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Fig. 67. — Rez-de-chaussée d’un pavillon de fiévreux (modèle 1907).

Toutes les salles de malades communes ou individuelles seront disposées de façon que leurs entrées soient indépendantes et que la surveillance des malades y soit facile. Pour cela, les portes et certaines cloisons seront vitrées à partir de 1 m. 50 au-dessus du sol- Un des moyens de remplir ces conditions est de faire ouvrir les différentes pièces sur une galerie latérale munie de châssis vitrés mobiles et régnant sur la majeure partie de l’une des façades.

Les lits seront disposés de façon à ce que chacun d’entre eux corresponde à un trumeau muni de fenêtres de chaque côté; la tête sera appuyée au mur extérieur et distant de celle-ci de 25 à 30 centimètres.

Certains hygiénistes préconisent la disposition en sens inverse des lits, c’est-à-dire la tête en dedans de la salle. C’est cette disposition qu’a adoptée la Commission de l’Assistance publique en 1902.

Il est certain que cette disposition est favorable pour les convalescents, mais il est aussi certain qu’elle est très gênante pour les fébricitants, pour les malades atteints de céphalée, qui au contraire fuient la lumière.

C’est donc là pour nous une indication à maintenir la disposition ordinaire, puisque notre clientèle se compose presque uniquement de malades atteints d’affections fébriles aiguës.

Locaux annexes. — Ces locaux seront de préférence groupés au centre du pavillon. On devra prévoir un réfectoire qui pourra servir de salle de jour et de lecture, un office muni de fourneaux à gaz et d’un chauffe-assiettes, une laverie, un monte-charge, une salle de bains et un lavabo, des water-closets et un poste de salubrité. Celuici devra contenir les cylindres métalliques destinés à isoler linge et vêtements des malades. Il serait encore indiqué de ménager dans ce poste des bacs remplis de solution désinfectante de façon à ce que linge de corps, mouchoirs, draps pussent être immergés immédiatement et qu’on pût opérer dans le service même le compte de ces objets dont la liste serait remise ensuite à la buanderie en même temps que les objets qui y sont envoyés. On éviterait ainsi une manipulation à sec et la dissémination de poussières toujours préjudiciables à la santé de ceux qui sont chargés de ce service. On devra prévoir en outre dans chaque service un cabinet pour le médecin traitant, un pour l’infirmier major, un pour les infirmières, une salle de pansement qui contiendrait les objets de pansement et les liquides antiseptiques.

Le pavillon Claude-Bernard, inauguré en 1902 à l’hôpital Cochin, construit par M. Renaud et sous l’inspiration du professeur Chauffard, donne une idée des dispositions d’un service de médecine. Tout serait

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à louer si les salles de malades contenaient un moins grand nombre de lits.

Pavillon d’administration. L’hôpital comprendra encore un 'pavillon p our V administration et des locaux particuliers pour chacun des services suivants.

A la partie médiane du rez-de-chaussée seront situés le bureau des entrées qui devrait être précédé d’une salle d’attente assez vaste, compartimentée et communiquant avec le bureau par des guichets, la salle de garde et la chambre du médecin de garde devraient être contiguës à ce bureau de façon à pouvoir faire la répartition immédiate des malades et à les faire conduire isolément dans leur service respectif. A la salle de garde doit être annexée la chambre de l’officier d’administration de garde, la chambre de l’infirmier de garde et une chambre de salubrité compartimentée dans laquelle chaque malade pourrait immédiatement être déshabillé et recevoir les vêtements d’hôpital ; ceux que le malade vient de quitter seraient enfermés dans un cylindre métallique ou dans un sac à désinfection.

Le vestiaire serait à proximité.

La partie médiane du rez-de-chaussée contiendrait encore le cabinet du médecin-chef, le bureau de son secrétaire ainsi qu’une salle d’attente.

A une des extrémités du rez-de-chaussée serait située la lingerie avec une entrée particulière. On prévoira une lingerie avec casier, une salle de pliage, un magasin pour effets de laine, un atelier de réparations, des lavabos et des latrines.

A l’autre extrémité avec entrée spéciale, on disposera la pharmacie avec ses dépendances. Elle sera élevée sur cave servant de magasin et comprendra un laboratoire, une tisanerie, un préparatoire, un dépôt de médicaments, un cabinet pour le pharmacien, des latrines et un lavabo.

