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EXPERTISE DE L’AIR

se propose d’examiner l’air, après avoir transformé ce local en chambre noire; on se rend assez bien compte ainsi de la quantité des poussières en suspension dans l’air.

L’habitation doit protég-er contre le froid et contre la chaleur, il est donc très important d’étudier quelles sont les variations de température de l’air, surtout dans les salles d’bô})ital, dont la température doit être aussi constante que possible. A cet effet on disposera des thermomètres en différents points et à différentes hauteurs, et l’on fera des observations thermométriques nombreuses et suivies. Un bon moyen consiste à employer un thermomètre enregistreur, on y aura recours toutes les fois qu’on pourra se procurer un de ces instruments.

L’odorat permet d’apprécier assez exactement le degré de viciation de l’air dans une chambre de caserne ou dans une salle d’hôpital. Pour se rendre compte de l’odeur de l’air il faut entrer dans les locaux le matin, avant l’ouverture des fenêtres.

M. Gérardin a proposé de doser les odeurs en procédant de la manière suivante : on remplit d’eau ordinaire un flacon de 10 litres environ, muni d’un robinet à la partie inférieure. Le col du flacon porte un bouchon avec deux tubes recourbés, inégaux, obturés chacun avec une baguette de verre. Pour remplir le flacon de l’air qu’on se propose d’essayer, on enlève l’obturateur du tube le jilus court, on le remplace par un tampon d’ouate, qui arrête les poussières en suspension dans Pair, et on ouvre le robinet.

Quand l’eau est complètement écoulée, on remet en place l’obturateur du tube qui a servi à l’entrée de Pair, on retire celui du tube qui plonge au centre du flacon, et l’on met ce dernier tube en communication avec un ballon dans lequel on fait bouillir de Peau. La vapeur pénètre dans le flacon, et s’y condense. Après un quart d’heure environ, quand la rosée ruisselle sur les parois intérieures du flacon, on arrête la vapeur, on lave à plusieurs rej)rises avec Peau distillée, et l’on dose la matière organique de cette e.au avec une liqueur titrée de permanganate de [)otasse. {Revue d'hygiène 189o, p. 597.)

En procédant de cette manière, on dose, non pas les odeurs, mais la matière organique volatile, odorante ou non, qui se trouve dans Pair; comme, en ce qui concerne les mauvaises odeurs des habitations collectives, il doit y avoir en général un rapport direct entre l’odeur de Pair et la quantité de matière organique volatile qui s’y trouve, il est possil)le que le procédé imaginé par M. Girardin puisse rendre des services pour l’expertise de Pair.

2“ Analyse chimique. Dosaye de li acide carbonique. — Le dosage de l’acide carbonique contenu dans l’air d’un local lialiité fournit des indications très utiles sur le degré de viciation de l’air.

Le plus exact des procédés do dosage de l’acide carbonique de l’air consiste dans l’emploi de l’appareil de Régnault. On fait barboter une grande quantité do l’air à analyser dans une solution de potasse ; l’augmentation de poids des barboteurs à la fin de l’opération indique la quantité d’acide carbonique qui existait dans l’air.

L’appareil de Régnault, difficile à monter, ne peut être employé que dans un laboratoire ; il est nécessaire do faire des pesées très exactes, des corrections, etc. Aussi a-t-on cherché des procédés plus simples et plus rapides.

Pour doser l’acide carbonique de l’air, M. Grébant fait barboter lentement l’air dans de l’eau de baryte claire qui fixe l’acide carbonique, il déplace l’acide carbonique en ajoutant un peu d’acide chlorhydrique et il dose sur le mercure l’acide carbonique qui se dégage. Ce procédé exige encore des manipulations assez longues et des calculs de corrections (Ghéiiant, Les gaz du sang in Encyclop. de Léauté).

Le procédé de dosage de l’acide carbonique de l’air le plus employé par les hygiénistes est celui de Pettenkofer. On se sert de deux solutions titrées d’hydrate de baryte et d’acide oxalique; la quantité d’acide oxalique de cette dernière solution est calculée de manière qu’un centimètre cube corresponde à un milligramme d’acide carbonique.

