On peut exposer dans le local dont on veut examiner l’air
Fig. 176.
Fig. 177.
EXPERTISE DE l’aiR
<les cristallisüirs rcnfennaiiL de la gélaliiie de culture (procédé de Kocli). Les cristallisoirs sont découverls pendant un temps donné, puis on les couvre et on les porte à l’étuve. On ne recueille ainsi <{u’nn petit nombre de germes et on ne sait ]ias dans quelle quanlité d’air ils étaient contenus. •
liesse s’est servi de tubes en verre de 0 m. 70 de long, garnis de gélatine de culture, dans lesquels il faisait passer, au moyen d’un aspirateur, une quantité d’air connue.
Ces grands tubes sont difficiles à stériliser, de plus on ne peut faire passer l’air que très lentement; nous croyons inutile d’insister sur ce procédé qui est peu pratique.
^I. Miquel se sert, pour recueillir les germes contenus dans une petite quantité d’air et pour les comjder,
<l’un flacon coni({ue de 0 m. 08 de diamètre à sa base, muni de deux tubulures l et i'
(fig. 178); la tubulure t est garnie de deux tampons d’ouate stérilisée <]ui font l’office de témoins. On verse dans ce flacon une certaine quantité de gélatine de culture, qu’on laisse refroidir en inclinant le vase suivant le tracé indiijué dans la figure. La tubulure C est fermée par un bouchon traversé ])ar une tige de verre de 0 m. 001 à 0 m. 002 de diamètre dont la pointe doit faire saillie au-dessus de la gélatine; lorsqu’on retire le bouchon et la tige, celle-ci laisse dans la gélatine un canal très étroit qui fait communiquer l’intérieur du flacon avec l’extérieur. On aspire lentement par la tubulure /, de manière à faire passer 1 1. d’air en 3 minutes. Quand on a fait passer une quantité d’air suffisante, on ferme la tubulure t' avec un bouchon de liège flambé et l’on place le flacon dans une étuve à 38°, la gélatine fond, on l’agite puis onia laisse se solidifier. Il est facile de compter les colonies qui se développent dans la gélatine comme on les compterait dans une fiole d’Krlenmayer.
On ne peut faire passer dans l’appareil qu’une petite ([iiantité d’air (8 à 10 1.); de plus il est ])robable qu’un certain nombre de germes sont arrêtés dans la tubulure t avant de s’engager dans le canal très étroit creusé dans la gélatine.
3. 11 CS facile de recueillir les germes almosi»bériques en faisant barboter l’air dans de la gélatine de culture li(|uéfiée ou dans l’eau.
Von Seblen, F. Ilueppe, Straus et Wurtz ont employé le premier de ces procédés.
Ij’appai'cil imafi'iné par MM. Siraiis et AVurtz secompo.sc : 1° d’un large tube de verre A (fîg. 179) ouvert à rime de ses exlrémilés, rétréci et fermé à l’autre, à la partie supérieure vient s’ouvrir une petite tubulure latérale D [)résentant un étranglement au-dessus et au-dessous duquel on met de petites bourres de coton fj\ 2“ d’un deuxième tube effilé à sa partie inférieure (jui descend jusque dans le cul-de-sac inférieur du [iremier et qui, renflé près de sa [lartie supérieure C, oblitère l’orifice supérieur du premier tube; on met en (?, un petit bouchon d’ouate. Après avoir stérilisé l’appareil dans le four à flamber, on y verse 10°^ de gélatine fondue additionnée d’une goutte d’buile. Le tout est stérilisé pendant 15 minutes à l’autoclave à llo".
Pour faire fonctionner l’appareil on fait fondre la gélatine à 30”, on enlève les bourres e et /' et la tubulure 1) est mise en rapport aA'OC un aspirateur: l’air aspiré vient barboter dans la gélatine. L’o]>ération terminée, on remet en place la bourre e et l’on aspire à plusieurs reprises la gélatine dans le tube C. de manière à entraîner les germes qui s’y sont déposés; à l’aide d’un fil de platine on fait tomber la bourre g dans la gélatine, on agite, puis en se servant du tube C comme d’une pipette, on fait avec la gélatine des cultures en plaques ou bien on enroule la gélatine dans le tube A.