Au premier étage on placera le bureau de l’officier d’administration gestionnaire, le bureau de son secrétaire et une salle pour les archives. S’il y a lieu, des salles seront réservées à la bibliothèque et à la salle de conférences encore appelée salle d’honneur.

Pour les hôpitaux de garnison moyenne on pourra placer dans ce pavillon le logement des officiers ou sous-officiers malades. Ces locaux seront constitués par des chambres individuelles, une salle à manger séparée pour chacun des deux groupes avec office. L’instruction de 1907 prévoit des salles communes de cinq lits avec cinq chambres individuelles pour les sous-officiers, ce service comprendrait en outre une chambre pour l’infirmier de service, un poste de salubrité et des latrines.

Ces locaux seront chacun desservis par un escalier particulier.

Dépense. — Elle sera établie dans un local spécial; elle comprendra une salle de réceptions de vivres, un magasin, une boucherie dont les ouvertures opposées seront garnies de toile métallique, les ouvertures principales seront autant que possible exposées au nord. La porte sera munie d’un tambour intérieur également en toile métallique.

La cuisine comprendra un grand fourneau, un four à rôtir, des chauffe-plats, un office, une laverie pour le nettoyage des divers ustensiles de la cuisine avec appareil de lavage mécanique (autoclave); une laverie aux légumes, une paneterie, un bûcher, une salle de distribution des petits vivres, un vestiaire et des lavabos pour les cuisiniers et des appareils thermo-conservateurs pour le transport des vivres. Le bureau de l’officier d’administration chargé de la dépense et de la cuisine sera autant que possible placé entre ces deux locaux.

La cuisine sera exclusivement alimentée avec de l’eau potable.

Bains et douches. — Chaque pavillon de malades étant muni de salles de bains, il y a seulement lieu de prévoir dans un bâtiment spécial les locaux nécessaires à l’hydrothérapie et à l’administration des bains médicamenteaux, il sera pourvu d’une étuve pour le chauffage des peignoirs.

Services spéciaux. — Un bâtiment séparé ne comportant qu’un rez-de-chaussée surélevé pourra être affecté aux divers services énumérés ci-dessous :

Bactériologie, radiothérapie, électrothérapie, mécanothérapie , photothérapie et ophtalmologie, cabinet dentaire. Aux divers locaux nécessaires pour l’installation de ces services, on ajoutera une salle d’attente pour les malades, des lavabos et des water-closets. Le bâtiment de bactériologie servira pour l’hôpital et pour le corps d’armée, il devra être bien outillé et pourvu d’une annexe pour loger les animaux d’expérience.

Casernement des infirmiers. — Ce casernement sera construit en tenant compte des indications contenues dans la circulaire ministérielle du 30 mai 1907, relative aux dispositions à appliquer à la construction des casernes et des infirmeries régimentaires.

Le nombre des places à prévoir sera calculé à raison d’un infirmier par cinq malades.

Les locaux seront les suivants :

Au rez-de-chaussée : les chambres des sous-officiers, la salle à manger et de réunion des sous-officiers, un office, une salle de visite médicale, une salle de malades à la chambre, un poste de

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salubrité, des lavabos et une installation de bains-douches; le réfectoire des infirmiers, une salle de récréation, une salle de correspondance et de lecture, des lavabos et des water-closets et de deux cellules pour les hommes punis.

A l’étage : des salles communes de quinze lits au plus, une salle d’astiquage, des lavabos, des water-closets.

Amphithéâtre. — Il comprendra :

Une chambre mortuaire, une salle de reconnaissance et d’exposition convenablement aménagée, d’où partiront les convois, un dépôt de cercueils, un bureau pour le gardien.

Une salle d’autopsie bien éclairée, avec tables d’autopsie en lave émaillée, robinets d’eau, tables en laves, vitrines.

Les eaux de la salle d’autopsie seront recueillies dans un récipient clos placé en sous-sol et ne seront évacuées qu’après désinfection.

Une salie pour le dépôt des pièces pathologiques, un vestiaire avec lavabo.

Batiments des aliénés et des détenus. — Ce bâtiment devra renfermer une chambre pour le surveillant, un office, une lingerie, un poste de salubrité, un water-closet et lavabo.

La partie réservée aux aliénés comprendra une chambre pour les agités et deux chambres ordinaires. Toutes les pièces seront disposées de façon à ce que les malades ne puissent échapper à la surveillance.

Le local des détenus comprendra quatre chambres individuelles aménagées comme celles des malades.

Les fenêtres des chambres des aliénés et les chambres des détenus seront barraudées.

