X PRÉFACE
mels toutes les mesures que l'intérêt des soldats rend nécessaires.
L'idée de généraliser et de propager les connaissances hygiéniques a, sans nul doute, été comprise par les officiers à toutes les époques, mais elle n'a jamais été plus en honneur qu'aujourd'hui. L'hygiène militaire, introduite en France dans l'enseignement oificiel de VEcoie spéciale militaire de Saint-Cyr, à VÉcole cV apjjlication d'état-major ^ fait partie des cours professés dans les Ecoles de ç/uerre de l'armée allemande, à V Ecole supérieiire de la guerre de Berlin, dans celle des sous-officiers, etc...; partout elle tend à s'assimiler aux autres branches des sciences militaires.
Dans plusieurs armées étrangères, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Angleterre, on a pensé qu'il serait utile de donner aux simples soldats quelques notions superficielles mais exactes des grandes lois de l'hygiène; de petits guides, des traités élémentaires, ont été rédigés à cet effet.
Nous sommes convaincu que, pour l'oflicier et le médecin, ces manuels sont insuffisants, leurs études devant être plus étendues et plus élevées. Aussi espérons-nous que le Traité dliygiène militaire^ que nous terminons aujourd'hui, comblera une lacune encore existante dans notre littérature médico-militaire.
Nous serons heureux si le succès répond aux encouragements donnés par nos honorables éditeurs à cet ouvrage utile et nouveau dans son genre ; tous nos vœux seront atteints s'il peut rendre quelques services à cette belle et noble armée, que la France doit plus que jamais surveiller d'un œil attentif et maternel, puisqu'enlin sous ses di;apeaux elle réunit tous ses enfants.
Paris, avril 1874.
G. MORACHEl.