Pour empêcher la gélatine de se solidifier pendant l’opération il suffit de garder dans la main la partie inférieure du tube A.
On ne peut faire passer dans l’appareil qu’une petite ipiantité d’air et assez lentement; dès que l’air arrive en abondance, la gélatine mousse malgré l’addition d’Iuiile, et si la mousse atteint la bourre l’opération est perdue; d’autre part les gouttelettes d’huile qui se trouvent dans la gélatine sont gênantes pour la numération des colonies.
Il est facile d’improviser un barboteur à eau pour recueillir les germes en suspension dans fair. On prend un tube un peu plus large que les tubes à essai ordinaires, aiupiel on adajile un bouchon en caoutchouc }»ercé de doux trous; dans l’un des trous, on fait passer un tube en verre qui descend jusqu’à la partie inférieure du tube à essai et (jui doit servir à l’entrée de l’air, le deuxième Irou reçoit un tube beaucoup [ilus court (jui est mis en. rapport avec l’as|)irateur lorsqu’on veut faire fonctionner l’apiiareil. Après avoir
EXPERTISE DE L’aIR
introduit 10'^ d’eau dans le barboteur, on le stérilise, puis on fait [)asser une quantité d’air déterminée.
On peut faire à cet appareil un reproche, c’est qu’il n’arrôte pas tous les germes. Lorsque de grosses bulles d’air traversent l’eau les poussières qui se trouvent au centre des bulles i)euvent s’échapper en même temps que l’air.
Le barboteur à eau de M. Miquel est constitué par un petit matras de verre (fig. 180). Le col du matras, que l’on peut fermer par un capuchon tubulé et rodé c, se prolonge presque jusqu’au fond du vase, en s’effilant ; la tubulure a garnie d’une double bourre d’ouate est mise en communication aA'ec un appareil aspirateur. Une seconde tubulure latérale b, recourbée, effilée et fermée durant la prise d’air, est destinée, à la fin de l’expérience, à permettre la distribution de l’eau dans les milieux de culture.
Après avoir fait passer dans l’appareil un volume donné d’air, on ensemence par gouttes ou par grammes, avec l’eau chargée de germes, des ballons renfermant du bouillon ou de petits matras renfermant de la gélatine.
Un certain nombre de germes ne sont pas retenus par l’eau, il faut donc mettre une bourre de sûreté à la tubulure a, noyer cette bourre dans l’eau à la fin de l’opération et l’y dissocier; les germes adhèrent facilement aux particules solides en suspension dans l’eau, il y a donc là une cause d’erreur, d’autre part, à l’aide de la tubulure b il est difficile de prendre exactement la quantité d’eau (jue l’on veut ensemencer.
Nous nous servons d’un barboteur qui est représenté dans la figure 181. Deux tubes en verre A et B, un peu plus larges que les tubes à essai ordinaires, sont réunis vers leur partie supérieure par un tube C.
La branche A est fermée à l’aide d’un bouchon en caoutchouc percé d’un orifice dans lequel on introduit le tube D dont l’extrémité inférieure, légèrement effilée, descend à quelques Lavehan, llyg. milH. 42
millimètres du fond de la branche A. A l’extrémité supérieure du tube D, on adapte, à l’aide d’un morceau de caoutchouc I, un tul)e en verre H fermé à son extrémité libre par un petit tampon d’ouate. Un trait gravé sur la branche A indique le niveau de 10'“ d’eau lorsque le tube D a été retiré.
La branche B est fermée à l’aide d’un bouchon de caoutchouc percé d’un orifice dans lequel on introduit une pipette graduée E. L’extrémité inférieure de la pipette descend à un centimètre environ du fond de la branche B ; l’extrémité supérieure est fermée avec un petit tampon d’ouate.
Ap rès avoir versé 10'“ d’eau filtrée dans la branche A, on stérilise, en ayant soin de desserrer les bouchons de caoutchouc lorsqu’on introduit l’appareil dans l’autoclave et de les enfoncer lorsqu’on l’en retire.
