‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 159 sur 252 · CONSERVES · texte numérisé non relu

CONSERVES

sont groupés à raison de 2 ou 3 par pièce, à l’exception du Feldwebel occupant à lui seul 2 chambres.

Chambres de troupe. — Les hommes sont répartis par 18 ou 20 dans chaque chambre.

Les lits sont à 2 étages, disposition qui paraît être la règle générale dans les casernements de la capitale et qui laisse quelque incertitude au visiteur sur l’évaluation de l’espace cubique individuel dont le taux' réglementaire de 17 mètres cubes ne paraît pas atteint.

La literie repose sur les planches du châlit et comprend : 1 paillasse, 1 paire de draps, 2 couvertures de laine, 1 traversin, le tout d’apparence moins confortable que le couchage de nos soldats.

Chaque homme dispose d’une armoire fermant à clef dans laquelle sont disposés le linge, les effets, les chaussures, l’équipement et les armes, son pain et ses objets personnels.

Au-dessus de l’armoire sont placés le sac et une cuvette en grès servant aux ablutions journalières. Il existe dans chaque chambre un crachoir qui est garni d’une solution de crésyl.

L’adoption d’une armoire pour chaque occupant permet de dégager ainsi la chambre de tous les accessoires de mobilier, tels que planches à bagages, planches à pain, râteliers d’armes qui nuisent au contrôle de la propreté et interceptent la circulation de l’air. Les paquetages sont également, ainsi soustraits à l’imprégnation des poussières chassées par le balayage et les courants d’air.

Les murs sont couverts d’un enduit à la chaux, le plancher est en chêne, sans revêtement spécial et sans entrevous. L’aération s'effectue par les impostes mobiles disposées à chaque fenêtre et par des orifices de ventilation disposés au plafond, en communication avec la cheminée. Le chauffage se fait au moyen de poêles de grandes dimensions alimentés au charbon de terre.

Les chambres restent à peu près inoccupées le jour. Le nettoyage des effets, des chaussures et des armes se fait dans le corridor qui dessert tous ces locaux; les repas sont pris au réfectoire et les exercices et théories ont lieu à l’extérieur ou en cas de mauvais temps dans un grand hangar couvert.

Locaux annexes. Réfectoires , cantines et mess. — Une grande salle i manger, tenant lieu à la fois de réfectoire et de cantine, est affectée i un demi-bataillon, le soldat trouve ainsi tout à portée les suppléments qu’il peut s’offrir pour améliorer son repas, la cantine étant ibondamment pourvue de diverses denrées et boissons.

Bains. — Chaque bataillon dispose d’une salle de bains située dans e sous-sol; elle comprend un vestiaire et une pièce pour la chaudière it 12 pommes d’aspersion.

Des galoches en bois sont à la disposition des hommes qui les chaussent pour se rendre d’une pièce dans l’autre, ce qui rend superflu l’usage d’un plancher à claire-voie. Chaque compagnie peut être douchée une fois par semaine.

Locaux, discijûinaires. — Il n’existe pas de locaux disciplinaires; les punitions légères (consigne, corvées supplémentaires) sont seules faites au corps. Tout homme puni d’incarcération de 3 jours à 6 mois est envoyé à la prison commune à tous les corps de la garnison . Au delà de ces limites, les punitions so"ht faites dans les établissements pénitentiaires, forteresses et sections de discipline.

Une visite médicale préalable est toujours passée pour les hommes punis de prison avant leur envoi.

Hangar aux manœuvres . — Le régiment dispose d’un vaste hangar clos de toute part, avec sol goudronné pour fixer les poussières et qui est destiné aux exercices et théories en cas de mauvais temps.

Latrines , urinoirs. — En avant du casernement de chaque bataillon se trouvent les latrines comportant 36 water-closets et 10 urinoirs qui sont raccordés aux égouts de la ville; il existe en plus des latrines de nuit à l’intérieur de chaque bâtiment d’habitation.

La caserne des chasseurs à pied à Colmar, et celle de Schlestadt, représentent notre type Tollet à un étage. Chaque bâtiment ne renferme que 2 compagnies et les hommes sont répartis par petites chambres de 16 à 20 lits. Tous les locaux accessoires, réfectoires, cuisines, etc., sont situés en dehors des locaux d’habitation et admirablement installés.

L’aménagement des bains-douches surtout est remarquable.

Les dépenses sont évaluées sur le pied de 1 250 francs par homme.

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