Un appareil de chauffage devra être prévu pour ce bâtiment.

Autres dépendances. — Les autres dépendances seront disposées le long des murs de clôture de l’établissement et desservies par un chemin conduisant à l’une des portes de l’hôpital.

Elles comprendront : les ateliers de menuiserie, de peinture, de serrurie, de ferblanterie, les écuries, les hangars aux voitures d’ambulance et aux voitures de formations sanitaires destinées à l'instruction du personnel et une salle de manipulations avec banquettes, une remise pour la pompe à incendie et les voitures à bras de l’établissement.

A la porte l’entrée de l’établissement seront la loge et le logement du concierge.

L’hôpital devra comprendre encore une station de désinfection à laquelle sera annexée une buanderie. Nous renvoyons au chapitre désinfection pour la disposition de ces locaux.

Les chapitres chauffage et ventilation traiteront également ces parties importantes de l’hygiène hospitalière.

Enfin l’instruction de 1907 prévoit des locaux spéciaux pour le logement du médecin-chef et de l’officier d’administration gestionnaire. Ces locaux communiqueront par le téléphone avec les pavillons des malades et les services généraux.

L’hôpital sera également relié par téléphone à la place et aux divers casernements de la garnison.

La distribution intérieure de l’hôpital de Tempelhof est la meme au rez-de-chaussée et à l’étage, à savoir : du côté de la façade regardant le midi, une série de petites chambres de 3 ou 6 lits , sans communication entre elles, mais s’ouvrant toutes sur un large couloir bien éclairé à ses deux extrémités. En face, regardant la façade septentrionale, les locaux annexes comprennent 1 office, 1 chambre pour la sœur, 1 chambre de veille, 1 salle de bains avec 2 baignoires et 2 lavabos, 1 water-closet. Cette distribution est très bien comprise; le fractionnement en petites chambres assure à chaque malade une tranquillité et un confortable bien appréciable et offre en même temps toute facilité pour l’isolement des maladies graves et de tous ceux dont la présence peut être gênante ou pénible pour leurs camarades. Le pavillon ne comporte qu’un rez-de-chaussée; sa distribution est un peu differente; dans la partie centrale sont réparties, de chaque côté du couloir, de petites chambres de 3 lits toujours orientées au midi, et en face les locaux annexes déjà signalés.

A chacune des ailes une grande salle de 14 lits occupant toute la largeur du bâtiment, avec une pièce attenante dite salle de jour (Tagesraum), coquettement aménagée avec des sièges en rotin, une vitrine bibliothèque, des fleurs, tout un dispositif des mieux compris, pour soustraire les malades au désœuvrement, et au séjour prolongé dans les salles occupées par les lits. Cette chambre de jour s’ouvre sur une large véranda, à la fois bien exposée au soleil et abritée de la pluie par un auvent.

Les malades alités peuvent y être aisément installés sans quitter leur lit, les autres s’étendent sur les chaises longues en rotin mises à leur disposition. Toutes facilités sont données, on le voit, pour réaliser dans la plus large mesure possible cette cure d’air et de soleil qui, pour toute espèce de malade, constitue les auxiliaires si précieux du traitement.

Les chambres de malades ont une hauteur de 4 mètres, une superficie de 9 à 10 mètres carrés et un espace de 37 mètres cubes par occupant.

Elles présentent un aspect agréable avec leurs murs recouverts de

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peinture émaillée à leur partie inférieure et d’un enduit à la chaux à la partie supérieure, d’un ton très clair; le plancher est revêtu en son entier de linoléum, ainsi que le couloir. Toutes ces surfaces aux angles arrondis, sans aucune saillie, se prêtent à un nettoyage et à une surveillance faciles. La ventilation est convenablement assurée par les impostes mobiles des fenêtres et les ventouses disposées à la partie inférieure et supérieure de la pièce, communiquant avec des conduites d’air ménagées dans l’épaisseur des murs. Le chauffage est réparti par des radiateurs à air chaud ou à vapeur dans toutes les parties du bâtiment.

Presque partout l’ameublement ne comporte que des objets mobiliers en fer (lit, table de nuit, chaise).

Le sommier (modèle Schultze) est formé d’un châssis métallique sur lequel sont tendus des ressorts en fil de fer galvanisé; du côté de la tête du lit, un cadre glissant sur une crémaillère permet de relever l’oreiller à la hauteur convenable; le tout est d’un grande solidité.