Pour faire fonctionner le barboteur, l’extrémité supérieure de la pipette est mise en communication avec un aspirateur; on enlève alors le tube H avec le caoutchouc qui le rattache au tube D et l’on fait passer une quantité d’air donnée, 50 1. par exemple. L’air, après avoir barboté dans l’eau, s’échappe par le tube G, puis parla branche B et par la pipette graduée.
L’opération terminée, on remet en place le tube H et l’on fait monter à plusieurs reprises l’eau dans le tube D en aspirant à l’extrémité K. Il est important de bien laver le tube D dans lequel s’arrêtent bon nombre de germes, cela est facile grâce à l’adjonction du tube H.
Après avoir enlevé le tube H, on secoue l’appareil et l’on fait passer à plusieurs reprises le liquide de la branche A dans la branche B et inversement, de manière à bien laver les parois de l’appareil et à opérer un mélange complet.
En dernier lieu, l’eau est réunie dans la branche B, et à l’aide de la pipette E, on prélève l'“ d’eau qui sert à ensemencer de la gélatine.
La numération des germes se fait par le procédé qui a été indiqué page 333 ; l’analyse bactériologique de l’air est ramenée à celle de l’eau.
Lorsqu’on fait fonctionner le barboteur pendant une heure ou plus, il est nécessaire de maintenir l’eau à 0°; afin d’empêcher la multiplication des germes, il suffit de mettre de la glace dans le vase où se trouve le barboteur.
On ])eut enfin recueillir directement les poussières. On frotte légèrement la partie supérieure des murs aA’ec des tampons d’ouate
EXPERTISE DE l’aIR
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stérilisée qui sont ensuite lavés dans l’eau stérilisée; l’eau de lavage sert à faire des cultures en plaques ou bien elle est injectée à des animaux; c’est par ce procédé que Cornet a réussi à démontrer la présence des bacilles de la tuberculose dans la poussière des chambres habitées par des tuberculeux.
Le nombre des germes de l’air est très variable.
Sur les hautes montagnes et au-dessusde la mer, les germes disparaissent presque complètement; on comprend facilement que l’atmosphère marine en contact incessant avec une vaste étendue d’eau, se dépouille de toutes les particules en suspension.
Dans les villes, le nombre des germes, dans la partie inférieure de l’atmosphère, est beaucoup plus considérable que dans les campagnes; c’est dans l’air .des habitations collectives, des hôpitaux en particulier, qu’on trouve le plus de germes.
Nous empruntons les chiffres suivants à M. Miquel [Annuaire de Montsouris 'pour 1883).
Microbes par mètre cube.
Air de la mer Atlantique (Miquel et Moreau)
pris à plus de 100 kilomètres des côtes 0,6
Air pris à moins de 100 kilomètres des côtes
(moyenne) 1,8
Air des hautes montagnes (de Freudenreich) 1 à 3
Air de Paris au sommet du Panthéon 200
Air du parc de Montsouris (moyenne cLe 5 ans) 480
Air de la rue de Rivoli (moyenne de 4 ans) 3 480
Air des maisons neuves de Paris, 1883 4 500
Air des égouts de Paris, 1880 6 000
Air des vieilles maisons à Paris 36 000
Air du nouvel Hôtel-Dieu (Paris, 1880) 40 000
Air de l’hôpital de la Pitié (intérieur) 79 000
On donne en général, pour les microbes de l’air, le nombre par mètre cube, tandis que pour les microbes de l’eau on le donne par centimètre cube-, le nombre des germes est, en effet, beaucoup moins grand dans l’air que dans l’eau.
Pour un même endroit, la numération des germes donne souvent des résultats très différents suivant les moments où elle est faite. Dans les lieux habités qui nous intéressent tout spécialement, les différences observées tiennent surtout à la tranquillité ou à l’agitation de l’air. Dans une chambre bien close, inhabitée depuis quelque temps, tous les germes se déposent; au contraire, dans une chambre habitée, les poussières sont mises sans cesse en mouvement.
Dans une salle d’école le nombre des germes de l’air, peu consi-
déraille lorsque la salle est vide depuis quelque temps, augmente beaucoup au moment de la sortie des écoliers (Hesse).