Un flacon bien jaugé, de cinq litres environ de capacité, est rempli, à l’aide d’un soufflet, avec l’air à expertiser; à cet effet, on insuffle dans le flacon, cinq fois environ autant d’air qu’il peut en contenir. On introduit 100'^ de la solution de baryte, avec quelques gouttes de teinture de curcuma, on ferme le flacon, on agite vivement à plusieurs reprises et l’on attend di.x à quinze minutes. On ajoute alors, à l’aide d’une burette graduée et goutte à goutte, la solution titrée d’acide oxali(|ue; lorsque toute la baryte a été neutralisée, la teinte brune du curcuma passe au jaune clair, on note combien de centimètres cubes de la solution d’acide oxalique ont été employés. L’acide carbonique existant dans l’air du flacon a neutralisé une certaine (|uanlité de baryte, il faut donc employer une quantité moindre de la solution d’acide oxalique pour neutraliser la baryte que quand on opère sur une solution de baryte qui n’a pas été soumise au préalable à l’action de 1 air, et surtout (l’un air vicié.

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A l’aide d’un calcul très simple on détermine la quantité d’acide carboni(|ue qui existait dans l’air du llacon.

Le [U'océdé de Hesse est encore plus ])rati([ue. Hesse renq)lace la teinture de curcuma par une solution alcoolique d’acide rosolique (acide rosolique, 1 gr. dans alcool à 80" 500 gr.), qui, d’un beau rose dans les solutions alcalines et incolore dans les solutions neutres, passe au jaune d’or dans les solutions acides; de })lus Hesse emploie une solution d’acide oxalique titrée de telle sorte <ju’un centimètre cube de la solution représente un centimètre cube d’acide carbonique, ce qui évite la transformation du poids de l’acide carbonique en volume.

On se sert d’un llacon de deux litres de capacité, bouché hermétiquement avec un bouchon de caoutchouc percé de deux trous garnis de tubes de verre pleins qui peuvent être enlevés pour permettre l’introduction des liquides.

On prépare les deux liqueurs titrées suivantes :

Liqueur titrée de baryte ; hydrate de baryte, 1 gr. G15, chlorure de baryum, 0 gr. 085, eau distillée, 1 litre.

Liqueur titrée d’acide oxalique : acide oxalique 5 gr. G325 «lans 1 1. d’eau; un centimètre cube de cette solution représente un centimètre cube d’acide carlionique.

On remplit le flacon avec l’air à examiner, comme il est dit plus haut, et on le bouche. A l’aide d’une pipette, qu’on introduit dans un des trous du bouchon, on verse dans le llacon 20'^ de la liqueur de baryte que l’on colore à l’aide de quelques gouttes de la solution d’acide rosolique; on ferme le bouchon en remettant en place la baguette de verre (jui avait été enlevée, on secoue à plusieurs reprises et l’on al tend une demi-heure. A l’aide d’une burette graduée, munie d’un robinet, on verse alors goutte à goutte, dans le flacon, la solufion titrée d’acide oxalique jusqu’à ce que le liquide se décolore. On lit sur la burette le nombre de centimètres cubes emjiloyés; il en a fallu 17 par exemple, tandis (ju’antérieurement la solution n’était saturée (|ue par 2Ü'''; l’acide carbonique de l’air renfermé dans le flacon a servi à neulraliser la quantité de solution alcaline iph aiqiaravant l’était [>ar 3'“ de solution d’acide oxalique, d’où l’on ])Out conclure (|ue deux litres de I air analysé contiennent 3'“ d’acide carbonique.

Il est utile de répéter deux fois l’opération, afin <le bien déterminer le moment où la liqueur se décolore; comme on sait, d après la première o[)érafion, quand cette décoloration doit se jiroduire, on peut aller très lentement à ce moment.

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Des Labiés dressées à l’avance permellenl de faire les corrections relatives à la température et à la pression.

Les procédés de dosage de l’acide carbonique de A. Sinitb et de Wolpert sont basés sur ce principe, que plus il y a d’acide carbonique dans l’air, moins il faut de cet air pour troubler l’eau de baryte ou l’eau de chaux.

L’appareil de Wolpert, très portatif, se compose : 1“ d’un petit tube en verre de 0 m. 12 de long et 0 m. 012 de diamètre, dont le fond, en porcelaine opaque, porte un chiffre en noir. Un trait noir indique sur le tube la limite supérieure que doit atteindre l’eau de chaux (3''’) ; ce tube se place sur un petit pied en bois lorsqu’on procède à l’analyse de l’air ; 2“ d’une poire à air en caoutchouc de 28"'* de capacité montée sur un tube de verre.

