‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 88 sur 115 · SEAUX HYGIÉNIQUES · texte numérisé non relu

SEAUX HYGIÉNIQUES

foiicinent les urinoirs on les désinfecte {dus sûrement qu’en cm{iloyant les meilleurs désinfectants Lorsque les <lé|)ôts sont abondants et très adhérents, on doit ajouter à l’eau qui est eiujdoyée {iour le brossage des urinoirs, do l’acide cblorbvdrique (I lit. d’acide chlorhydrique {)Our 10 lit. d’eau environ. Vallin, Traité des désinfectants, Paris, 1883, {). G20, ei Revue d'hjjr/iè)ïe, 1888, }). 932). L’acide est ra[iidement neutralisé {)ar les dé])ôts ammoniacaux; on {leut l’em{3loyer sans avoir à craindre de détériorer la canalisation.

Avec des urinoirs bien construits et bien entretenus, il est inutile d’avoir recours aux désinfectants, mais, comme l’installation des urinoirs laisse som-ent à désirer, il n’est |oas rare qu’il faille procéder à leur désinfection; nous étudierons plus loin les substances utilisables pour cet usage (Ch. xxii).

C. Baquets-urinoirs. Seaux hygiéniques dans les hôpitaux. — Lorsque l’absence de latrines de nuit dans les casernes et de latrines dans les locaux disciplinaires oblige à faire usage de baquets, l’entretien et la désinfection de ces baquets doivent être surveillés aA'ec iieaucoup de soin ; on se servira de baquets métalliques, le bois des baquets ordinaires se laissant imprégner par l’urine; lorsqu’on n’a à sa disposition que des baquets en bois, il faut enduire l’intérieur avec du goudron souvent renouvelé, et désinfecter tous les jours les baquets.

Dans les hôpitaux, il est nécessaire d’avoir des chaises percées j)Our les malades qui ne pem'ent pas se rendre aux latrines; on fera en sorte que ces chaises ne deviennent pas une cause d’infection; les modèles qui existent sont très défectueux et il serait indispensable de les perfectionner.

L’ancienne chaise percée en bois de nos hôpitaux militaires est à rejeter, à cause de la facilité d’imprégnation du hois ; on est obligé cependant aujourd’hui encore d’y avoir recours lorsqu’il est nécessaire d’examiner les matières des malades (diarrhée, dysenterie, hémorragies intestinales dans la fièvre typhoïde, etc.).

Les seaux, dits/i/y^'fewf^Mes, sont en métal; mais c’est là leur seul avantage sur les anciennes chaises {lercées; la sou{)ape dont ils sont munis est illusoire, alors môme qu’elle est en bon état, les matières restent au-dessus, ou bien du papier s interpose entre elle et l’orifice destiné à l’écoulement des matières; le nettoyage

I. Ce fait était bien mis en évidence dans un travail île M. le commandant du génie Sancery, qui nous a été communiqué en 188i et qui est resté, croyons-nous, inédit.

n’est pas facile et il est presque toujours très incomplet; le médecin ne peut pas examiner les matières qui ont été émises daüs cet appareil; enfin beaucoup de désinfectants attaquent les parois en cuivre.

Le seau hygiénique devrait être en fer galvanisé ou mieux en faïence, des rondelles mobiles en ébonite s’appliqueraient à l’orifice et l’on pourrait donner à chacun des malades qui doivent se servir de l’appareil un rond particulier. Un couvercle indépendant fermerait l’appareil après qu’on aurait retiré le siège en ébonite.

Avec un seau de ce type on pourrait examiner les matières et les désinfecter; l’appareil serait facile à nettoyer; toutes les fois qu’il ne serait pas nécessaire d’examiner les selles, on verserait une solution désinfectante dans le seau au moment où on le rapporterait dans la salle, après l’avoir vidé et nettoyé.

A l’hôpital de Hambourg, on se sert d’un trépied en fer qui porte à sa partie supérieure un cadre également en fer dans lequel on place le vase en faïence qui reçoit les matières. Un couvercle en tôle sert à recouvrir le vase quand les matières doivent être conservées.

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