DÉSINFECTION DES INDIVIDUS ET DES ANIMAUX
(lu potMo. Les vapeurs qui se dégagent des vêtemenis, ainsi qne celles de l'acide sulfureux sortent par les orilices D, descendent par le tuyau E, lequel communique directement avec le foyer, elles sont donc brûlées et par coïiséquent détruites. On règle l'entrée de l'air nécessaire à la combustion, par l'ouverture intermittente des orifices B et G.
g III. — Désinfection de» individns et des animaux.
A proprement parler, il est assez difficile de désinfecter absolument des hommes ou des animaux, si ce n'est en les soumettant h un lavage énergique, et en opérant sur leurs objets de vêtement comme il a été dit plus haut. On sait ce que valent les fumigillions autrefois employées dans les administrations quarantenaires, et l'on peut vraisemblablement en dire autant des lunngations chlorées ou même sulfurées a'JX(|uelles on soumet encore aujourd'hui les individus. Il est impossible de laisser un homme, dans une atmosphère chargée de chlore ou d'acide sulfureux, pendant assez longtemps pour que les germes organiques qu'il porte dans ses vêtements soient détruits. En faisant passer un individu dans un corridor où se dégagent des vapeurs de cette nature, on lui procure un violent accès de toux, et bien certainement c'est là le seul résultat obtenu.
Si donc on veut, en cas d'épidémie, agir d'une façon rationnelle, il faut de toute nécessité soumettre l'homme d'une part, ses vêlements de l'autre, à des opérations beaucoup plus complexes.
Pendant la dernière guerre, les Allemands ont multiplié les précautions prophylactiques, en instituant à différents points de leurs frontières un service de désinfection plus ou moins parfait. On peut, comme modèle îi imiter, citer les installations qui, sous la direction du docteurPetruschky, ont fonctionné à cette époque dans la ville de Sletlin. La figure \Uk fait ressortir les dispositions prises dans ce but.
Les individus introduits dans une pièce J), s'y déshabillent entièrement, leurs eflets sont livrés à des gardiens, et, à partir de ce moment, suivent une direction différente. Les hommes, entièrement nus, sont amenés dans une pièce F où se trouvent disposés, autour d'une vaste cuve, un certain nombre d'appareils de douches en arrosoirs; l'eau, amenée par le serpentin E, a été chauffée dans une chaudière G, dont le foyer est alimenté par un appareil à gaz. Après avoir subi une douche très-vigoureuse, dont
on peut activer l'action en la composant d'eau alcaline ou d'eau additionnée d'acide pliénique, les patients passent dans la chambre L où ils
Fig. — Chambres de désinfection pour hommes et pour objets de vêtements, organisées a Slellin. (Rolh und Lex.)
sont soumis à la visite des médecins qui vérifient facilement leur état