Si l’on fait la numération des germes dans une salle d’hôpital,, lorsque l’atmosphère est tranquille, et si l’on ré[»ète l’expérienci' au cours d’un nettoyage, on constate qu’à ce moment le nombre des germes augmente dans une proportion considérable; l’action de balayer, de frotter les parquets, d’épousseter, de secouer tapis et rideaux, a pour effet de remettre en circulation un grand nombre de germes (Straus et Wurtz).
Voici les résultats de quelques numérations faites par nous dans une salle de malades du Val-de-Grâce :
1“ Numération pendant la visite du matin alors que l’atmosphère est calme : 16 200 germes par mètre cube d’air;
2“ Numération dans la même salle au moment du nettoyage : 37 200 par mètre cube d’air.
Numérations faites dans une autre salle :
1° Atmosphère calme, pendant la visite du matin : 1 1 SOO germes par mètre cube d’air ;
2“ Pendant le nettoyage de l’après-midi : 43 000 germes par mètre cube d’air.
Parmi ces germes remis sans cesse en circulation, beaucouj) sont dangereux; il faut donc s’efforcer d’éviter ces nuages de poussière qui se produisent quand on balaie à sec, quand on passe les planchers à la paille de fer, quand on secoue les tapis ou les paillasses, quand on brosse les effets d’habillement et les chaussures dans les chambres, etc. Nous avons indiqué précédemment les principales mesures à prendre dans les casernes et dans les hôpitaux, pour parer à ce danger.
Stern a cherché à déterminer quelle était l’influence de la ventilation sur les germes en suspension dans l’air d’uqe chambre; à. cet effet, il produisait dos nuages do poussières provenant de cultures du B. megalerium, dans un local ventilé avec un courant d’air d’une vitesse connue.
D’après Stern, avec une vitesse de ventilation qui renouvelle l’air deux ou trois fois par heure, l’air ne se débarrasse pas plus vite des germes en suspension que s’il avait été laissé immobile. Pour obtenir des effets marqués, avec les poussières étudiées, il faut avoir recours à une ventilation exagérée qui renouvellerait l’air six à sept fois par heure. A plus forte raison la ventilation est-elle sans action sur les germes qui sont déposés sur les planchers et sur les murs.
DU CUBE d’air dans LES CHAMBRES
Les conditions dans lesquelles Stern s’est placé étaient évidemment peu favorables, les cultures de B. megcUerium desséchées et broyées avec lesquelles il opérait ne donnaient qu’une poussière bien grossière, si on la compare aux poussières atmosjdiériques ordinaires (Anal, du travail de Stern, in Ann. de Vinslüul Pasteur, •1889, p. G16). Le but de la ventilation n’est pas d’ailleurs d’enlever les g'ermes qui se trouvent dans les locaux habités.
III. Du CUBE d’air dans LES CHAMBRES DES CASERNES ET DANS LES SALLES DES HOPITAUX. DaNS QUELLE MESURE DOIT SE FAIRE LE RENOUVELLEMENT DE
l’air ‘. — Dans les habitations particulières, alors que chaque habitant dispose d’une ou de plusieurs pièces munies en général de cheminées, il n’est pas nécessaire de se préoccuper du cuhe d’air, ni de la ventilation.
Il n’en est pas de même dans les habitations collectives; si l’on se contentait de dire aux architectes : vous donnerez le plus <ràir qu’il vous sera possible; chacun serait libre d’interpréter cette vague formule à sa guise et l’on aurait, comme autrefois, Jes casernes dans lesquelles le cube d’air serait réduit à 5 ou par homme et dans lesquelles la ventilation ne serait pas assurée.
Il est donc indispensable de fixer le cube d’air qui doit être alloué à chaque homme dans les casernes, à chaque malade dans les hôpitaux et la quantité d’air qui doit être fournie, par heure et par homme, pour renouveler l’air vicié. Bien entendu on ne lixe que des minima, et toutes les fois qu’on peut dépasser le tau.x des allocations réglementaires, au point de vue du cubage des salles ou du renouvellement de l’air, cela n’en vaut que mieux.
