelhof, de petits bâtiments isolés, sépaj’és par des jardinets. Les bâtiments se rapportent à trois types :
1“ Pavillons à rez-de-chaussée sur sous-sol, avec un étage [)our les maladies graves ;
2“ Pavillons à deux étages sur rez-de-chaussée, avec corridor latéral ;
3“ Pavillons sans étages pour les contagieux, avec corridor latéral.
Lg lazaret de Kœnigsherg, dont nous donnons le plan d’ensemble ci-après (lig. Ibl), aj)partient également au type des hôpitaux à pavillons séparés.
Les bâtiments d’administration et des services généraux (A, H) sont placés à l’entrée, les pavillons de malades (C, C, C), dans le fond; les pavillons de contagieux (D, D), de cbaijue côté îles pavillons des services généraux. Des pistes couvertes et feumées réunissent les pavillons C, L, C, aux pavillons A et B.
11 nous paraît plus rationnel de metti'e le bâtiment des services généraux au centre des jiavillons destinés aux malades ordinaires et de reléguer le service des contagieux au fond de l’hépital, comme dans le plan de l’hôpital Tollet, reproduit plus liant (lig. loO).
L’hôpital militaire de Borne, construit sur le mont Célius, a été
lorminé en 1891. Il se compose de 27 pavillons disséminés sur une
surface de cinq hectares.
La façade de l’hèpilal est formée par quatre bâtiments (Il à V, tig. 102) qui sont destinés à l’administration, à la pharmacie, aux Cuisines et :m logement des ofOciers.
Huit pavillons (VI à XIII) reçoiventles malades ordinaires, rdiacun d’eux se compose il’un sous-sol, utilisé comme magasin, d’un rez-de-chaussée et de deux étages pour les malades; la longueur esl de 53 m., la largeur de 9 m. On trouve à chaque étage une grande salle médiane et (juatre cabinets, deux à chaque extrémité.
Une petih' annexe située
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Eig. 161. — Lazaret de Kœnigsberg. — ;V, Administration.— B, Services gcnérau.v. — G, G, C, Malades. — U,l), Malades isolés. — K, E, Gorridors. — F, Service moi tuaire. (D’après M. Tollct. Les hôpitaux modernes.)
Fig. 102. — l’ian de l'hôpital militaire do Rome. — I, Entrée. — U, Direction. — 111, Administration. — IV, Pharmacie, logements. — V, Guisinos et casernement dos inlirmiers. — VI a Xni, Pavillons dos malades. — XIV, Salle d'opérations, blessés graves. — XV, orticiers malades. — XVI, Bains, casernement des inlirmiers. — XVII, Communauté (sœurs). — XVIII. Boulangerie. — XIX. Désinfection. — XX, Guisine et pharmacie des contagieux. — XXI à XXIU. Goulagieux. — XXIV, Dépôt mortuaire. — XXV. Réservoir d’eau. - XXVI. (ialcrio métallique de communication. — XXVII, Ecurie. — XXVIII. Giuzomètrc.
cl l’extrémité opposée à l iilléo métlitine (.VXVI), qui sé[)are
HOPITAUX
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les pavillons, eontieiil, hvs lavabos ainsi (jne les latrines (lig. K)3).
Les li'randes salles de malades mesurent 32 m. de Ions: sur 9 de large et 5 m. 20 de haut; chacun des 24 malades qu’elles peuvent contenir dispose d’un cuhe d’air de ()2"'“.
Les angles sont arrondis; 12 Fenêtres opposées, de 3 m. sur 1 m. U), assurent la ventilation, avec 24 grandes ouvertures circulaires |)lacées à 3 in. oO du sol, et autant de petites ouvertures i)ercées, les unes dans la partie inférieure des murs, les autres à la partie supérieure. Ces orifices sont en rappoid, avec des cheminées de ventilation qui permettent l’issue de l’air souillé et l’apport de l’air pur quand les fenêtres sont fermées.
IjC sol est en ciment; les mui’s, recoin'erts de stuc Jusqu’à une
Kig. 163. — Plan du premier étage d’un pavillon de malades (hôpital militaire de Rome), a. Salle pour dl malades. — h, h, Chambres pour malades isolés. — c, Réfectoire des malades. — f, I.atrines. (Journal liai, de méd. milit., mars-avril 18M.)
hauteur de 2 m. au-dessus du plancher, sont [leints à l’huile dans la partie supérieure.
