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Romme, Presse médicale, 23 août 1906, n

HYGIÈNE HOSPITALIÈRE

En tous cas cette action microbicide n’est pas suffisante en pratique pour supprimer la désinfection des murs comme le voulait Huchs. Le pouvoir désinfectant des peintures ne paraît pas, à E. Arnould1, avoir en pratique de valeur permanente réelle.

Les cloisonnements des grandes salles ne devront pas faire obstacle à l’accès de la lumière.

Elles pourront être incomplètes, ne s’élevant qu’à 2 mètres audessus du sol, ce qui sera suffisant pour les services ordinaires. Lorsqu’on aura besoin d’un isolement plus complet, la cloison joindra le plafond, mais sera vitrée à partir de 1 m. 50 du sol.

Les fenêtres seront ménagées sur les deux faces parallèles des longs côtés des salles. Elles devront s’élever aussi près que possible des plafonds, leur hauteur variera de 2 ni. 75 à 3 m. 50; elles devront descendre à 0 m. 50 du sol. On se trouvera bien de faire usage des fenêtres à guillotine très employées dans les hôpitaux de Londres, leur nombre devra être d’une pour chaque lit, c’est-à-dire que le trumeau séparant les deux fenêtres ne devra être garni que d’un lit. Dans les pays froids on aura recours aux fenêtres doubles.

Mobilier. Objets de pansement’ et d’usage. — Ce mobilier devra être réduit au strict nécessaire, il devra toujours être simple et facilement désinfectable.

Les lits seront métalliques, de 2 mètres de long sur 0 m. 80 de large. Ils seront garnis d’un sommier à lames métalliques et d’un matelas laine et crin. Les sommiers Ilerbet et Aman-Vigier sont adoptés en Erance pour les hôpitaux militaires. Les lits n’auront pas de rideaux, on proscrira les édredons.

Les tables de nuit en bois actuellement en usage dans les hôpitaux militaires avec coffres fermés de toutes parts sont des meubles à réformer, on doit adopter pour l’avenir une petite table métallique avec deux étagères en lave émaillée ou encore en verre sans rebord et pouvant être par là même facilement désinfectée. L’étage supérieur sert à déposer les médicaments; au-dessous se place le crachoir et le vase de nuit qu’on peut garnir d’un couvercle. Les plateaux qui constituent ces étagères reposent sur un cadre métallique et sont mobiles. Il est à craindre que ces tablettes soient souvent brisées. Les divers objets à usage des malades tels que : crachoirs, cuvettes, vases à pansement, doivent être soit métalliques, soit en porcelaine. Les crachoirs actuellement en usage dans les hôpitaux présentent le grave inconvénient de posséder un couvercle à plan incliné sur lequel les crachats se dessèchent. On a essayé

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