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COUCHAGE DANS LES BARAQUES

s'ils Cil possèdent, ou les toiles de canipenieiit, qui en tiennent lieu. A défaut, on établira, connue sous les tentes, un petit cloisonnement de 0"',H) à 0'°,30 de iiauteur jwur retenir la paille et l'cnipèclier d'être souillée sous les pieds des lioninies. 31ioux vaut encore construire des lits de camp en bois comme ceux des corps de garde, ou en clayonnage d'osier. Ces lils de camp seront eu.v-mèmes recouverts de paille, de paillasses ou de paillassons épais, tressés par les hommes eux-mêmes. Ce dernier système était eniployé au camp de (lliàlons; on trouvait, à ces paillassons, l'avantage de se rouler facilement pour être portés au dehors pendant le nettoyage de l'habitation.

Dans les baraquements destinés h subsister un certain temps, on peut et l'on doit assurer aux hommes un couchage moins primitif. Il serait à peu près inipossible d'y transporter les lits en usage dans les casernes ; en revanche, nulle part les hamacs ne trouveraient une plus heureuse application. Nous avons déjà dit (voy. p. 357) tous les avantages que possède ce système, (]ue nous persistons à regarder comme le type du couchage militaire, réellement pratique.

Au camp de IMeudon, en 187'2, on a expérimenté avec succès, dans le 31)'' d'infanterie, un lit-lianiac construit par un ingénieur civil, IM. Maurice, dans des conditions assez ingénieuses pour mériter d'être signalées. Ces lits-hamacs sont formés d'une forte toile de l'^jQO de long, sur 0^,63 de large, soutenue de chaque côté par une longère en bois de sapin et présentant à chacune de ses extrémités une gaine dans laquelle rentre un rouleau de bois dur. Ils peuvent se démonter facilement et, en rejoignant les longères et les rouleaux autour de la toile (pi'ils supportent, on forme un faisceau dont le poids ne s'élève pas à plus de 5 kilogrammes. Pendant la nuit (lig. 85 et S6), le lit-hamac repose d'un côté sur une tringle clouée à la paroi de la baraque, de l'autre sur une table mobile qui suflit pour deux lits ; ceux-ci se trouvent alors placés par couple, espacés de 0'",5() en 0"',50 (fig. 86). Au réveil, les lits-hamacs sont iiisséset maintenus au plafond au moyen d'un dispositif fort simple. « De la tète de chaque lit-hamac partent deux cordes (fig. 85) C,G', fixées au plafond et qui soutiennent le lit ; (piand on lui imprime un mouvement de bascule pour le dégager de la tringle TT', on soulève légèrement le pied du lit dans la direction AB, et, au moyen d'un bàlon terminé en forme de fourche, on saisit le rouleau placé à la tète du lit et on lui fait décrire l'arc TO, de telle sorte que le traversin remonte dans le point 0, le lit se trouve alors dans la position A',

où il est placé contre le plafond par un crochet et par la corde CC, (jui MORACHE. — Hyg. milit. 34

soulieiU en même temps le traversin, le matelas et les couvertures. — De chaque côté de la baraque est fixé contre la paroi un banc DU', sur lequel les hommes peuvent s'asseoir; ils peuvent alors utiliser la table mobile BB', soit pour manger, soit pour écrire. Quand ils ne s'en servent

Fig. 86. — Système (les lils-liamacs (coupe longitiuliiiale).

pas, cette table peut être placée sur le banc, et le sol devient alors complètement libre (1). »

A la suite des expériences précitées, les lits-hamacs de M. Maurice ont été l'objet d'un rapport approbatif, rédigé par une commission compétente.

En campagne, les officiers doivent savoir se contenicr au besoin d'Un couchage semblable à celui du soldat ; néanmoins l'usage des lits portatifs, des lits de cantines ou autres, est acceptable, lorsque les moyens de transport permettent aux bagages de suivre la troupe.

(I) A. MarvaucI, Elude -sur les casenm et les camps permanents, p. 127. Paris, 1873.

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