MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION DES RAUAQUES
l'on Uouve toujours dans les postes militaires. Les salles de lecture, les bibliothèques, toujours l)ien garnies de livres utiles et pratiques, se rattachent an second point de vue. Du reste, l'Américain, élevé de bonne heure à connaître les bienfaits de l'instruction, ne peut généralement se passer d'une activité intellectuelle proportionnelle à son éducation; il a, sans doute, des défauts qui lui sont propres, mais il a soif de savoir et d'apprendre et, en favorisant les travaux intellectuels chez ses soldats, le gouvernement ne fait que répondre h im de leurs besoins les plus impérieux; on ne pourrait certainement pas en dire autant de toutes les armées européennes. Lorsque, plus tard, nous comparerons entre elles les statistiques obituaires des dillérentes armées, nous pourrons constater les admirables résultais auxquels on arrive par cette manière de procéder, par cette sollicitude constante des intérêts matériels et intellectuels du soldat.
Nous avons successivement envisagé les baraquements dans diverses armées, il convient maintenant de généraliser la question, en appréciant les conditions hygiéniques d'ensemble qui doivent présider à la construction des baraques et à leur habitation par les troupes.
în. Conditions lii/yiéniqites du campement sous baraques. — La valeur hygiénique dos baraques dépend d'un ensemble de conditions qu'il importe de préciser et de comparer entre elles. Les matériaux même dont on doit les construire ne laissent pas que d'y jouer un rôle capital.
Matériaux de construction des baraques. — Les baraques construites en branchages ou en clayonnage ne sont, à proprement parler, que des huttes et des abris tout provisoires, auxiliaires du bivouac ou du campement sous tente ; les règles qui doivent présider à leur construction sont donc imposées en général par les circonstances de temps et de lieux. 11 n'en est pas de même des baracpies en planches, que l'on élève généralement sur un terrain choisi à l'avance, pour y établir un camp d'une certaine durée.
Le bois constitue l'un des meilleurs matériaux de construction pour les baraques; on sait que, dans beaucoup de pays, il en est fait usage pour les habitations permanentes ; les bois utilisables dans l'érection des baraques doivent être choisis parmi les espèces légères, et de toutes, le pin et le sapin réunissent les meilleures conditions de durée et de salubrité. Généralement il est bon de faire subir aux bois une préparation conservalriec par l'injection de substances anti-fermentescibles (voy. p. 282), mais si l'on emploie du sapin ou du pin très-résineux, cette précaution n'est pas
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indispensable. Les iiaraqucs conslriiiles avec du bois de celte espèce conservent une odeur fort agréable, due à la volatilisation d'une partie des huiles essentielles de la résine ; il est vraisemblable que la présence de ces principes, dans l'atmosphère ambiante, ne laisse pas que d'en augmenter la salubrité, du moins dans une certaine mesure.
Lorsque l'on n'a pas à sa disposition de bois en suffisante quantité, on peut monter la toiture de la baraque sur des poteaux surmontés de fermes de charpente, mais garnir Tintervalle des poteaux avec de larges parallélipipèdes de pisé, c'est-à-dire d'un mélange de terre franche plus ou moins argileuse, bien corroyée et refoulée dans des moules en bois, où elle prend la forme convenable et que l'on fait ensuite sécher au soleil. Au lieu de pisé, on peut également employer le torchis, ou mélange de terre grasse et de paille hachée que l'on applique encore humide et qui se manie trèsfacilement. Le pisé ou le torchis doivent former une couche épaisse ; ils sont mauvais conducteurs du calorique et conviennent pour les baraques destinées à abriter les troupes pendant l'hiver; malheureusement, comme ils n'ont pas subi de cuisson, ils sont singulièrement hygrométriques, absorbent une grande quantité d'eau par les temps de pluie, se dissocient même, si celle-ci les frappe directement, et, une fois détrempés, ne se dessèchent que fort lentement en maintenant le froid et l'humidité dans l'intérieur de la baraque.
Les briques sont infiniment préférables (voy. p. 280), mais on ne trouve pas partout des terres propres à les former, et s'il faut les faire venir de loin sur l'emplacement du camp, elles peuvent alors devenir très-coûteuses. Néanmoins, pour des baraquements destinés à une longue durée,' rien ne peut les remplacer sous le rapport de l'économie et de la salubrité. Fréquemment on emploie le plâtre, pour revêtir l'intérieur des baraques ou les plafonds lorsqu'il en est établi. Nous avons déjà parlé de cette matière et de son usage dans les habitations (voy. p. 281), il est donc inutile d'y revenir en cet endroit.
