MONTÉ
A 2 roues.
A 4 roues.
Boisson
5 litres
5 litres
20 litres
Aliments
Ablutions
Infirmerie, bains-dou-
ches
Lavage du linge et des
effets
Nettoyage des locaux. .
Pansage
10 litres
Douches et bains
Total
35 litres
50 litres
100 litres
13\33 soit 400 1. par mois
20 litres
Ces allocations sont insuffisantes et devraient être augmentées dans des proportions assez considérables. Il est assez difficile de fixer un taux-limite total par homme et par jour, parce qu’à côté de l’eau destinée à la boisson, à la toilette et aux bains-douches, une certaine quantité doit être attribuée à des services tels que latrines, urinoirs, etc., dont les exigences sont en rapport avec le mode d’aménagement de ces services. C’est ainsi que lorsque la caserne comporte des latrines à tinettes Goux, l’eau n’est utile que pour le nettoyage des sièges, des réduits où se trouvent les tinettes, tandis qu’il faut prévoir une quantité d’eau considérable si les latrines sont installées sur un tout à l’égout. Mais à part ces allocations forcément variables, il est facile d’établir la quantité d’eau nécessaire aux besoins immédiats des hommes. A notre avis, ces allocations devraient être les suivantes par homme et par jour :
Par homme et par jour.
Eau de boisson 5 litres.
— pour la cuisson des aliments 5 —
— pour lavabos. 15 . —
— pour les bains-douches 8 —
— pour l'infirmerie 10 —
— pour lavage du linge et des effets 10 —
Les allocations doivent être égales pour toutes les armes : infanterie, cavalerie, artillerie, etc.
Si l’eau de boisson ordinaire peut être laissée au taux de 5 litres par homme et par jour, il paraît rationnel d’admettre une quantité plus grande d’eau épurée. En effet la circulaire du 28 janvier 1909 prescrit de fournir 10 litres d’eau épurée par jour et par homme et celle du 5 avril 1909 prescrit à propos des soins de propreté à donner
EAU DE BOISSON
à la bouche que : « les lavabos doivent être en principe alimentés en eau naturelle potable ou artificiellement épurée ». Il serait donc désirable que l’autorité militaire eût toujours à sa disposition un moyen de fournir au moins 20 litres d’eau épurée par jour et par homme. En effet il est hors de doute que les hommes s’inquiétant bien plus du chemin à parcourir que de la pureté de l’eau, s’approvisionnent souvent aux robinets des lavabos plus à leur portée qu’aux bornesfontaines qui sont en général en dehors du casernement.
Il faut donc en ce qui concerne l’eau artificiellement épurée prévoir une quantité très supérieure à celle qui est mentionnée « eau de boisson »; nous estimons que cette quantité doit être au moins de 20 à 25 litres. D’autre part, les allocations pour les bains-douches, pour le lavage du linge et des effets, pour les cantines et les ménages qui habitent dans la caserne, doivent être bien supérieures à celles actuellement allouées.
Actuellement, l’eau est distribuée dans les établissements militaires de la manière suivante : Ou bien l’eau n’a pas besoin d’être préalablement épurée, elle est alors distribuée par les bornes-fontaines où les hommes viennent puiser la quantité qui leur est nécessaire pour boire; ou bien l’eau est souillée. Dans ce cas les prises d’eau ordinaires sont surmontées d’un avis peint en grosses lettres très apparentes libellé en ces termes « défense de boire cette eau » ou « eau très dangereuse à boire ». (Circulaire du 26 avril 1897.) L’eau de boisson est alors distribuée dans un local spécial où généralement sont établis des filtres Charnberland. C’est là seulement que doit être puisée l’eau destinée à la boisson. S’il existe à la caserne deux canalisations dont une d’eau de source et l’autre destinée aux animaux ou aux travaux de propreté, lavabos, abreuvoirs, les prises d’eau de celle-ci sont interdites par le placard mentionné plus haut. Tandis que les bornes-fontaines d’eau salubre sont signalées par l'inscription apparente : « eau bonne à boire ».
