‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 69 sur 115 · GUI · texte numérisé non relu

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Les tapis seront remplacés avaiitayeusemeut [lar des jdstes en linoléum. Le linoléum se fabrique avec de la poudre de liège et de riiuile de lin oxydée; il est très résistant et très {iropre, très facile à nettoyer, il se colle facilement sur la pierre et sur le ciment; sur les planchers, il faut le clouer, ce qui présente un inconvénient parce que les poussières s’accumulent au-dessous; les |)istes en linoléum, môme clouées, nous paraissent bien préférables aux tapis; la poussière (jui pénètre sous les pistes en linoléum est immobilisée, tandis que celle des tapis est remise sans cesse en mouvement. Le linoléum est très facile à nettoyer et à désinfecter quand il a été souillé à sa surface, tandis que le nettoyage et la ilésinfection des tapis sont difficiles.

Les riileaux qui entouraient autrefois les lits, dans un grand nombre d’hôpitaux, ont disparu jiresque partout; les grands rideaux des fenêtres doivent disparaître également. Pour protéger les malades contre le soleil ou contre la lumière trop vive, on mettra des persiennes ou bien des stores extérieurs en toile grise, pouvant se lever ou se baisser sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir les fenêtres. Les stores extérieurs protègent mieux contre la chaleur (jue les stores intérieurs, à cause de la couche d’air qui existe entre les vitres et les .stores, de })lus les stores extérieurs ne s’infectent pas comme ceux qui sont à l’intérieui* des salles.

Les lits doivent être en fer, avec des sommiers entièrement métalliques, faciles à nettoyer. Les sommiei’s llerbet (voir. p. 52.^) nous paraissent excellents; ils ont été adoptés en France [)Our les hôpitaux militaires.

Les tables de nuit en bois sont une cause d’infection bien connue. L’urine ou les gaz jirovenant de sa fermentation impi'ègnent rapidement le bois, qu’il est difficile de désinfecter.

Les tables de nuit doivent être en métal peint.

A l’bôpital militaii‘0 de Rome, les tables de nuit sont en fer sans parois et à trois étages; sur l’étage supérieur, constitué jiar une lame de veri’e, sont déposés les aliments et potions, au-dessous se place le crachoir en porcelaine et |tlus bas le vase de nuit. Nous n’aimons pas beaucoup cette superj)osition, les émanations des vases •le nuit arrivent directement sur les alimenls ou boissons; la vue du vase de nuit est en tous cas désagréable, nous croyons (|u’une table de nuit avec parois en fer peint serait préférable. Les tablettes en marbre ou en veri'o se cassent facilement.

Les tables di; nuit en bois, réglementair(*s dans nos bôjiitaux militaires, doivent être bien cii’ées à l’exlérieur et enduites à l’inlé-

rieur avec de la [laraffiiie en dissolution dans l’essence de térébenlliine, de façon à imperméabiliser le bois autant que jiossible. Entin elles doivent être changées souvent, désinfectées avec une solution de sublimé ou d’acide phéni(|ue et exposées en plein air.

11 faut veiller d’ailleurs à ce que les malades qui ne peuvent pas se rendre aux cabinets urinent seuls dans leurs vases de nuit ; lorsque le soldat qui est à l’hôpital a à sa disposition un vase d<' nuit, il urine dedans, même pendant la journée, afin de s’éviter la peine d’aller aux latrines. Le mieux est de ne donner des vases de nuit qu’aux malades qui ne peuvent pas se lever.

Les crachoirs en porcelaine avec couvercle, du modèle de nos hôpitaux militaires, sont très propres, faciles à nettoyer ; ils se prêtent mal à la désinfection par la chaleur, mais ce mode de désinfection n’est pas indispensable, nous reviendrons sur ce point (Ch. xxii).

En dehors des crachoirs individuels, il est nécessaire d’avoir, dans chaque salle de malades, ainsi que dans les corridors de l’hôpital, des crachoirs en fonte émaillée, garnis avec du sable qui doil être souvent renouvelé.