Le fer pourrait rentrer dans la construction des baraques sous forme de montants ou de fermes, mais à vrai dire une baraque construite en fer et briques ne mériterait plus ce nom et deviendrait une habitation permanente très-salubre. Le revêtement extérieur des toitures par des lames métalliques convient pour les magasins, mais non pour les habitations des hommes; on pourrait cependant avoir quelques baraques de ce genre, disposées de distance en distance, pour arrêter la marche des flammes en cas
PLANCHERS DES RARAQUES. 519
d'incendie se propageant, de baraque en baraque, sous l'influence du venl. De semblables dispositions existent dans les camps anglais.
Sol des baraques. — Une fois fixé sur les matériaux que l'on veut employer, il faut, avant de commencer la construction, préparer le sol sur lequel elle doit s'élever. Le terrain général du campement ayant été drainé, ainsi qu'il a été dit p. /i56, on n'a plus qu'à iniperméabiliser autant que possible le sol même de la baraque, soit par un tassage énergique du terrain, et mieux encore en y coulant une coucbe de cailloutis agglomérés par du béton, en y disposant un pavage rudimentaire, en un mot en interposant entre le sol et la baraque une coucbe isolante quelconque. Enire celle coucbe et le plancber lui-même, il faut, dans tous les cas, ménager un intervalle deO'",30 à 1 mètre environ; cet espace peut être maintenu vide et communiquant largement avec l'air extérieur; on peut également le remplir, soit avec des cailloux bien secs, soit avec du charbon ou des résidus de mines houillères, s'il en existe dans les environs, mais, à tout prendre, peut-être vaut-il encore mieux laisser cet espace complètement vide, afin de pouvoir le nettoyer au besoin.
Les circonstances imposeront souvent un dispositif moins avantageux, et les baraques n'auront alors point de planchers, le terrain lui-môme en tenant lieu; plus que jamais alors, il sera nécessaire de le bien tasser et d'y répandre des cailloux et du sable bien sec. Acceptable en été, un pareil arrangement est dangereux en hiver, car l'humidité extérieure et le va-etvient des hommes ne tardent pas à transformer le sol de la baraque en un véritable marais boueux, où les matières organiques provenant des habitants, de leurs aliments, etc., se fixent et fermentent sous l'action de la chaleur et de l'humidité.
Des expériences comparatives ont été faites aux États-Unis sur la salubrité de baraques sans plancher, comparée à celle de baraques planchéiées. Ces expériences sont concluantes.
Les planchers en bois conviennent mieux que tous autres; les planches sont le plus souvent simplement juxtaposées, mieux vaudrait les relier entre elles comme celles des parquets; dans tous les cas, il est bon de les revêtir d'une couche imperméable, comme l'huile de lin bouillante dont il a été déjà parlé page 287. Si les planches sont simplement posées sur les solives, un certain nombre d'entre elles, sinon toutes^ doivent être vissées et non clouées, afin que l'on puisse les enlever facilement pour balayer et nettoyer le sous-sol.
Parois des baraques. — Les parois extérieures en brjques ne donnent point lieu à des indications spéciales, non plus que celles en pisé ou lorcliis ; les parois de bois peuvent consister en simples planches juxtaposées et, dans ce cas, on doit recouvrir, avec des planchettes plus minces ou des lattes, rintervalle qui les sépare, et qui existe toujours, quelque précaution que l'on prenne. Mieux vaut les imbriquer à la façon d'écaillcs, la planche supérieure débordant l'inférieure; on emploie alors un peu plus de bois, mais aussi la pluie glisse sans pouvoir pénétrer, non plus que le vent. Pour des baraquements d'une certaine durée, il serait bon de peindre les parois extérieures avec une couleur minérale à l'huile, h défaut de les enduire d'huile de lin bouillante. Il va de soi que cette couleur devrait , théoriquement, être de nuance claire, afin de ne pas trop absorber les rayons solaires calorifiques. A ce titre, le badigeonnage extérieur des baraques avec du goudron pourrait avoir des inconvénients, mais dans un pays tempéré, où les rayons solaires atteignent rarement une intensité trop vive, le badigeonnage au goudron convient au contraire parfaitement, au triple point de vue de l'économie, de la solidité et de la salubrité.
Nous avons dit les avantages que l'on obtiendrait, en doublant la paroi de la baraque et en maintenant entre les deux parties une couche d'air formant matelas et pouvant même jouer un rôle dans la ventilation. Ce dispositif est applicable, quelle que soit la matière première de la paroi, et devient indispensable, si l'on fait uniquement usage du bois. Cet intervalle pourrait, trôs-avantageusement, être rempli de débris de charbons, comme ceux que l'on trouve au voisinage des houillères et que l'industrie ne peut employer, ou autrement d'escarbilles provenant des grands foyers industriels, s'il en est à proximité. Ce charbon, parfaitement sec et mauvais conducteur de la chaleur, ferait un excellent matelas isolant, dans lequel l'air pourrait cependant circuler, avant d'être appelé dans l'intérieur de la baraque; peut-être même ce tamisage, au contact du charbon, ne laisserait-il pas que de le purifier en lui enlevant une partie des substances organiques qu'il pourrait tenir en suspension. Dans certaines baraques américaines, nous avons signalé une disposition d'imbriquement des l)lanches, telle que l'on peut projeter, entre les parois, des substances destructives des insectes ou autres parasites qui ne tardent pas à venir s'y fixer (voy. p. 502).
