VENTILATION DES BARAQUES
(|ue celui d'une ouverture longitudinale existant le long du faîte, un second petit toit s'opposant à l'entrée de la pluie (voy. lig. 75, p. 5U7). (^e dispositif a été appliqué dans un grand nombre de baraques à l'étranger et même eu France, mais plus souvent, il est vrai, dans celles qui sont destinées aux malades. Il n'existe pas de motif qui s'oppose à son emploi dans les baraques d'habitation. Au cas où l'on craindrait de perdre trop de chaleur, pendant une saison particulièrement rigoureuse, rien n'est plus simple que d'obturer l'intervalle des deux toits, au moyen de croisées verticales mobiles, que l'on ouvre en tout ou en partie, au moyen d'un système de cordages descendant dans l'intérieur de la baraque. Cette disposition avait
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Fig. — Baraque avec double toit "a châssis mobiles (baraquements du Luxembourg.
Paris, 1870-71).
été appliquée dans les baraquements construits à Paris, au jardin du Luxembourg, pendant la guerre 1870-7 1 , sous la direction de Alichel Lévy; au moyen d'une corde venant se fixer sur la paroi opposée à l'ouverture,
il était facile de faire basculer, plus ou moins, le châssis mobile obturant l'espace compris entre les deux toits (fig. Sh).
On peut appliquer à la ventilation des baraques les différents systèmes d'appareils, destinés à utiliser la force de propulsion du vent, pour faire pénétrer l'air dans l'intérieur; tels sont les manches à vent ou ventilateurs dont il a été déjà parlé et, parmi lesquels, on peut signaler le ventilateur de Muir (voy. fig. 50, p. 337).
Lorsque l'on veut combiner le chauffage avec la ventilation, cette dernière peut s'exécuter dans des conditions beaucoup plus favorables : à ce titre, les cheminées Douglas-Galton (fig. ^0, p. 219) doivent être avantageusement recommandées, comme fournissant une ventilation abondante. A défaut de ces dernières, toutes espèces de poêles peuvent être utilisées et devenir de puissants appareils de ventilation. Pour y arriver, il suffit dedisposer autour d'eux un manchon métallique, en communication directe avec le sous-sol de la baraque, c'est-à-dire avec l'extérieur (fig. 83, p. 522), puis de disposer avec quatre planches un tuyau d'évacuation (fig. 76, p. 507), au centre duquel vient passer le conduit de fumée. Il y aurait avantage à placer le poêle à l'une des extrémités de la baraque, en faisant sortir le conduit de fumée au milieu, ou même à l'autre extrémité, lorsque la baraque n'est pas trop grande; la portion horizontale du tuyau est ainsi singulièrement allongée, sa chaleur se répand dans toute la baraque, et la presque totalité du calorique rayonnant se trouve utilisée. Dans le cas où la baraque serait pourvue du double toit (fig. SU), il n'y aurait pas indication absolue d'établir une cheminée d'évacuation, mais l'appel ne serait cependant pas aussi actif. Suivant les circonstances, Userait toujours facile de combiner entre eux ces différents systèmes pour arriver à un résultat pratique satisfaisant.
.Pendant le jour, la ventilation des baraques est assez facile à obtenir si les ouvertures d'entrée, les fenêtres, sont nombreuses, mais, pendant la nuit, les hommes ont une tendance naturelle à fermer toutes ces prises d'air pour se mettre à l'abri du froid. Aussi, des règlements très-sévères doivent-ils laisser aux sous-officiers ou caporaux seuls la manœuvre des châssis mobiles ou antres orifices d'évacuation. Même la nuit et par les temps les i)lus rigoureux, un certain nombre de ces ouvertures ne devront jamais être absolument oblitérées; les officiers de compagnie et les médecins devront calculer approximativement, eu égard au cubage de la baraque, au nombre d'hommes qui l'habitent, et à la vitesse présumée du