Le soldat qui entre à l’hôpital doit laisser tous ses effets au vesliaire et prendre des vêtements d’hôpital. Le linge du malade esl lavé et lui est rendu propre à sa sortie.

Les effets sont désinfectés lorsque l’entrée a lieu pour une maladie contagieuse; le médecin qui envoie le malade à l’hôpital doit spécifier sur le billet d’entrée si la désinfection est nécessaire. Malheureusement il arrive souvent que le diagnostic exact n’a pas pu encore être porté lorsque le malade entre à l’hôpital; on croyait à un embarras gastrique, et il s’agit d’une fièvre typhoïde; à une angine, et bientôt une éi'uption scarlatineuse apparaît. On peut sans doute faire ' dé.sinfecter les vêtements lorsque le diagnostic est rectifié, mais on oublie souvent de le faire et puis les vêtements ont été placés au vestiaire, au milieu d’autres vêtements qu’ils ont pu contaminer. Pour éviter ce danger on a pris le parti dans certains hôpitaux où il existe une grande étuve Geneste et llerscher, de faire désinfecter tous les vêtements des entrants.

Chaque malade entrant à l’hôjiital reçoit, dans nos hôpitaux militaires, comme etïéts d’habillement : une capote en drap gris, un pantalon de môme étoile et une paire de pantoulles; et comme lingerie : une chemise, un caleçon do coton blanc, une cravate, un bonnet de coton, une paire de chaussettes de laine, un mouchoir de poche, une serviette de toilette et un [letit sac de lit pour les objets de toilette.

HOPITAUX

oo:t

En été, la ca|tolc de drap gris qui est ti‘0[) (diaude ('sl rein[)lacé(i par une vareuse.

Le honnet de colon serait rem|)lacé avanlageusement, au |)ointde vue esthétifpie, par une calotte en drap. Le bonnet de coton lU' nous paraît pas indispensable à un malade; nous ci'oyons même qu’il est souvent nuisible, notamment chez les malades (|ui ont de la céphalalgie et qui néanmoins se croient obligés de s’enfoncer leur bonnet de coton jusque sur les oreilles. Il est facile de faire confectionner des calottes de drap avec les efléts d’hôpital hors d’usage

Les caleçons sont changés tous les huit jours, les chemises, cravates, bonnets de coton, mouchoirs et serviettes tous les cim| jours au moins; plus souvent s’il y a lieu.

Les draps de lit sont changés au moins tous les dix jours.

Le linge sale est souvent une cause d’infection; on l’entassi' d’ordinaire dans de grands cotlres en bois et deux ou trois fois |)ar semaine on le sort de ces coffres, on l’étale sur le sol pour le compter, puis on le met en paquets et on le porte à la buanderie. Cette manière de faire est évidemment mauvaise, les coflres en bois s’infectent, l’étalage périodique du linge sale sur le sol, l’agitation dans l’air de chaque pièce, favorisent la dissémination des germes pathogènes.

Dans beaucoup d’hôpitaux de construction récente, on a installé, dans le vestibule des salles qui se trouvent aux étages, une trémie (jui permet de précipiter le linge sale dans un cabinet situé au rezde-chaussée; on se débarrasse ainsi rapidement du linge sale, mais la trémie et le cabinet du rez-de-chaussée qui reçoit le linge sale deviennent des causes d’infection.

Un bon procédé consiste à metti'e le linge dans des récipients en for galvanisé, avec couvercles; on porte tous les jours ces récipients à la buanderie, et l’on compte le linge à ce moment.

l). Pavillons des conlagieux. Locaux accessoires. — En dehors des pavillons destinés aux malades ordinaires et des annexes des salles de malades énumérées plus haut, un bô[)ilal mililaire comporte un certain nombre de bâtiments |)Our les contagieux, [)Our les officiers malades, pour les sei’vices administratifs, le caseriu'ment des infirmiers, la cuisine et la dépense, la jtbarmacie, les bains, la buanderie, le service de la désinfection, la salle desmorls, l’amphithéâtre des autopsies, les magasins, la chapelle, etc.