Le service des contagieu.x, relégué à la jiartie iiostérieure de l’hêpital, dans un enclos spécial, comprend : 1“ un pavillon pour la désinfection (XIX); 2" une pharmacie et une cuisine spéciales j)Our le service des contagieux (XX) ; 3“ trois jiavillons pour les malades; ces |)avillons, à un étage, sont un |>eu moins grands que ceux destinés aux malades ordinaires. 11 y a, dans chaque pavillon, des salles de hains spéciales pour les contagieux.
Le pavillon XV est réservé aux officiers.
Le dépôt des morts et l’amphithéâtre des autopsies se trouveni derrière le service tles contagieux (XXIV).
lies hains et' le casernement des infirmiers sont dans le hàliment XVI.
L’hô])ital militair»' de HucharesI a été organisé j)our 330 à toi) malades; il se compose, comme les ho|)ilanx dont nous venons de parler, d’une série de |)avillons isolés (lig. 1G4). Cin(| pavillons servent au traitement des malades non contagieux (3 à 9); d’autres [•avillons sont réservés aux services suivants : cuisine, machines électriqiK'S et huanderie (10), hains et éluve à désinfection (11),
maladies contagieuses (14), administration (2), ofticiers malades (3), matériel et voitures d’ambulance (l(i).
Les pavillons de malades, construits en briques, mesurent Go m. de long- sur IG m. de large à la [lartie centrale et 10 m. aux ailes; ils sont orientés du nord au sud.
Les pavillons de malades (sauf celui des contagieux et b' pavillon des officiers) se composent d’un rez-de-chaussée et d’un étage. Le rez-de-chaussée et l’étage comprennent, à droite et à gauche du vestibule central, des salles de IG lits chacune. A l’extré-
Fig. 164. — Hôpital militaire do Bucharost. — 1, Portier. — 2, Pavillon de l’administration. — 3, Pavillon des officiers malades. — 4, Caserne des infirmiers. — 5. G, 7, 8. Pavillons [de malades. — 9, Institut médico-militaire. — 10, Cuisine, machines électriques et buanderie. — 11, Bains et étuve à désinfection. — 12, Chapelle. — 13, Glacière. — 11, Pavillon des maladies contagieuses. — 15, Réservoir du pétrole. — 16, Remise pour le matériel et les voitures d’ambulance. — Le pavillon 5 montre la distribution intérieure commune à tous les pavillons des malades. En a, a, sont do grandes salles à 16 lits. — b, h. Réfectoires. — f. .Salle des bains. — g. Vestibule et. communiquant avec le vestibule, les latrines. — Les autres chambres figurées sur le plan du pavillon 5 sont destinées aux infirmiers et à dos malades isolés (Revue d'hygiène 1894, p. 681).
mité de chaque salle, il y a un réfectoire pour les malades qui peuvent se lever. Du coté du A'^eslihule, il y a deux petites pièce.s pour les malades à isoler, une pièce pour les bains, deux pièces pour les infirmiers et les latrines.
Le sol du rez-de-chaussée et du premier étage est en mosaïque vénitienne.
Les murs et les plafonds sont tous stuctjués et peints à l’huile; les angles sont arrondis.
Le cube d’air est de 4G à G2"’® par lit.
HOPITAUX
Nous aurons à revenir plus loin {Cli. xviii) sur le chauffage ef sur les moyens de ventilation eni[)loyés dans cet hôpital.
L’hôj)ital de Bucharest fait grand honneur à M. l’inspecttuir général Bétresco, qui en a conçu le [)lan et surveillé l’exécution.
C. Distribulion, aménagement intérieurs d'un pavillon de ^naïades . — Mobilier. — Effets, linge. — Les pavillons consistant en un simple rez-de-chaussée un peu surélevé, sont commodes })Our les malades, surtout pour les blessés et les convalescents, qui peuvent les quitter et y rentrer sans fatigue; c’est au rez-de-chaussée que l’on doit placer, autant que possible, les services de chirurgie.