A la partie inférieure de la paroi extérieure de la baraque, dans l'angle que celle-ci forme avec le sol, il est bon de placer une ou plusieurs planches
TOITURE DES BARAQUES. î>^i
imbriquées, sous un angle de 65« environ, en sorte que la pluie, après avoir balayé la paroi, ne s'inlillre pas dans le sol au contact des planches, mais soit rojelée à O^'.SO ou O^jôO en dehors. On creusera en ce point une rigole à pente continue pour entraîner cette eau. Cette disposition est analogue à celle que l'on conseille pour les tentes de cani|)ement (voy. p. 685).
Toiture des baraques. — La toiture des baraques, toujours disposée sous un angle très-oblique, autant pour augmenter le cubage intérieur que pour faciliter l'écoulement de la pluie, peut être faite de simples i)Ianches injbi ifjuées, mais, dans ce cas, il est nécessaire de les imperméabiliser avec de la peinture ou tout au moins une bonne couche de goudron. Le carton et le feutre bituminés, dont l'industrie moderne cherche h vulgariser l'application, sont évidemment fort avantageux, mais ils ne durent pas longtemps, et dès qu'ils se crevasseiit, l'eau pénètre entre cette couche et le bois, la toiture devient alors humide et ne tarde pas à s'altérer. Néanmoins leur application et leur réparation, très-facilement exécutables par les soldais eux-mêmes, autorisent leur emploi si les baraques ne sont pas destinées à durer plusieurs années. Le carton et le feutre bituminés sont livrés par l'industrie sous forme de rouleaux, de 1 mètre environ de large, que l'on doit clouer sur les planches, en ayant soin de les imbriquer comme on le fait des planches ou des tuiles. On peut terminer l'opération, en passant sur toute la toiture une couche de goudron ou d'un bitume bouillant, dans lequel on a projeté une certaine quantité de sable siliceux, qui en augmente la cohésion.
Pour les baraquements d'une certaine durée, les ardoises ou la tuile sont de beaucoup préférables h tout autre système ; ces toitures rentrent dans la catégorie de celles dont il a été fait mention (p. 289) en traitant des casernes ou autres habitations permanentes. Comme ces dernières, elles doivent être garnies de gouttières venant se déverser dans un tuyau commun.
Dans les pays chauds, et même dans nos climats, on ne saurait trop conseiller l'usage de vérandafts, c'est-à-dire d'auvents ou de galeries couvertes, formées par un prolongement de la toiture sur l'une ou les deux faces de la baraque, les bords extérieurs étant maintenus par des montants ou des colonnettes. Ces vérandahs doivent mesurer au moins I'",r)0 de large; elles offrent l'avantage de fournir aux hommes un abri aéré, leur permettent de se tenir à l'extérieur; déplus, elles empêchent les rayons solaires ou la pluie de venir frapper directement les parois de la baraque.
FIABITATIONS DU SOLDAT.
nans les constructions d'un caractère absolument temporaire, la
vérandali peut être disposée d'un seul côté seulement (ng.82),sur la façade principale de l'habitation.
à savoir, dans les pays chauds, du côté où le soleil frappe de préférence, et dans les pays froids, sur la face la plus exposée aux vents régnants.
Lorsque le baraquement tend à prendre un caractère définitif, et en particulier lorsqu'il est destiné à recevoir des malades, il est préférable
Fig. 82. — Baraque de troupes avec vdrandali sur l'une des faces. — La vérandali formée par le prolout^enicnt du toit.
Fig. 83, — Baraque a double toit, avec vérandah sur les deux faces, pouvant servir pour
le logement de la troupe ou pour hôpital.
d'établir la vérandali sur les deux côtés (fig. 83). On dispose ainsi d'un double promenoir couvert, qui se transforme en un véritable balcon, lorsque le baraquement se trouve placé à une certaine distance du sol. Le modèle de baraque représenté fig. 83 réunit toutes les conditions de salubrité désirables à ce point de vue, comme à celui de la ventilation.