1. Cetto petite réforme, inaugurée à Pliôpital militaire de Lyon [lar .\I. le médecin inspecteur Vallin, nous ])arait excellente, nous l’avons étendue, sur le conseil d(! M. Vallin, à l’lid|iital militaire de Lille.

IjO service des contagieux doit ùtre installé dans des pavillons s[)éciaux composés d’un simple rez-de-chaussée surélevé, ou d’un ’ rez-de-chaussée avec uu étage au plus ; ces pavillons doivent se trouver dans un enclos au fond de l’hôpilal, sur un point où personne n’est appelé à [lasser, en dehors du |iersonnel alïccté au service des contagieux. Dans le plan du nouvel hôpital de Rome (üg.

162), ce service est très bien situé. Il ne paraît ]ias indispensahle d’avoir une cuisine et une pharmacie spéciales pour les contagieux, mais il est nécessaire d’avoir des bains spéciaux et un jardin bien clos où les convalescents peuvent se promener sans être en contact avec les autres malades.

Le [lersonnel employé aux contagieux doit être chargé uniquement de ce service; les infirmiers et les médecins qui pénètrent dans les salles des contagieux doivent mettre des blouses de toile et se laver les mains avec une solution de sulilimé quand ils sortent du service.

Lorsque les infirmiers ou les sœurs donnent leurs soins à des , malades atteints de maladies contagieuses différentes, ils doivent prendre les mômes précautions en passant d’une salle de contagieux à l’autre.

Bien entendu il faut avoir dans le pavillon des contagieux assez de salles pour pouvoir traiter à part les différentes maladies contagieuses.

On réservera, à coté du pavillon, un e.space vide dans lequel on pourra, en cas d’épidémie, dresser des tentes ou des baraques démontables.

Quelques chambres seront assignées aux malades chez lesquels on soupçonnera l’existence d’une maladie contagieuse, sans pouvoir l’affirmer. Ces salles d’observation existent à Londres, dans les hôpitaux spéciaux pour la variole et pour les fièvres contagieuses.

Dans les anciens hôpitaux qui n’ont pas de pavillons d’isolement, on affectera aux contagieux quelques salles suffisamment isolées, choisies de préférence aux étages supérieurs et dans les i

bâtiments les moins fréquentés; le service doit avoir des latrines >

spéciales. J

Dans les nouveaux hôpitaux il est indispensable de prévoir des "î pavillons séparés pour les contagieux, permettant d’isoler les -f malades atteints des différentes maladies contagieuses.

Quel([ues observateurs, après avoir montré que l’isolement se fait souvent d’une manière incomplète dans les hôpitaux, ont n pro])osé de le renqilacer par des mesures antiseptiijues. 11 nous .lO

HOPITAUX

semble évident (jue ces deux procédés, ca[)fibles d’arrètei’ le développement des maladies contag-ieuses : risolement des malades et l’antisepsie, ne doivent ]>as être ojiposés run à l’autre, comme deux méthodes distinctes, entre lesquelles on devrait choisir ; il faut les employer tous les deux.

Les avantages de l’isolement sont évidents; poiii’ les fièvn^s éruptives, pour le typhus exanthématiipie, pour la diphtérie, pour l’éi'ysipèle, personne, croyons-nous, ne conteste la nécessité de l’isolement qui est également très utile pour la fièvre typhoïde.

Le rôle de l’antisepsie est considérable, mais l’antisepsie sera d’autant plus efficace que l’isolement sera mieux assuré. Il faut désinfecter avec soin le linge et la literie des malades atteints d’affections contagieuses, les matières fécales des typhoïdiques et des cholériques, les crachats des malades atteints de di[)htérie ou de tuberculose pulmonaire; brûler la ])oussière qui provient du balayage des salles et qui renferme nofamment une grande quanfité de matière virulente quand il s’agit d’une salle de varioleux ou de scarlatineux; affecter des infirmiers spéciaux au sei-vice dos contagieux et prescrire à ces infirmiers de changer de vêtements et de se laver les mains dans une solution désinfectante lorsqu’ils sortent de leurs salles ; veillei* enfin à ce qu’aucun des objets servant d’ordinaire en commun : chaises [lercées, seaux hygiéniques, thermomètres médicaux, cuvettes, livies, journaux, etc., ne puisse servir à la propagation des maladies contagieuses.

