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Marotte, Arch. de méd. milit., nov

pour un même individu de la valeur du sucre comme élément nutritif et dynamogène.

A des séries de marches faites sans sucre on a fait succéder des séries identiques comme parcours, en ajoutant à la ration normale 50 grammes de sucre en morceaux que l’homme devait consommer seulement pendant la deuxième partie de la marche.

Les résultats ont été les suivants :

Les diminutions de poids constatées pendant la période antérieure à celle où l’on a fait usage du sucre ont cessé. Trois marcheurs ont gagné par la suite plus de 500 grammes.

Le nombre des battements du cœur à baissé d’une façon remarquable.

Les hommes ayant une moyenne de 73 pulsations avant le départ donnèrent 110 pulsations après les épreuves faites sans sucre et 96 après celles ou les sujets consommaient du sucre. On constata même chez 2 hommes la disparition d’une arythmie antérieure à l’expérience.

Cette constatation vient à l’appui de l’opinion d’Albertoni1 pour qui le saccharose agirait directement sur le muscle cardiaque en augmentant son énergie.

Quant à l’appréciation subjective des hommes, elle a fait ressortir la disparition d’une sensation de creux à l’estomac s’accompagnant d’angoisse et survenant au moment de la fatigue.

On a cherché à opposer à la valeur de l’alimentation sucrée quelques faits contradictoires. Le médecin major Boigey2, expérimentant sur 20 hommes bien portants, observa chez un certain nombre d’entre eux de la diminution des forces et des troubles dyspeptiques. Chaque sujet ingérait 40 grammes de sucre par jour en deux fois pendant un mois. L’observateur donne lui-même d’ailleurs la raison des résultats obtenus : « Nous donnions du sucre à nos hommes, dit-il, pensant leur infuser une vigueur musculaire plus grande, en réalité nous les affaiblissions et nous en faisions par surcroît des malades et des dyspeptiques. »

Hiller, dans son Traité d'hygiène militaire (1905), considère comme trop exclusif le rôle attribué à l’alimentation sucrée dans le travail musculaire; prolongée elle peut devenir dangereuse. Des expériences personnelles poursuivies en 1900 et 1903 à l’occasion de voyages pénibles à bicyclette, lui firent reconnaître l’utilité du sucre et sa propriété de retarder quelque temps la fatigue. Mais, dit-il, il se

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