DIMENSIONS DES HARAQUES. 523
Dimensions intérieures des baraques. — Les principes que nous avons énoncés (p. 290 et suivantes) sur les dimensions des habitations sont également vrais, qu'ils s'appllcjuciit à des constructions permanentes ou à des constructions temporaires. On a mallienreusement une propension naturelle à ne pas en agir ainsi et à considérer, qu'en tant que temporaires, les baraques n'ont pas besoin de remplir toutes les conditions hygiéniques des casernes. C'est là une profonde erreur , singulièrement préjudiciable aux intérêts du soldat. Évidemment le séjour au milieu de l'air pur des champs est de beaucoup préférable îi l'atmosphère méphitique des casernes et des villes, mais encore ne faut-il pas, sous prétexte que le soldat vit en ])lein champ, lui imposer, jiendant sept ou huit heures de la nuit et durant les longues heures des journées froides ou pluvieuses, le séjour dans une atmosphère confinée, et dans un milieu souvent plus défavorable qu'une caserne bien construite et bien aménagée.
Nous avons protesté contre les fixations déjà trop restreintes de 12 mètres cubes par homme dans les casernes; nous avons, d'accord avec les autorités les plus compétentes, demandé un minimum au moins double; ces propositions restent entières en ce qui concerne les baraques. Il faut reconnaître cependant que, si l'on peut admettre une certaine tolérance, ce doit être plutôt en effet dans les baraques que dans les casernes, en raison de la non-permanence de l'habitation dans les premières. Encore faudrait-il cependant que les 12 mètres cnbes réglementaires existassent réellement; or il n'en est rien, sauf, pour la France dans les baraques du camp d'Avor et dans quelques baraques américaines ou anglaises. D'après l'aide-mémoire des officiers du génie français, une baraque destinée à loger douze hommes doit mesurer 3"',80 de longueur sur /i'",60 de largeur, 1"',60 de hauteur aux pieds droits et 3'"-,60 sous les arbalétriers du fiùte; une semblable baraque ne cuberait que 65'"%2^0 et fournirait ô^^S^SS à chacun des habitants, ce qui est absolument insuffisant.
Aussi, la plupart des baraques récemment construites en France sontclles sensiblement plus vastes que ce type réglementaire, mais elles sont encore loin d'atteindre des dimensions hygiéniques.
Il est difficile de fixer la quantité d'honmies pouvant être réunis dans une même baraque, car les conditions économiques doivent être prises en considération ; cependant, en supposant un maximum de 25 hommes dans chacune d'elles, ayant à leur disposition un cubage de 500'"% on
5'2^l HABITATIONS DU SOLDAT,
remplirait la plupart des dosiderafa réclamés par la physiologie, sans excéder des dimensions réellement pratiques.
On objectera, sans aucun doute, que les nécessités de la guerre, les considérations budgétaires imposent souvent des conditions moins favorables ; devant de tels arguments l'hygiéniste ne peut que formuler une protostation ; nous l'avons dit maintes fois : h la guerre tout doit être subordonné au but définitif, mais ces principes ne s'appliquent en aucune façon aux camps sous baraques, qui, généralement, sont plutôt destinés à servir pour l'instruction pratique des troupes , ou pour leur maintien sur un point donné du territoire ami ou ennemi ; cette permanence de séjour permet d'agir avec discernement ; on comprendrait difficilement que la sécurité militaire des troupes ou les besoins stratégiques imposassent des dimensions restreintes aux baraquements des hommes. La question de dépense, tout en étant respectable, ne doit venir qu'en second ordre, lorsqu'il s'agit de leur santé ; nous avons trop souvent développé cette idée pour qu'il soit nécessaire de la reproduire encore.
Ventilation, éclairage et chauffage des baraques. — De larges fenêtres disposées sur les parois des baraques assurent le meilleur mode d'éclairage et de ventilation naturelles. Ces fenêtres doivent être multipliées, mais ilesl avantageux de ne point les faire descendre trop bas, car le courant d'air viendrait alors frapper directement les hommes pendant la nuit , aussi semble-t-il préférable de leur donner plus de longueur que de hauteur. Si la^baraque est de celles qui doivent durer, on garnit les fenêtres de vitrages et, sauf leur forme, elles deviennent en tout semblables h celles des casernes ; dans les baraques provisoires , un certain nombre d'entre elles peuvent s'oblitérer au moyen de volets pleins, en bois, articulés au moyen de charnières placées le long de leur bord supérieur ; une corde communiquant avec l'intérieur de la baraque permet de les abaisser plus ou moins, afin de modérer l'entrée de l'air ou d'intercepter en partie les rayons du soleil. On peut aussi prendre modèle sur les fenêtres à châssis mobile, d'origine anglaise, représentées fig. fi8 (p. 322). La ventilation naturelle utilise également des ventouses dont les parois des baraques doivent être percées, non pas à la partie inférieure, mais mieux dans les parties plus élevées, au voisinage du plafond.
Il est évident que ces différents modes de ventilation ne peuvent réellement fonctionner avec avantage s'il n'existe point d'orifices de sortie pour l'air intérieur. De tous les systèmes, on ne saurait [en adopter un meilleur