L’eau de boisson est recueillie à la caserne soit directement dans le bidon de l’homme, soit dans des réservoirs, soit dans des cruches. Celles-ci conformément aux dispositions des circulaires ministérielles du 29 décembre 1900 et 26 mars 1901, sont placées dans chaque chambrée sur une console qui les élève au-dessus du plancher. Ces cruches doivent posséder un couvercle dont la circulaire du 15 mai 1908 indique la disposition. En pratique, elles sont ouvertes à leur partie supérieure, exposées ainsi aux souillures provenant des poussières constamment mises en mouvement dans la chambre. Pour évi(er cet inconvénient, l’instruction ministérielle du 16 mars 1906 a prescrit le remplacement progressif de ces cruches, par des pots dits laitiers,
Lemoine. — Traité d'hyg. milit.
en tôle galvanisée, avec couvercles, fabriqués sur le modèle des pots servant à la distribution du lait; ces récipients, d’après les circulaires précitées doivent être vidés tous les jours et désinfectés chaque semaine soit à froid avec une solution de permanganate de potasse à 5 p. 100 pendant trente minutes, soit à chaud avec une solution de carbonate de soude à 20 p. 100; ils doivent ensuite être rincés avec l’eau pure ou épurée. On pourrait encore, quand cela est possible, les porter toutes les semaines à l’étuve à désinfection où pendant vingt minutes, elles resteraient soumises à une température humide de 115°. Pareille mesure devrait être prise pour les bidons, au moins au départ de la classe. L’usage des cruches, des pots laitiers ou des réservoirs est un pis aller pour l’approvisionnement d’eau potable. Quand les ressources des casernements le permettront, le mieux à faire sera de supprimer les cruches en ménageant à chaque étage des prises d’eau pour la boisson. De toutes façons l’eau des cruches devra être renouvelée chaque jour ainsi que celle du réservoir. On sait en effet que l’eau ainsi collectée voit le nombre des microbes qu’elle contient augmenter dans des proportions considérables.
Miquel a montré en effet que dans l’eau de la Vanne, le nombre des microbes primitivement de 150 par centimètre cube dépasse un million après six jours.
La multiplication est d’autant plus active que l’eau est initialement plus pure. D’où cette conclusion que Veau de boisson filtrée ou bouillie doit être consommée le plus tôt possible ou rejetée et renouvelée. De plus cette pullulation est plus intense par une température un peu élevée d’où la nécessité de placer les appareils filtrants et les récipients dans un local mis à l’abri des oscillations de la température extérieure.
Dans les bâtiments1 occupés par les troupes et éloignés de plus de 500 mètres de toute eau potable, le service du génie fournit, entretient et remplace les tonneaux à eau nécessaires. Ces tonneaux sont établis sur des chantiers; ils sont munis de robinets et fermés avec des couvercles cadenassés.
Ce mode d’approvisionnement est très défectueux. On recommande bien de procéder avec soin à la désinfection de ces récipients qui ne servent pas constamment, mais il se produit toujours des négligences qui en favorisent la souillure. D’autre part, ces tonneaux ne sont pas faciles à manier et par conséquent à désinfecter. Il en est de même aux manœuvres où souvent des approvisionnements d’eau sont nécessaires. La question est susceptible de recevoir une solution par l’adop-
