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Annequin, Revue d'hygiène, 1898, p

D’autres procédés ont pour but de permettre le balayage à sec en opérant la précipitation et le collage des poussières à la surface des parquets. Le principe de cette méthode est dû au médecin principal Follenfant, qui se servit pour ses essais d’un mélange demi-solide de paraffine, d’huile lourde de houille et de diverses substances agglutinantes ou antiseptiques.

L 'encaustique Coppin 1 est une des préparations le plus généralement employées aujourd’hui. Il comprend un mélange d’essence de j houille rectifiée, de l’essence de térébenthine pure, delà cire végétale ou cérésine et de l’acide thymique. Lors de la première application on emploie un kilogramme pour couvrir 50 mètres carrés; le prix est de 0 fr. 60 le kilogramme. Son application se fait à l’aide d’un balai brosse qui étend l’encaustique en couches excessivement minces; on frotte ensuite à l’aide d’un chiffon de laine afin d’obtenir une surface brillante; pour l’entretien, il suffit de recommencer la' même opération tous les deux mois. Une fois par an, on gratte le parquet à la paille de fer et on recommence une application qui nécessite la même quantité de produit que la première fois. Un grand nombre de chambres de casernes sont entretenues à l’aide de cet encaustique et les résultats paraissent favorables. L’inconvénient qu’on pourrait reprocher au procédé, comme d’ailleurs à tous ces agglutinants, c’est de conserver, dans les premiers temps surtout, l’empreinte des pas ; mais il suffit de frotter énergiquement à l’aide s d’un chiffon de laine pour la faire disparaître. On a reproché à cet encaustique l’odeur qu’il dégage. Celle-ci n’est pas très persistante et en tous cas n’a aucun effet nuisible sur la santé des habitants.

D'autres produits ont été proposés dans le même but. Tels sont : le dustless, corps gras liquide qui s’applique de la même façon que le précédent; 1 kilogramme couvre 45 mètres carrés et coûte 2 fr. 50. Des applications de ce produit ont été faites à l’Ecole polytechnique. Il semble donner de moins bons résultats que l’encaustique Coppiril en ce sens que les parquets conservent une teinte sombre et mate.

Le procédé Berthier (sunrise) utilise l’encaustique suivant :

Paraffine 1 000 gr.

Cire de pétrole 150 —

Essence de térébenthine 1 150 —

On fait fondre d’abord le mélange de paraffine et de cire de pétrole au bain-marie, puis on laisse le mélange se solidifier légèrement, orl ajoute alors l’essence de térébenthine. Le produit s’étend ensuite l

1. G. II. Lemoine, Imperméabilisation et nettoyage des parquets, Revue d’hygïene\ août 1903.

CASERNES

l’aide d’un tampon de laine; trois heures après son application la surface desséchée est frottée et prend un aspect brillant très agréable à l’œil; l’entretien se fait à l’aide d’une application mensuelle. Cet encaustique coûte 1 franc le kilogramme pour 40 mètres carrés de surface.

Enfin nous avons pratiqué encore des essais avec le Baume de Pin royal résine provenant de la distillation du goudron. Le procédé offre les mêmes avantages que les précédents au point de vue de l’agglutination des poussières. Mais la surface du plancher reste mate et très sombre. Un litre de cette substance couvre 56 mètres carrés.

Quel que soit le procédé d’imperméabilisation des parquets employé, le sol doit subir une préparation soigneuse consistant à le frotter à la paille de fer. Les applications premières nécessitent toujours l’emploi d’une quantité double ou triple de celle suffisante pour l’entretien.

Nous donnons ici en résumé les quantités nécessaires pour couvrir 100 mètres carrés de parquets, lors d’une première application, avec le prix de revient.

Prix

Quantité

Prix

du kilogr.

nécessaire.