On opère de la manière suivante, après s’être transporté dans le local dont on veut analyser l’air ; on verse de l’eau de chaux bien limpide dans le tube jusqu’au repère, on remplit à plusieurs reprises la poire en caoutchouc avec l’air, puis on introduit le tube de verre jusqu’au fond de l’éprouvette et, en pressant lentement sur la poire en caoutchouc, on fait barboter l’air dans l’eau de chaux. On retire alors le tube en ayant soin de ne cesser la compression sur la poire en caoutchouc que quand le tube est sorti de l’éprouvette, afin que l’eau de chaux ne se précipite pas dans la poii’e; on répète cette opération jusqu’à ce que l’eau de chaux se trouble suffisamment pour rendre indistincts les chiffres tracés sur le fond du tube.

Le nombre de remplissages du ballon nécessaire pour troubler l’eau de chaux étant connu, une table indique la quantité d’acide carbonique contenue dans l’air.

Si l’eau de chaux se trouble après dix remplissages du ballon, l’air est impur, hygiéniquement irrespirable (il contient 2 p. 1000 d’acide carbonique); entre 10 et 20 remplissages, l’air peut être respiré, mais seulement pendant un temps très court. Dans les salles, de malades, l’eau de chaux ne doit se troubler qu’après 30 remplissages.

Il faut avoir soin de remplir la poire en caoutchouc avec de l’air qui n’est pas souillé par la respiration de l’opérateur.

Cet appareil ne donne que des résultats approximatifs.

Petterson et Palmquist ont imaginé, pour le dosage de l’acide carbonique de l’air, un ajipareil (jui est d’un emploi facile. Le procédé est basé sur l’absorption (le l’acide carboniijue par la potasse; une disposition ingénieuse de l’appareil permet de compenser les

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erreurs dues aux variations de pression et do température dos gaz soumis à l’analyse et, l’absorption de l’acide carl)oni(|ue tei-minée, une simple lecture sur une échelle graduée suffit })our détci-miuer la teneur de l’air ou acide carbonique.

Un (juart d’heure suffit pour faire une analyse, et les résultats obtenus sont très précis.

L’appai'eil de Petterson est difficile à déplacer, mais on peut remplir des récipients avec l’air à examiner et les transporter au laboratoire pour faire l’analyse *.

On déterminera le degré hygromélrique de l’air à l’aide d’un des hygromètres en usage.

3» et 4“. Examen histologique et bactériologique des poussières en suspension dans l'air — Les premières recherches précises sur les germes de l’air, recherches fondamentales, qui ont ruiné à tout jamais la doctrine de la génération spontanée, sont dues à Pasteur.

Dans ses premières recherches. Pasteur filtrait, sur une bouri'e de coton-})oudre stérilisée, une certaine quantité d’air, il dissolvait ensuite la hourre dans de l’alcool éthéré ; les germes tombaient au fond du vase; on pouvait les recueillir et les examiner au microscope. D’autre part. Pasteur lavait avec de l’eau stérilisée la bourre de coton-poudre qui avait servi à filtrer l’air; les germes qu’elle avait arrêtés au passage s’en détachaient et ensemençaient l’eau. Portés dans des bouillons de culture stérilisés, ces germes se développaient et devenaient apparents.

1. OïTo Petterso.n iind A. Pai.mquist, Ein traglmrcr .Vi)paral ziir Roslimniung des Kohlensaurcgelialls der Liifl. Berichle der deiUschen Chemischen Gesellscha/'t, Berlin, 1887, p. 21^0. — Max Teicii, Archiv. f. Ihjrjiene, 1893, Bd. XIX, p. 38, anal, de Besson in lievite d’hygiène, ISOi, p. 0o3.

