Bonnette, Revue d'hygicne, 15 décembre
placés au-dessus de nos demeures, à l’extrémité des tuyaux de fumée. Leurs dispositions permettent d’annihiler l’action contraire des vents sur le courant d’air sortant, et même de déterminer au sommet d’une cheminée une sorte d’aspiration.
2° Ventilation centrale. — Ces appareils se rapportent à deux types principaux:
Appareils agissant par propulsion.
Appareils agissant par aspiration.
A. Ventilation centrale par propulsion. — Les premiers de ces appareils sont des ventilateurs à force centrifuge, les autres des ventilateurs à hélice.
Les ventilateurs à hélice sont basés sur le principe suivant: lorsque, dans un tube ouvert aux deux bouts, on fait tourner sur place une hélice, il se produit un courant d’air dont la direction et l’intensité dépend du sens et de la rapidité du mouvement imprimé à l’hélice.
Le type des ventilateurs à force centrifuge représenté par le tarare agricole consiste en une caisse cylindrique ou buse dans laquelle se meut une roue à palettes, actionnée par un moteur quelconque. Au niveau de l’axe de la roue se trouve une ouverture dite œil central, à laquelle aboutit le tuyau d’aspiration; sur la circonférence de la hase une fente circulaire permet à l’air refoulé de s’échapper. Lorsque la roue entre en mouvement, les palettes chassent l’air par cette fente et l’air propulsé est remplacé par l’air neuf qui pénètre par l’œil central.
B. V entilation par aspiration. — La ventilation par appel se fait au moyen de la chaleur.
III. Procédés chimiques de purification de l’air. — Desgrez, Balthazar, Mangianti et Torelli ont proposé de régénérer l’atmosphère au moyen du hi-oxyde de sodium; ce sel, mis en présence de la vapeur d’eau, dégagerait de l’oxygène, et l’acide carbonique de l’air expiré se combinerait avec la soude pour donner du carbonate de soude.
Des expériences ont montré que cet oxygène mis ainsi en liberté et cette disparition de CO2 permettraient la survie des animaux.
Les cobayes maintenus simplement sous cloche meurent au bout de trois heures et demie. Si l’on a soin de placer 15 à 30 p. 100 de bi-oxyde de sodium à 6 ou 7 centimètres au-dessus de l’animal, ou même si l’on utilise une solution de ce sel dans l’eau, l’expérience peut être prolongée pendant dix heures sans que les animaux présentent les moindres symptômes alarmants (Mangianti).
SOUILLURES DE L’AIR
Quénu et Landel ont essayé non seulement de régénérer l’atmosphère, mais encore de la débarrasser des germes qu’elle pouvait contenir; ces auteurs avaient surtout en vue de rendre le plus aseptique possible l’air de leurs salles d’opérations; dans ce but ils ont pratiqué, avant d’opérer, des pulvérisations d’eau oxygénée et ils ont obtenu d’excellents résultats.
Enfin, pour se débarrasser de la vapeur d’eau qui constitue une cause constante de souillure de l’air dans les milieux confinés, on peut se servir du chlorure de calcium.
Ce ne sont pas, on le voit, les moyens qui manquent pour lutter contre la viciation de l’air; mais ici encore, comme pour les maladies qui sont tous les jours l’objet de la découverte d’un médicament nouveau, si le mal admet tant de remèdes, c’est qu’il n’y en a vraiment aucun qui soit complètement efficace et sans inconvénient.