Le matelas se compose de 3 pièces placées bout à bout : on évite de la sorte le tassement inévitable de la partie centrale en interchangeant ses diverses parties : on peut également renouveler avec la plus grande facilité l’une de ses parties quand elle vient à être souillée, sans être obligé de procéder à une reconfection totale.

Une étiquette métallique, fixée à la tête du lit, reçoit l’inscription du régime et des médicaments prescrits à la visite.

La tenue d’hôpital des malades, ainsi que du personnel subalterne, comporte un vêtement en flanelle de coton à rayures claires bleues et blanches qui contribue pour sa part à jeter une note agréable dans l’ensemble.

Pour certaines catégories de malades, quelques autres détails intéressants sont à signaler.

Contagieux. — Chacun des trois- pavillons de l’hôpital se prêterait à l’installation d’un service de contagieux dans les meilleures conditions d’isolement possibles ; il en serait de même des baraques Decker, qui sont toujours disposées pour les besoins éventuels, mais cette utilisation n’est pas nécessaire. La garnison de Berlin paraît fort peu éprouvée par les maladies épidémiques ; la fièvre typhoïde (2 entrées en 1906 à l’hôpital n° 2), les fièvres éruptives, la diphtérie ne se manifestent que par quelques cas sporadiques pour lesquels on réserve le 1er étage de l'un des « blocs » et où on prend les dispositions spéciales suivantes :

1° Ce service possède une entrée spéciale.

2° 11 dispose d’un personnel spécial.

3° Les malades sont séparés suivant chaque catégorie d’affections

ainsi que les sujets douteux, séparations faciles à établir grâce au fractionnement des locaux.

4° La vaisselle en usage porte comme indication spéciale un filet bleu entourant chaque assiette, gobelet ou pot à tisane ; ces objets sont nettoyés sur place à l’office.

5° Dans les couloirs desservant les chambres sont disposées de petites armoires vitrées renfermant le matériel chirurgical et de pansement nécessaire aux diverses interventions qui peuvent survenir (trachéotomie, tubage, etc.).

6 A chaque extrémité de ce même couloir est placé un tonneau en bois contenant une solution désinfectante où sont soumis à une immersion de vingt-quatre heures le linge et tous les effets sortant de la chambre des malades avant d’être portés à l’étuve.

7° Une pancarte apposée à la porte de chaque chambre indique la date, la durée de l’occupation de chaque lit, la nature de l’affection, les mesures de désinfection qui ont été prises.

Tuberculeux. — - Le choix de l’un des pavillons est tout indiqué pour y grouper les tuberculeux, dans une des ailes disposant d’une large salle avec chambre de jour et véranda attenantes. La cure d’air et la suralimentation sont copieusement mises en pratique.

Ces malades font cinq repas par jour, au réveil café au lait, pain et beurre; à dix heures bouillon avec jaunes d’œufs, à onze heures et demie soupe, rôti, légumes, compote de fruits, lait ou vin; à trois heures lait, pain et beurre; à six heures même repas qu’à dix heures.

Les tuberculeux sont nettement éclairés sur la nature de leur affection et leur éducation hygiénique est très surveillée : au départ de l’hôpital, leur réforme prononcée, ils sont tous mis en possession d’une notice imprimée les instruisant sur toutes les précautions qu’ils ont à prendre pour eux et pour leur entourage; ils emportent le crachoir de poche qui leur a été remis à leur entrée.

Aux termes d’une circulaire ministérielle toute récente du ministère de l’Intérieur du royaume de Prusse (23 juin 1906), les tuberculeux, réformés du service, doivent être signalés par l’autorité militaire aux autorités civiles communales en les invitant à prendre des dispositions pour assurer à ces malades les soins complémentaires.

Le fonctionnement de l’assurance ouvrière obligatoire crée des ressources considérables permettant dans la plupart des cas de faire bénéficier les tuberculeux offrant des chances de guérison de cures climatériques dans des sanatoria. Ainsi sont sauvegardés les intérêts de la collectivité et ceux des sociétés d’assurance, dont le but est de réduire avant tout le nombre des infirmes qui peuvent tomber à leur charge.

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Vénériens — Le service des vénériens dispose d’un local spécialement réservé aux lavages urétraux; bains locaux, etc. Les solutions antiseptiques, les appareils d’irrigation y sont disposés de la façon la plus commode pour les malades.

Salles d’opérations. — Les interventions chirurgicales se font dans des locaux distincts pour les septiques et les aseptiques. Aux premiers sont réservées 2 salles. L’une affectée aux grandes interventions, l’autre aux petites opérations et aux pansements ordinaires.