2. Pasteur, Ann. de chim. et de phys., 1802, 3° série, t. LXIV, p. 5. — .Miquel, Les organismes vivants de raLinosphérc, Paris, 1883, et Annuaire de l’Observatoire de Montsoiiris, de 1880 à 1887. — Seiilen, FnrschrUle der Medicin, 1884, p. 583. — Hesse, Mittliciinngen ans dem K. Gesundheitsamte, 1884, II, p. 182. — A. Gautieh, L’air, ses impuretés et ses microbes, Revue scienüfique, 1'”' mai 1880. — P. Fhan- KLASi), Philosoph. Transacl. of lhe R. Society of London, 1887, p. 113. — Pktui, Zeilschr. f. Ilyyiene, 1887, p. I. — Maumel, Bccli. microsc. sur l’éliologie ilu paludisme, Paris, 1887, p. 70, et /l?’c/i. de mtid. nav., 1887, ]i. 282. — Miquel, Des procédés usités pour le dosage des bactéries atmosphériques, Ann. de l’inst. Pasteur, 1888, p. 304, cl De l’analyse microsc. de l’air au moyen des liltres solubles, Ann. de microyraphie, 15 janv'. 1889. — Stiiaus et Wuirrz, Sur un procédé perfectionné d’analyse bactériologi(|ue de l’air. Ami. de t’inst. Pasteur, 1888, p. 171. — F. Hueppe, Die metlioden der IlaUterien Forschung, 1891, p. 475. — Gahnkli.ey et Wilson, Nouvelle méthode pour la numération des microbes de l’air. Anal, in Revue d’hygiène, 1889, ]). 203. — Steiin, Inllucnce de la ventilation sur les microbes en suspension dans l’air. Analyse in Ann. de l’inst. Pasteur, 1889. — Lavehan, Description d’un nouvel aéroscope. Soc. de biologie, 24 janv. 1891. — Procédé de M. Miquel pour l’analyse de l’air. Revue d’hygiène, 1895, p. 404.

Pasteur s’est servi ensuite lie ballons remplis au tiers avec (lu bouillon de culture; on fait bouillir et l’on ferme en (*tirant le col des ballons, alors que le Iiouillon est encore très cliaud; le vide se trouve fait ainsi dans une certaine mesure. Les ballons sont transportés dans l’endroit dont on veut examiner l’air; on casse le col de chaque ballon et, après (|ue l’air a pénétré, on le ferme de nouveau. Les ballons sont mis à l’étuve et le bouillon se trouble dans les ballons qui ont été ensemencés.

D’après le nombre des ballons qui restent stériles, on peut dire si les germes en suspension sont nombreux ou rares.

C’est par ce procédé que Pasteur a réussi à démontrer que Pair des montagnes, des caves profondes, des chambres closes où l’air n’a pas été agité depuis longtemps, est généralement impropre à faire fermenter par son contact ou à ensemencer les liquides les plus fermentescibles.

En 1868, Lemaire a fait, sur l’existence des germes dans l’air des chambres des casernes, des recherches que nous devons rappeler ici bien (ju’elles n’aient plus qu’un intérêt historique. Lemaire se servait d’un appareil à réfrigération, espèce d’entonnoir fermé à sa partie inférieure et rempli de glace, qui était suspendu le matin au milieu d’une chambre du fort de l’Est (à Paris) ; la vapeur d’eau contenue dans Pair se déposait sur les parois de l’entonnoir et s’écoulait dans un petit récipient placé au-dessous. L’eau, examinée deux heures après sa condensation, contenait, dit Lemaire, de petits corps diaphanes, sphériques ou cylindriques. Six heures plus tard ces corps étaient en bien plus grand nombre, on y trouvait également des infusoires, des sjiores et des bactéries. La vapeur condensée à Pair libre dans la cour voisine et recueillie à ' la môme hauteur que dans la chambre ne contenait, au bout de ijuarante-buit heures que quelques bactéries.

La condensation de la vapeur d’eau par le froid ne permet de i-ecueillir (ju’un très petit nombre de. germes atmosphériques, aussi •ce procédé a-t-il été complètement abandonné.

On s’est servi ensuite de pla(|ues enduites d’un liquide sirupeux (glycérine, eau sucrée), (jui étaient sini[)lement exposées à Pair. Les poussières atmosphériques se déposent sur ces plaques, mais en petit nombre.

Tj’aéroscope de Pouchet se compose d’une [letite boîte en verre, avec couvej'cle mobile, fermant bermétiipiement au moyen d’ini ])as de vis. Au centre de la boîte deux sup|)orts permettent de |)lacer une lamelle de verre enduite d’eau sucrée. Le couvercle est

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traversé par un tube dont l’oritico inférieur, lors(|ue le eouvercle est (Ml place, se trouve à (juebjues luilliiuèlres sculeiiieul de la laïuelle (b'A’erre. Un aulre tube sert à faire ras|)iraliou de l’air. Lors(|ue ce dernier tube a été mis eu ra[)port avec un aspirateur, l’air aspiré vient déposer la jiliipart des particules eu suspension à la surface de la lamelle de verre.

