Circulaire du 17 juin
CASERNES
Il faut éviter, d’autre part, le grand éloignement des centres qui rendrait les approvisionnements difficiles et frustrerait le soldat de distractions légitimes et des ressources que lui offre souvent la famille depuis que le recrutement se fait de plus en plus régional.
G. H. Lemoine et J. Simonin1 ont fait ressortir quel intérêt il y aurait à placer les troupes dans les villes moyennes de 20 à 40 000 âmes. Leur population sédentaire, ne subissant pas les fluctuations de celle des villes plus importantes, offre plus de sécurité. La genèse des épidémies y est plus rapidement connue et les mesures prophylactiques y sont plus facilement applicables.
Enfin leurs ressources financières les mettent à même le plus souvent de se procurer une eau de boisson de bonne qualité, en général toujours suffisante en face de la stabilité du chiffre de la population.
Le chiffre de la population urbaine semble en effet jouer un rôle prépondérant dans la morbidité militaire comme l’accusent les chiffres suivants :