1. Instruction ministérielle du 14 juin 1803 sur le service des subsistances en temps de paix, art. 252.
EAU DE BOISSON
tion de récipients métalliques analogues à ceux qui sont utilisés par la ville de Paris pour l’arrosage des rues. Chaque année, pour la revue du 14 juillet, ces voitures spéciales sont réquisitionnées pour transporter l’eau nécessaire aux troupes sur l’hippodrome de Longchamps. La veille elles sont amenées au Val-de-Grâce où elles reçoivent à l’intérieur un jet de vapeur sous pression, on lave ensuite l’intérieur avec de l’eau potable. Au bout de douze heures elles reçoivent l’eau à boire. Nous avons été à même de goûter cette eau souvent; elle ne présente aucun goût désagréable et a conservé sa fraîcheur malgré le transport. D’ailleurs en manoeuvres et lors de transports de longue durée au soleil, la caisse métallique pourrait être enveloppée d'une couverture mouillée ou de pailles, de branchages, etc. Comme la plupart des villes possèdent aujourd’hui ces sortes de voitures, on pourrait les réquisitionner ou passer des conventions pour les faire servir au transport de l’eau dans les forts ou casernes éloignés de toute source d’eau potable. Les tonneaux d’eau devront être mis en consommation immédiate, et leur contenu sera renouvelé pour le jour . Les réservoirs destinés à emmagasiner l’eau épurée à la caserne, sont en général disposés d’une façon défectueuse. La plupart du temps ils consistent en une cuve métallique ou en ciment armé, située dans le local du filtre, des stérilisateurs ou à proximité, sans qu’on ait pris le moindre souci de la mettre à l’abri des variations de température. Aussi ces réservoirs débitent-ils de l’eau chaude en été. Ils devraient être placés dans des caves aussi profondes que possible et munis d’une pompe qui en aspirerait le contenu pour le distribuer aux hommes.
IV. Caractères d’une eau potable. — A. Qualités physiques. — Une bonne eau de boisson doit être limpide, incolore, inodore et présenter une saveur agréable.
La limpidité , quoique n’étant pas un caractère absolu de pureté est cependant un indice précieux. Sans doute, une eau limpide peut contenir des microbes pathogènes, mais lorsque le nombre de ceux-ci est considérable, il est rare que l’eau ait conservé une clarté parfaite
On remarque souvent en effet, lors d’épidémies de fièvre typhoïde, par exemple, que quinze ou vingt jours avant l’éclosion des premiers cas, l’eau était trouble, jaunâtre, décelant ainsi, par le simple aspect les modifications apportées, soit par des pluies abondantes, soit consécutivement à des accidents survenus dans la distribution des eaux.
Cependant, l’eau est jaunâtre dans les pays de tourbières sans pour cela être nuisible à la santé. Les eaux qui contiennent du fer
donnent au contact de l’air, par perte d’acide carbonique et surtout oxygénation, un précipité rouge brun d’hydrate ferrique.
Une eau trouble, qui se clarifie vite et spontanément par le repos n’est pas forcément mauvaise, car le trouble est dû dans ce cas à la présence de matières minérales. Il n’en est pas de même lorsqu’une eau, d’abord transparente se trouble par le repos et qu’après un certain temps elle prend une teinte verdâtre ou blanchâtre : elle est alors chargée de matières organiques et doit être rejetée.
Pour se rendre compte de la limpidité des eaux, on utilise des vases en verre exposés en plein jour permettant de regarder l’eau à travers une forte épaisseur de liquide. On se sert encore de tubes métalliques de 1 mètre de long et 7 centimètres de diamètre, fermés aux deux extrémités par des glaces. Un des cylindres est rempli ■ d’eau distillée, l’autre contient l’eau à examiner. Ces deux cylindres sont placés horizontalement sur un support quelconque et parallèlement l’un à l’autre. Il est facile en regardant à une des extrémités et alternativement l’un et l’autre cylindre de se rendre compte du degré de transparence du milieu. On peut en même temps juger de sa couleur.
L’eau est incolore sous un petit volume et légèrement bleuâtre sous une plus grande épaisseur. Elle ne doit présenter de teinte ni jaune, ni verte, ni brune, due à des végétaux microscopiques, algues et conferves.
L’eau doit être inodore , on notera l’absence de toute odeur putride due à l’hydrogène sulfuré. L’eau des citernes dégage bien souvent une odeur spéciale dans les premiers jours, mais au bout de quelque temps de fermentation, ces eaux redeviennent inodores et acceptables pour la consommation, mais en principe, toute eau odorante doit être tenue pour suspecte. Une eau qui contient des matières organiques en décomposition exhale une odeur de vase ou de pourri.