L’aéroscojie do Scbocuauer diffère peu de l’aéroscope de Poucbet.

Pour faire l’asjiiratiou ou peut se servir do grands vases d’une contenance connue, remplis d’eau, ou mieux d’une trompe à eau (|ui permet de faire passer une grande quantité d’air dans l’aéroscope; un compteur à gaz placé à la suite de l’aéroscojie indique, dans ce dernier cas, la (juantité d’air qui a traA'orsé l’ap[)areil.

Lorsqu’on examine les poussières qui ont été recueillies de cett(‘ manière dans une salle de caserne ou d’hôpital, on y trouve beaucoup de poussières de charbon, des grains d’amidon, des fibres textiles, des cubes de sel marin, des lamelles de gy|>se, des pollens en été, des débris A'ég-étaux (trachées, etc.), des s[)ores cryptogamiques et un grand nombre de microbes (ju’il n’est j»as possible de déterminer par l’examen histolog'ique direct; ici, comme pour l’expertise de l’eau, il est indispensable de recourir à Vanalyse bactériologique.

Les procédés qui ont été imaginés pour recueillir les g’ermes de l’air en vue de l’analyse bactériologique sont au nombre de trois :

1“ Un filtre l’air sur des substances [)ulvérulentes ou sur des bourres sèches;

T On recueille les g'erines directement sur un milieu de culture solide et suffisamment adhésif pour les arrêter;

fp On fait barboter l’air dans de l’eau ou dans d’antres li(piide.s ou substances liquéfiées.

1. Frankland s’est servi de bourres de coton de A'erre ■disposées dans des tubes portant deux étranglements (fig. 17Ü). L’aspiration se fait en D; les germes de l’air se déposent sur la bourre A, la bourre A' sert de bourre de sûreté.

Pour stérilisoi’ l’appareil on met en B et C des bouchons d’ouate ({u’on retire lorsqu’on veut faire une expérience.

On fait passer au travers de l’appareil une quantité d’air connue; les bourres de coton de verre sont aloi’s retirées Fi?. 175. et écrasées dans de la gélatine qui sert à préparer des cidtures dans des A'ases de Peiriou, d’ajirès la méthode d’Esmarcb, dans le ballon qui a servi à mélanger la gélatine et les bourres.

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Le colon de ven'e se divise mal dans la gélatine, il se forme un magma d’aspect laiteux dans lequel on distingue assez difficilement les colonies.

Pétri filtre l’air sur du sable blanc qui a, sur le coton de verre, l’avantage de se mélanger facilement à la gélatine. Le sable est emprisonné entre des toiles de cuivre à mailles très fines (fig. 176). L’appareil est d’abord stérilisé. L’aspiration se fait en D; l’air arrive en B et se dépouille de la plupart de ses germes sur le sable qui se trouve en A, le sable qui est en A' sert de bourre de sûreté. L’opération terminée, le sable et les toiles métalliques sont répartis dans des cristallisoirs avec de la gélatine de culture.

La numération des colonies n’est pas facile dans la gélatine mélangée au sable et aux toiles métalliques.

M. le professeur A. Gautier s’est servi, pour recueillir les germes atmosphériques, d’un tube de verre étroit (fig. 177) ouvert aux deux bouts (d portant une ampoule (/'); à un centimètre an-dessous do cette ampoule, le tube se rétrécit en un étranglement pres({ue capillaire ; dans la partie du tube qui suit l’étranglement, on place un peu de coton de verre (c), on verse dans l’ampoule 1 décigramme environ de sulfate de soude pur déshydraté, en poudre assez fine (s).

Au moment de l’expérience, on llambe le tube et lorsqu’il est refroidi, on commence l’aspiration. Quand on juge que le volume d’air qui a traversé l’ajipareil est suffisant, on enlève le tube et, s’il doit être transporté, on ferme ses deux extrémités à la cire rouge.

Pour ensemencer les germes, on dissout le sulfate de soude dans du bouillon stérilisé (|ui, mélangé à la gélatine, sert à prépareides cultures en plaques; comme le sulfate de soude se dissout facilement, rien ne gêne la numération des colonies.

Salomonsen em[)loie un simple tube effilé (pii est rempli de .sulfate de soude. Lorsque le passage de l’air est terminé, le sulfate de soude est mélangé à de la gélatine fondue dans laquelle il se dissout.

Ce procédé est excellent quand on ne peut pas procéder à l’ensemencement immédiat des germes.

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