On a prescrit, en Allemagne, d’isoler les luherculeux dans les hôpitaux; l’isolement de malades tpii sont en général levés et qui ont besoin de se promener, paraît diflicile à obtenir; d’ailleurs dès que la tuberculose est reconnue, les soldats doivent êti-c réformés, et les malades soupçonnés d’être atteints de tuberculose ne peuvent pas être enfei’més avec les tuberculeux. L’isolemenI ne nous paraît donc pas applicable aux tuberculeux; c’est ici le cas de faire d(‘ l’antisepsie rigoureuse afin d’cm|)êcher l’infection par h's crachais (V. Lh. xxii).

Lorsqu’on réunit dans un local des malades atteints d’une mênu' maladie contagieuse : variole, rougeole, scaidatine, typhus, flèvie typhoïde ou diphtérie, cela n’aggrave en rien leur étal ', à condition bien entendu (pi’il n’y ait pas encombi’cmcnl .

I. MrnciiiHON. A Trc.aliso on llio conlitiiuMl fi'vors of Uroal-Urilaiii, 1873. — L. Coi.iN, La variole au |ioinl de vue (‘|ii(lémiolof.'i(iue et prupliy lacli(|ue, Paris, 1873. — lî. Vidal, Uapporl sur les (|ueslions relatives à l’isolement des malades atteints fi’alTections coulafiieuses ou inl’eclieuses. Soc. méd. dos liop., I8iu el 1870. — üitou.ui-

L’influence aggravante de rencombrement a été signalée en pai'ticulier dans les épidémies de rougeole avec complications ])ulmonaires

L’agglomération de malades atteints de variole, de typhus, etc., ne constitue pas un danger pour le voisinage. Les observations faites à l’hôpital de Bicêtre en 1870-71 par M. le médecin inspecteur général L. Colin, et en Angleterre, dans les rues voisines des hôpitaux spéciaux de fiévreux où l’on soigne un grand nombre de malades atteints de scarlatine et de typhus, ne laissent aucun doute à cet égard.

Le danger est seulement plus grand pour le personnel affecté aux salles de contagieux.

Quand il s’agit d’une maladie contagieuse, dont une première atteinte confère l’immunité, il faut s’eflbrcer de choisir des infirmiers qui ont eu iléjà cette maladie.

Pendant la guerre d’Orient, F. Jacquot fit cesser la mortalité énorme qui pesait sur les infirmiers employés dans les salles de typhiques, en n’employant, comme infirmiers, que des soldats qui avaient eu déjà le typhus.

Au London fever hospital, les cas de transmission du typhus aux infirmiers sont peu nombreux (1 cas pour 109 typhiques admis), et bien plus rares que dans les hôpitaux généraux (13 cas de transmission pour 100 typhiques); d’après Murchison, ces cas disparaîtraient presque complètement si le personnel d’infirmiers ne se renouvelait pas incessamment, et si l’on savait retenir ceux qui ont eu déjà une première atteinte.

Le transport des contagieux doit être l’objet de soins spéciaux ; ces malades ne seront pas amenés à l’hôpital dans la même voiture ([lie les autres malades; les voitures qui auront servi à les trans- [)orter seront désinfectées. La désinfection des voitures ordinaires est difficile; il est à désirer que l’on ait des voitures spéciales, faciles à désinfecter, qui resteront à l’hôjiital, et (jui seront affectées uniquement au transport des contagieux.

Les visites doivent être défendues dans le service des contagieux, .sauf aux parents tes plus [iroches et lorsque les malades sont dans un état gi’ave.

DHL, Des condilions de contagion de la variole, Soc. méd. des hô])., 1870. — Fadvel cl Valun, Rapport sur la propliylaxie des inalad. infectieuses et contagieuses, Congrès internat. d’Iiygiène de Paris, 1878. — Burlureaux, Avantages de l’antisepsie dans les salles des liôp. iniliU, Ann. d’hyg. publ., juin 1889.