Il est facile de se mettre à l’ahri de l’humidité en surélevant les bâtiments à quelques pieds de terre. Le [)remier étage constitue également une habitation excellente j)our les malades, il est souvent mieux éclairé, mieux aéré, mieux insolé que le rez-dechaussée; dans les pays palustres, il est plus salubre. Certains malades, comme les A'énériens, i)euvent sans inconvénients être logés au deuxième étage, mais en règle générale, dit Ch. Sarazin {op. cil.), il ne faut pas super|)oser plus de deux rangées de salles occupées par des malades.
Les chilTres de 40 à oO lits par salle, souvent dépassés dans les anciens hôpitaux, sont trop considérables; les salles ne doivent pas renfermer plus de 24 à 30 malades.
La meilleure forme à donner aux salles est celle de parallélogrammes très allongés, la forme carrée et la forme circulaire (adoptée à l’hôpital d’Anvers) j)résentent des inconvénients ; dans les salles carrées, les lits placés au centre sont incommodes et mal ventilés.
Tl est indispensable d’avoir, sur les deux grands côtés du pavillon, des fenêtres opposées.
Les questions relatives à la ventilation, au chautlage et à l’éclairage des salles seront examinées plus loin (Ch. xvii et xvin).
A côté des salles de malades, il est nécessaire d’installer dans chaque j)avillon, des lavabos, des offices pour le lavage de la vaisselle, des latrines et des ui’inoirs.
Les latrines doivent être placées dans une annexe, séparée du vestibule par un couloir bien ventilé, ])Our (|ue l’odeur (hîs latrines lie puisse pas pénétrer dans les salles. La disposition ado|)fée dans les pavillons Tollet (fig. 159) nous paraît excellente. Il est bon d’avoir aussi des latrines de jour dans les jai’dins, ou du moins des urinoirs.
L’installation des latrines et des urinoirs sera éludiée j)lus loin (Ch. xix).
Dans les latrines, une pierre d’évier servira jiour le lavage des crachoirs, qui ne doivent Jamais entrer dans l’oflice destiné au lavage de la vaisselle.
Les lavabos seront installés sur un modèle analogue à celui des casernes (V. p. 97); les lavabos avec cuvettes qui existent dans un grand nombre d’bôpitaux sont toujours malpropres.
A coté des lavabos, il est utile d’avoir une petite salle de bains avec une ou deux baignoires; dans les services de médecine, il est souvent nécessaire de donner des bains tièdes ou /roids. Les baignoires servant dans les salles devraient être munies de roulettes, ce ({ui permettrait de les renqilir et de les vider facilement dans les lavabos.
L’oflice sera grand, bien éclairé, l’eau y arrivera naturellemenl, la pierre d’évier sera grande, en grès émaillé avec siphon, lê sol sera imperméable, facile à nettoyer.
Des cabinets doivent être réservés dans chaque service : 1“ poulie médecin traitant, 2“ pour les inbriniers panseurs, 3" [)Our l’infirmier-major, 4” pour la sœur. Il est utile d’avoir en outre, dans chaque {)avillon, un ou deux cabinets dans lesquels on peut isoler des malades graves qui délirent et qui empêchent les autres malades de dormir, ou des moribonds dont l’agonie est un spectacle si pénible.
Il est nécessaire que le cabinet du médecin traitant soit assez grand pour qu’on puisse s’y livrer à quelques recherches : examen bactériologique des crachats, etc...; on installera dans ce cabinet l’eau avec une pierre d’évier, et le gaz qui, en dehoi's de l’éclairage, est nécessaire pour une foule d’usages, notamment pour stériliser les instruments.
Dans quelques bùpitaux de récente construction (hôpitaux d’Epernay, de Home et de Bucbarest), on a réservé des locaux poulie réfectoire des malades qui peuvent se lever; c’est là une mesure excellente; en dehors des repas, le réfectoire peut servir de salle de lecture et de jeu; de cette manière les malades qui se lèvent ne troublent jias le repos de ceuxipii ont la fièvre et ipii ont besoin de tranquillité. H est nécessaire aussi d'avoir, en dehors des pavillons de malades, un fumoir; il doit être absolument interdit de fumer dans les salles de malades.
Il faut s’ellbrcer de supprimer dans les salles d’bopital tous les objets qui s’infectent facilement. Les parois, le plancher doivent être imperméables, faciles à nettoyer et à désinfecter (voir Cb.xiii). Il faut su])primer les ta])is et les rideaux (jui encombraient autrefois les salles de malades.
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