Enduit Coppin

lf,20

Baume de Pin Royal

Sunrise (Berthier)

Carbonyl

Dustless

Enfin, dans ces derniers temps, on a proposé de recouvrir les parquets d’un dallage composé de sciure de bois et de sels minéraux comprimés. Ces dalles s’appliquent sur une mince couche de ciment répandu à la surface du sol ; elles sont connues sous le nom de Prismalith. Des essais sont en cours, leurs qualités de résistance semblent très appréciables.

A la même catégorie appartiennent le stucolith,le porphyrolith, etc.

Ce revêtement aurait l’avantage d’être aussi imperméable que le dallage proprement dit et la céramique, sans avoir l’inconvénient d’être aussi froid. Ces derniers semblent cependant supérieurs. Ils sont moins exposés à l’imprégnation des produits liquides graisseux, tombant sur le sol, et leur nettoyage est certainement plus facile.

En tous cas, la formule aujourd’hui admise par les hygiénistes consiste dans l’abandon des parquets réclamés autrefois par Baudens qui, en 1857, écrivait : « Pourquoi les parquets cirés et frottés ne remplaceraient-ils pas le carrelage si défectueux des chambrées ! Ce luxe est enfin parvenu à s’introduire dans nos hôpitaux militaires. Il peut entrer dans les casernes. »

Le danger des poussières à cette époque était, il est vrai, inconnu, et c’est simplement au nom de la propreté que Baudens réclamait les parquets. Propreté et imperméabilité se trouvent aujourd’hui réu- ! nies dans l’emploi des dallages.

Entretien du sol. — Il semble à l’heure actuelle que le balayage à sec soit condamné d’une façon définitive, le nettoyage humide doit prendre sa place dans nos casernes. Il se pratique soit à l’aide d’un faubert ou d’une serpillière mouillée; malheureusement cette pratique i est très difficile à appliquer, elle demande beaucoup de temps et un personnel soigneux. Presque toujours les hommes chargés de cette ! besogne se contentent ou bien de répandre sur le sol de l’eau en abondance ou d’étaler la boue produite par la serpillière ou le faubert humide, de sorte que le parquet olfre après le nettoyage ; des traînées malpropres. L’instruction du 2 février 1900 prescrit bien que les taches de boüe seront dissociées au moyen d’une brosse de « chiendent, mais cette façon de faire demande beaucoup de temps. En somme, et après de nombreux essais, je crois qu’on peut revenir sans inconvénient à l’ancienne pratique qui consistait avant le nettoyage à répandre sur le sol du sable ou de la sciure de bois mouillés avec une solution antiseptique ou tout simplement avec de l’eau. La solution antiseptique devra être odorante de façon à permettre un contrôle facile. Des poudres préparées avec des mélanges glycérinés ont d’ailleurs été déjà proposées à cet effet par plusieurs inventeurs, ce procédé, d’une application plus facile, répond parfaitement au but qu’on se propose d’atteindre avec le balayage humide, car il agglutine les poussières et empêche leur expansion dans l’atmosphère ambiante. Il faut éviter à tout prix l’imprégnation humide des parquets préjudiciable à leur conservation autant qu’à la salubrité des locaux. « Ce ne fut pas sans peine, écrit Larrey1, que je fis remplacer le lavage des planchers, usité depuis longtemps et très pernicieux aux malades, quoique agréable aux yeux des visiteurs, par le frottage i\ et le briquetage. » Les encaustiques pulvérifuges remplissent le même but. mais ils coûtent cher et finissent à la longue par encrasser les parquets et leur donner un aspect désagréable.

d) Toitures. — La toiture doit protéger contre les intempéries et \ permettre à l’air chaud et vicié des chambres de s’échapper dans l’atmosphère. Son inclinaison est variable suivant les différents pays. Dans les pays chauds et secs la toiture est remplacée par une terrasse! plate revêtue d’une couche plus ou moins épaisse de terre. La toiture I est en général constituée par des matériaux incombustibles peu alté-1

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