1. L. Layeran, Des influences nosocomiales sur la marche et la gravité de la rougeole. Gaz. Iiebdom., 1801. — Sevestre, Etudes de rliniciue infantile, Paris, 1890.

HOPITAUX

IjCS locaux (Icslinés aux opérations de la désiiifeclion seront placés à coté de la buanderie, au fond de riiôpital, non loin dn service des contagieux. Nous verrons plus tard conunent doit ètn' installé le service de la désinfection (Cli. xxi).

On peut construire, pour les ofliciers, un bâtiment spécial ou bien organiser ce service dans le môme bâtiment que les services aénéraux.

Le casernement des infirmiers sera placé dans un bâtiment spécial .

La cuisine, la dépense, la pharmacie, les bains, la lingerie doivent être réunis dans un même bâtiment, au centre de l’hôpital.

Une salle d’opérations, avec tous les perfectionnements aujourd’hui nécessaires, sera installée à proximité des salles de chirurgie; les salles d’opérations des hôpitaux de Rome et de Bucharest })euvent être proposées comme des modèles.

Ariiôjiital militaire de Bucharest, la salle d’o])érations, très bien comprise, est installée dans un bâtiment spécial relié par un couloir à la partie centrale du pavillon du service chirurgical. La salle est demi-circulaire, les murs sont stucqués et peints à l’huile, le sol est revêtu d’une mosaïque vénitienne.

La salle est bien ventilée, éclairée par de grandes fenêtres latérales; elle peut aussi recevoir la lumière d’en haut. Plusieurs lam})es à incandescence permettent d’opérer facilement pendant la nuit.

On trouve dans cette salle deux lavabos, chacun à deux robinets pour eau froide et eau chaude, et un autoclave })Our la stérilisation des instruments et du matériel de pansement. Les armoires pour les instruments sont en cristal et à fermeture hermétique. La table d’opérations est celle de Julliard (de Genève) faite en caisses de zinc que l’on chaulîe à l’aide d’eau chaude.

Près de la salle d’opérations et communi(|uant avec elle se trouvent deux j)etites pièces destinées, l’une au.x pansements, l’autre au dépôt des bandages et aj)pareils.

Les malades sont transportés â la salle d’opérations à l’aide d’un lit mobile â roues.

Tout cela est peint en couleurs claires et d’une propreté parfaite.

Tl est également indispensable d’avoir, dans un bôj)ital, un amphithéâtre pour les autopsies et un laboratoire pour les recherches histologiques et bactériologiques, avec un emplacement j)Our des animaux servant aux expériences. Tjes recherches bactériologiques sont aujourd’hui entrées dans la praticpie courante; il faut qu’un médecin traitant puisse diagnosti(piei’ la (lij)btérie on le choléra en faisant des cultures des bacilles qui sont les agents |)atbogènes de

ces maladies, ([u'il puisse s’assurer de la nature d’un produit pathologique en l’inoculant à des animaux, etc.

Dans l’énumération des dépendances d’un hôpital il ne faut jias oublier les jardins, qui permettent aux malades la vie au grand aiiet l’exercice, et qui par suite jouent un très grand rôle dans l’hvgiène hospitalière. L’hôpital le mieux construit est nécessairement insalubre s’il n’est pas ])ourvu de jardins assez spacieux pour ([ue les malades puissent s’y promener dès que le temps le permet. Les plantations assainissent l’air, la verdure et les tleurs égaient l’aspect toujours triste d’iin hôpital. Dans les pays chauds, l’ombre donnée par les arbres peut être utilisée pour abriter rhôpital contre la chaleur, dans nos pays les arbres doivent être assez éloignés des pavillons de malades pour qu’ils ne mettent obstacle ni à l’insolation, ni à l’éclairage, ni à la ventilation naturelle.

IL Hôpitaux raraqués. — Lu temps de guerre, les hôpitaux civils et militaires deviennent bientôt insuffisants, on est obligé d’improviser des hôpitaux baraqués on sous tentes.