Pour percevoir nettement cette odeur, on remplit d’eau aux deux tiers un flacon de 250 à 300 grammes, à large ouverture, et on agite vivement pendant deux ou trois secondes. On débouche aussitôt le flacon de manière à sentir l’air de la bouteille qui vient d’être agité avec l’eau suspecte. L’odeur est alors manifeste. A défaut de flacon spécial, on peut faire l’expérience avec un verre à boire ordinaire qu’on bouche avec la main pour agiter le liquide. En approchant le nez au moment où l’on entre-bâille la main, on perçoit facilement l’odeur.
L’eau doit encore être imputrescible, elle ne doit prendre aucune odeur même au bout de dix à quinze jours, conservée à 20 ou 25°;, dans un vase fermé. Il y a peu d’eau qui, gardée à l’obscurité ne
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prenne au bout de quelque temps une odeur de marais ou de croupi. Cette odeur est due à la décomposition de petits organismes que contenaient ces eaux, mais elles ne sauraient être déclarées mauvaises que si, après un mois de conservation, elles sont notablement troublées. Toute eau qui, conservée pendant un mois à 30°, dans une bouteille de verre se trouble, blanchit, verdit, et prend une odeur très sensible de croupi, d’hydrogène sulfuré, de putréfaction, doit être rejetée. Toutefois, on a remarqué à bord des navires par exemple, qu’une eau, après avoir été conservée dans des barils métalliques ou des tonneaux d’un goût détestable peut devenir bonne à boire : elle s’est débarrassée par la putréfaction de toutes ses matières organiques. Les eaux ayant une odeur de pourri éloignent le cheval s’il n’a pas une soif ardente; le chien au contraire boit de toutes les eaux.
Une bonne eau de boisson doit être sapide, c’est-à-dire agréable au goût. Cette qualité paraît être en rapport avec sa teneur en gaz et en sels. Les eaux fades, telles que celles qui proviennent des terrains d’épandage sont riches en nitrates, et bien qu’épurées au point de vue bactériologique, elles sont loin de posséder les qualités d’une bonne eau de boisson. La fadeur d’une eau est le signe auquel on reconnaîtra une contamination antérieure par des substances albuminoïdes. Les eaux chargées de sulfate de magnésie sont amères. La sapidité des eaux forme une grande variété et il est permis d’affirmer qu’elle entre pour une part importante dans l’appréciation qu’on doit porter sur sa valeur alimentaire.
Enfin, l’eau doit être fraîche et présenter une température moyenne de 9 à 12°, suivant les saisons. C’est là une qualité non de luxe comme on l’a dit, mais de première importance, surtout dans les collectivités populaires et dans l’armée en particulier. Peu soucieux des microbes et des contaminations dont elle peut être le siège, l’homme du peuple et le soldat demandent de Veau fraîche. Entre une eau soigneusement filtrée mais qui à se purifier aura gagné quelques degrés de température et une eau épurée mais fraîche, il n’hésitera pas, et c’est pour avoir méconnu cet état d’âme que les hygiénistes, médecins ou ingénieurs ont couru à d’amères déceptions en voulant imposer des systèmes d’épuration sans se préoccuper de leur application pratique.
Tous les modes de stérilisation de l’eau, filtres, bouilleurs ou stérilisateurs sous pression qui ne rempliront pas cette condition « fournir de Veau fraîche » devront être regardés comme suspects au point de vue de leur adoption.
C’est la fraîcheur des eaux de source qui restera la raison d’être
des travaux et des dépenses que de nombreux centres urbains s’imposent pour doter les villes d’eau de boisson, tant que les ingénieurs n’auront pas trouvé le moyen de donner cette qualité aux eaux filtrées. Imitateurs de la nature par leurs dégrossisseurs et leurs filtres à sable, pourquoi ne l’imiteraient-ils pas jusqu’au bout en recevant l’eau filtrée dans des bassins profondément situés sous terre?
La fraîcheur est non seulement une qualité qui flatte le goût, mais encore elle est eupeptique et joue ainsi un rôle de défense contre les micro-organismes dont elle empêche le développement. Enfin, une température constante et fraîche est pour une source d’eau un critérium auquel on reconnaît son éloignement de toute cause de souillure.
