MOBILIER DES BARAQUES
courant d'évacuation, la surface d'ouvertures à maintenir en permanence, en se rapportant aux indications formulées dans une autre partie de cet ouvrage (p. 290 et suivantes).
L'éclairage artilîciel des baraques peut être obtenu par tous les appareils mis en usage dans les casernes ou habitations permanentes (voy. p. 335) ; c'est ainsi que les lampes à huile non volatiles, les lampes à pétrole, le gaz lui-même si l'on se trouve au voisinage d'une usine à gaz, trouveront leur application, le choix du système devant être principalement subordonné aux conditions économiques. Dans les baraques les plus élémentaires, cet éclairage consistera en simples fanaux d'apj)liquc, à l'huile, à la bougie ou même à la chandelle; en raison de la viciation de l'air, il sera toujours préférable de placer ces appareils lumineux au-dessous d'un petit tuyau d'évacuation, en bois, sinon en métal, destiné h conduire au dehors les gaz et les matières solides dégagés par la combustion.
Mobil ÙT des baraques. — La partie la plus importante du mobilier des baraques est évidemment constituée par le matériel destiné au couchage des hommes. Il est, sans contredit, beaucoup plus facile de leur en assurer un salubre, que sous les lentes où le sol lui-même en constitue la partie essentielle. Dans les baraques avec plancher surélevé au sol, il n'y a point à craindre l'action directe de l'humidité, aussi peut-on déjà obtenir un couchage relativement sain avec de la paille, pourvu qu'elle soit abondante. En France, la ration réglementaire s'élève à 5 kilogrammes pour quinze jours ; en Prusse, le soldat reçoit une première fourniture de 5 kilogrammes, puis 2'''', 5 de cinq jours en cinq jours. Il va de soi que cette paille doit être brassée tous les jours, portée à l'extérieur au soleil et complètement asséchée.
On doit remarquer que la paille, après avoir servi quelque temps au couchage des hommes, ne saurait, sans inconvénients, être employée pour la litière des animaux. Vaidy (1) affirme que le typhus épizootiquede \Mk et 1815 a été propagé, en partie, par une pratique de ce genre, les paysans se servant dans leurs étables de la paille sur laquelle les hommes avaient bivouaqué. Cette opinion est controversable, mais il convient cependant d'en tenir compte, car on n'ignore point l'influence exercée sur la sanlé des animaux par la qualité des |niilles employées pour leurs lilières ; dans tous les cas, le typhus leur est-il transmissible par les lilières sur lesquelles
(1) Vaidy, Didionn. des se. médicales, t. XXIII, p. 65, Paris, 1818.
ont séjourné des animaux lyphiqucs; or, dans un canij), on doit toujours être sur la défensive vis-à-vis des intluences épidéniiques, lanl pour les liomnies que pour les animaux.
Dans les baraques, on pourra toujours assembler la paille el la réunir sous forme de paillasses grossières, en ulillsani les lenlcs-abris des hommes,