Soit une caserne neuve; il s’agit de savoir combien d’hommes on peut y loger sans produire rencomhrement.
d. Leblanc, Rech. sur la compos. de l’air confiné, Ann. de chimie et de physique, 1842, l. V, p. 223, et Rapport sur le volume d’air à assurer aux hommes de troupe dans les chambres des casernes, 7uéme Recueil, 1849, t. XXVII, p. 373. — Lassaione, Recherches sur la compos. de l’air recueilli dans une salle close où ont respiré beaucoup de personnes, Ann. d'hyy. publ., 1846, l'” série, t. XXXVl. — Papillon, De la ventilation appliipiée à l’hygiène milit., Ann. d’hyg. publ., 1849, 1” série, t. XLl. — Pettenkofeh, Ueber den Liiftwechsel in Wohngebiiuden, München, 1838. — -Moiun, Études sur la ventilation, Paris, 1803, et Manuel pratique de la ventilation et du chauffage, 2“ édit., Paris, 1874. — Coulieii, Ventilation économi(jue et chauffage, Ann. d’hyij. publ., 1873. — Layet, Note sur les coefficients d’aération. Revue d’hygiène, 1880. — Cii. Hemsciieu, Vallin, IIudelo, E. Tiiklat, Discussion sur les coefficients d’aération. Soc. de méd. publiiiue et Revue d'hygiène, 1881. — E. Vallin, Contrôle expérimental du théorème de Donkin, Lenz et Herscher sur les coefficients de ventilation. Revue d'hygiène, 1883. — Cii. Heiisciieii, IIudelo, Lunieb, Discuss. sur les coefficients de ventilation. Revue d'hygiène, 1883. — E. Beutin-Sans, Art. Ve.ntilation, Diction, cncyclop. des sc. méd. — Aiinould, Nouv. élém. d’hygiène.
Autrefois on mettait dans les chambres autant de lits qu’on pouvait en placer, en laissant entre eux un intervalle de 0 m. 2ü.
Dans ces conditions, surtout si les chambres étaient peu élevées, rencombrement était inévitable.
On a cherché à établir quelle était la surface qu’on devait attribuer à chaque homme dans une caserne et l’on a calculé cette surface tantôt en tenant compte seulement des terrains bâtis, tantôt en tenant compte des terrains bâtis et non bâtis b
La Commission anglaise du casernement estime que le minimum de terrain à allouer à chaque homme dans une caserne est de 9™®.
Il n’y a pas en France de chiffre réglementaire pour la surface qui doit être allouée à chaque homme dans les casernes. L’instruction complémentaire du règlement du 30 juin 1836 indique les chiffres 3'''%73 par fantassin et par cavalier comme désirables dans les chambres des casernes.
D’après Parkes, il faudrait demander par homme 3“%o de surface dans les chambres; d’après Arnould, 8"'-^ et dans les salles d’hôpitaux, 10 à 12'“- par lit.
Dans des salles qui sont très hautes, les lits peuvent être plus serrés que dans des salles qui sont basses, mais nous verrons plus loin qu’au point de vue de la ventilation, il est mauvais de donner aux chambres une trop grande hauteur.
La question du cube d'air qui doit être alloué à chaque homme dans les casenies, à chaque malade dans les hôpitaux, présente une grande importance ; dans tous les pays on a fixé le chiffre minimum de ce cube d’air et c’est sur ce chiffre qu’on se hase, pour déterminer le nombre des lits qui peuvent être placés dans une chambre de caserne ou dans une salle d’hôpital.
Donkin, Lenz et Herscher ont démontré par le calcul que, dans un local habité, la viciation de l’air est, au bout d’une heure, à très peu près la même, que la capacité du local soit de 4, 10 ou 20'"’ par individu, la quantité d’air introduite par la ventilation étant d’ailleurs la même; M. le médecin inspecteur Vallin a donné une démonstration expérimentale très ingénieuse de ce théorème. {Reçue d'hijgiène', 1883, p. 931.)
Il ne faudrait pas conclure de là qu’il est indifférent de loger dans une chambre de 10'"’ ou dans une chambre de 20'”’.
1. Pour savoir quel est le nombre de mètres carrés dont chaque homme dispose dans une caserne on calcule la surface totale du terrain occupe par la caserne (terrain bâti ou non bâti) et on divise par le nombre d’hommes pour lesquels la caserne a été construite. Le calcul du nombre de mètres carrés dont chaque homme dispose dans les chambres est encore plus simple.