La température d’une eau potable doit être inférieure à celle de l’air en été et lui rester supérieure en hiver. Prises trop froides, les eaux peuvent fatiguer l’estomac et déterminer des congestions. Audessus de 15°, elles perdent une bonne partie de leurs gaz, deviennent fades, peu agréables à boire et désaltèrent mal.
La réaction devra être neutre aux réactifs colorés ordinaires : papier de tournesol sensible et phtaléine du phénol.
Les qualités physiques de l’eau ont donc plus de valeur qu’on n’y en attache ordinairement; en tout cas, l’absence de l’une d’entre elles peut mettre sur la voie d’une altération.
B. Qualités chimiques. — L’eau de bonne qualité est caractérisée par la présence de sels et de gaz en quantités déterminées, à peu près toujours les mêmes et dont le détail est consigné dans le tableau suivant :
Constitution moyenne de l’eau.
Sels, 0 gr. 07 à 0,40 par litre, pas plus de
Bicarbonate de chaux
Chlorures alcalins
Sulfates alcalins et terreux
Silice
Carbonate ferreux
Alumine, fluorure, phosphate
Gaz
Oxygène
Acide carbonique
Azote
0,050 à 0,250 par litre.
traces.
28 à 30 cm3 —
Ces proportions de gaz et de sels sont très variables.
Le carbonate de chaux est un des principaux sels contenus dans l’eau de boisson, il en constitue les deux tiers. L’acide carbonique le tient en dissolution.
Enfin, l’eau doit être propre à la cuisson des légumes et au savonnage : ce qui n’a pas lieu, quand elle contient un excès de sels terreux à base de chaux et de magnésie qui forment des combinaisons insolubles avec la caséine végétale, ou des grumeaux avec les acides gras du savon.
C. Caractères biologiques. — Les eaux, même provenant d’une source, contiennent à l’état normal un certain nombre de microbes, bien que théoriquement elles ne doivent sortir de la nappe que complètement épurées. On ne connaît pas jusqu’ici les bactéries qui pourraient être considérées comme donnant à l’eau une qualité, et pour le moment l’hygiéniste en bannit la présence d’une façon complète, puisqu’il conseille l’usage de l’eau stérile. Cependant les faits d’observations journalières prouvent que beaucoup de ces espèces sont inoffensives pour le tube digestif puisqu’elles sont consommées avec l’eau qui les contient sans dommage pour la santé de l’homme.
Y. Altérations et souillures de l’eau de boisson. — Les altérations et les souillures de l’eau de boisson sont constituées par la présence de corps minéraux ou organiques, qui y existent tous à l’état normal, de sorte qu’il est très souvent difficile, hors le cas de modifications très prononcées, de décider si une eau de boisson soumise à l’analyse est bonne ou mauvaise.
Comme le rappelait dernièrement M. le pharmacien-major Kopp 1 il n’est pas possible d’affirmer avec certitude à partir de quelle limite une eau qui n’est pas tout à fait pure peut. devenir dangereuse pour la santé. Dans maintes circonstances, c’est l’état sanitaire d’une collectivité qui mettra sur la voie d’une altération possible de l’eau de boisson. Il ne faut rien exagérer cependant, car nous avons pour apprécier l’état de potabilité de l’eau, un certain nombre de données scientifiques qui le plus souvent nous permettent de porter un jugement suffisant dans la pratique. Un grand nombre d’études nous ont fait connaître en effet parmi les modifications des eaux de boisson celles qui portent atteinte aux qualités exigées par l’hygiène et on a établi le taux de sels, de matières organiques, de microbes dont le chiffre paraît compatible avec la conservation de ses propriétés chimiques et organoleptiques normales.
Les causes d’altération et de souillure des eaux sont multiples.
On entend plus spécialement par altérations de Veau les modifications qu’elle subit par l’augmentation des sels de chaux qu’elle contient à l’état normal et par la variation de sa teneur en gaz. U eau