Pour les opérations aseptiques, 2 salles contiguës sont disposées.

L’une, servant de préparatoire, contient tout le matériel nécessaire à l’asepsie du chirurgien et de ses aides, et des objets de pansement.

La salle d’opérations très spacieuse est luxueusement aménagée dans tous ses détails. Une large haie vitrée occupant tout un côté de la pièce y laisse pénétrer la lumière à profusion. L’éclairage de nuit est assuré par un puissant réflecteur projetant la lumière de 6 lampes électriques de 60 bougies. Pour réduire au minimum les déplacements, l’opéré est transporté à l’aller comme au retour dans son propre lit que l’on charge sur un transporteur à roulettes formé de 2 châssis en fer d’un maniement très simple.

Il peut recevoir dans une salle voisine de la salle d’opérations tous les soins de propreté préalables. Tout y est disposé pour lui donner un bain complet ou local, une irrigation rectale (1 siège de water-closet) et pour le couvrir de linge et couvertures chaudes après l’opération.

On trouve encore des installations complètes de mécanothérapie, de radio- et photothérapie, etc.

Les services généraux comprennent :

Un pavillon des machines;

La cuisine et ses annexes;

La buanderie avec machines à laver;

Les bains;

Une slation de désinfection avec étuve à vapeur fluente;

Une remise pour les voitures.

Constitution des différentes parties du logement (sol, murs, plafonds, toitures). — Gomme règle générale on évitera partout autant que possible toute disposition comportant des saillies à l’intérieur du logement, saillies qui deviennent rapidement des nids à poussière.

Sol. — Le dallage en mosaïque ou en grès cérames sera le revêtement de choix. Cependant il a l’inconvénient d’être froid. On a cherché à y remédier par l’emploi de revêtements constitués par des

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matières minérales et de la sciure de bois : stucolith, xylolith, prismalith . Malheureusement nous ne sommes pas encore fixés sur leur valeur et leur durée.

En attendant on est forcé d’utiliser les parquets existants en les imperméabilisant. Les divers enduits préconisés ont déjà été étudiés.

Les tapis en laine, les descentes de lits, seront avantageusement remplacés par le linoléum. Toutefois, on devra veiller à fixer le linoléum au plancher, il serait même plus avantageux de le coller pour éviter l’accumulation des poussières entre les planches et le tapis.

Murs. — Ici l’imperméabilisation est la règle. On est unanime à reconnaître l’utilité des soubassements en faïence spécialement dans les services des contagieux. L’opaline, les carreaux émaillés peuvent être employés au même titre. Le meilleur semble être la lave émaillée de Yolvic.

La peinture, pour être efficace, doit être vernissée. On doit adopter des tons clairs du haut en bas qui ont l’avantage de favoriser l’expansion de la lumière.

Les peintures murales auraient une action bactéricide manifeste1. De nombreuses recherches faites surtout en Allemagne et en Italie par Deyck, Huchs, Yito Lo Bosco, Heimes, Jacobitz, Lydia Rabinowitch, Hylander et par Langlois et Beaufils2 en France en apportent la preuve. Dans les expériences de Jacobitz, les couleurs de porcelaine émaillée se sont montrées beaucoup plus actives que les couleurs à l’huile ou à l’hyperoline. Sur ces couleurs 3 de porcelaine, le vibrion cholérique et le bacille diphtérique disparaissaient après quatre jours, le bacille typhique et le staphylocoque doré après huit jours, le streptocoque après douze jours, la bactéridie charbonneuse après trente jours. Quant aux couleurs à l’hyperoline elles mettaient environ 70 fois plus de temps à détruire les germes pathogènes qu’on déposait sur elles.

L’action bactéricide des couleurs, comme cela ressort des recherches de Lydia Rabinowitch, s’exerce également sur le bacille tuberculeux. Ici encore ce sont les couleurs de porcelaine émaillée et les couleurs d’émail qui se sont montrées les plus actives. Par contre les couleurs à l’huile et les couleurs à l’eau étaient dépourvues de toute action stérilisante.

Rappelons que l’emploi du blanc de céruse est interdit dans les établissements militaires.

1. Huehs, Revue d'hygiène, 1908, p. 241, et Æylander, Revue d'hygiène, 1909, p. 850.

2. G. Beaufils, Thèse Paris, 1905, et Langlois et Beaufils, Soc.de biol., 18 février 1906.

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