Les hôpitaux baraqués ou sous tentes rendent également de très grands services dans les expéditions lointaines et pendant les épidémies.

A la fin de la guerre de Crimée on avait établi sur le Dospbore et en Crimée des hôpitaux baraqués considérables.

L’hôpital du Dey, à Alger, a été pendant longtemps un hôpital baraqué.

Pendant la guerre de la Sécession, on construisit, aux Etats-Unis, un gi’and nombre d’hôpitaux baraqués; ([uelques-uns l•enfermaienl 2000 à 3000 malades.

En 1870-1871, on a eu souvent recours aux hô[)ilaux baraqués, lant en France qu’en Allemagne. De grands hô|)itaux baraipiés ont été organisés notamment pendant les sièges de Paris et de Metz. Les principaux bô[)itaux baraqués élahlis à Paris étaieni ceux de Courcelles, près du parc Monceaux, du .lardin des Plantes, de Longehamps (li, Passy) et du ljuxembourg.

Depuis 188o on a imaginé plusieurs modèles de baraipies d’ambulance démontables et trans|iortables ; nous avons donc à décrin' deux types de bara(|ues d’hô|)ital : les baraques fixi'sol les baraipies démontables '.

I. Consullfir sur ctill.o (|ii(‘slion, ouiro h's T'i'ail<‘s mililaii’t.' cl les Ira-

vau.'c sur les liôpilau.x déjà cités (p. G8o), (ui parliculii'r celui de Ch. Saraziii, les ouvrages suivaiils : Miciiki, Lkvy, Noie sur les iuipilaux hara(|ués du Luxembourg

HOPITAUX BARAQUÉS

A. Baraques fixes. — Los liùj)il.iux l)ai‘aqués américains, cons- Iriiils j)omlanl la guorr(^ de la Sécession, ont rendu les plus f^-rands services et ils méritent d’al)Ord de nous arretei’.

Les plans i>énéraux de ces hôpitaux étaient très variables. L<‘ plan du West Philadelphia Hospital rappelait d’une façon générale celui de l’hèpital Larihoisière, seulemeni le nombre des |)avillons ({ui tombaient, de cha(]ue côté, sur les galeries latérales élail de 17.

A rhôpital Mac Dougall, la galerie qui faisait communiquer les baraques entre elles présentait la forme d’un fer à cheval (fig. 165), les bâtiments des services administratifs et des sei'vices généraux étaient sur la ligne médiane du fer à cheval.

Fig. 105. — Hôpital baraquO Mac Dougall. Fig. 100. — Hôpital baraquo do llamiitoii.

Plan gdnôral. Plan general.

ijes hôpitaux Lincoln, Mac Clellan, de llam])ton, étaient cons- Iruilsen échelons sur une galerie en forme de Y riuiversé (fig. 166), tous les pavillons étaient parallèles et présentaienl. par suite, la

et (lu .liirrtiti (les Piaules, A7in. d’hjjg. pubL, IfHI, T série, 1. XXXV, p. IIG. — LKKonT, La cliirurgie mililairc, et les sociétés de s(!Cours, Paris, 1872. — MAnv.um, JoEGEit et SAiiouitAUi), Ktu(l(! sur les li(7pilnux bara(|ués, 1872. — Rüiii., Des liôpilaux de eanipagiie l)ara(iués, Arch. de ined. milil., I88:i, I. I. p. 25(1. — Raviînez, Projet de l)aracpic d’ambulance moldle, même flec., 188(1. — Peiussé, NoUs sur le ])avilloii d’li(7l)ital temporaire de l'Uiiiou des femmesde l•’l^■lu(■e, Hevue d’Iii/giène, 1889, p. -117. — Vox ('.OLEU cl Werne», Die Iraiisporlablc La/.areIti llarackc, Berlin. 1890. — Ni.mieii. Sur l’emploi des baraques Lransinirlîddcs, Hevue d'hygiène, 189(1, p. 1032. — Biciiaiui. Précis d’hygiène, Paris, 1891.

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