‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 218 sur 252 · Calmette, ioc. cit., vol. III, p · texte numérisé non relu

Calmette, ioc. cit., vol. III, p

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Fig. 80. — Installation d’épuration bactérienne du camp do Sathonay.

à sa disposition un personnel suffisamment habitué à la conduite de ces installations.

L’installation de Châlons comprend un réseau d’égouts de 980 mètres drainant 3 hectares 40. Le réseau des eaux usées reçoit les matières fécales et ne reçoit pas d’eaux industrielles.

Le cube journalier est de 25 mètres cubes.

L’installation fonctionne depuis le mois de novembre 1907. Elle est constituée par 1 bassin de décantation, fosse septique couverte, 1 bassin de nettoyage, 1 filtre bactérien de premier contact, 1 bassin pour distributeur automatique Adam’s. Les filtres ont une superficie totale de 55 mètres carrés. L’épuration est incomplète. Le coût de l’installation a été de 20 500 francs. La dépense annuelle d’exploitation aurait été nulle jusqu’ici.

En Angleterre , le camp d' Aldershot et la caserne de Catterham utilisent la méthode bactérienne. Dans le premier l’installation comporte une fosse septique. Dans la seconde, il n’y a qu’un simple bassin de décantation L

La méthode bactérienne semble avoir aujourd’hui la préférence. Un grand nombre de villes anglaises ont abandonné l’épuration par le sol pour adopter les lits bactériens. 232 installations d’après Calmette. Il est vrai que le récent rapport d’une Commission chargée de se rendre compte de leur valeur, ne renferme guère que des critiques et qu’en dernier ressort, en Angleterre, on semble devoir revenir à l’épandage sur le sol !

A priori la méthode bactérienne est assez séduisante. Elle paraît plus précise, plus scientifique. Mais il manque encore la sanction d’une longue expérience.

Son maniement paraît plus délicat qu’on ne l’a dit. Son rendement hygiénique est certainement moins parfait que celui de l’épandage sur le sol.

Mais une appréciation rationnelle de la méthode ne peut être émise à l’heure actuelle, car les éléments qui lui serviraient de base sont trop différents les uns des autres.

Il semble que les auteurs ne se soient pas assez préoccupés de la nature du sewage. On a généralisé trop tôt des résultats partiels obtenus. C’est ainsi que les expériences faites avec des lits bactériens ne recevant pas de matières fécales, ont été publiées en faveur de la méthode en général, alors que les résultats obtenus ne devraient s’appliquer qu’aux conditions particulières dans lesquelles s’était faite l’application du procédé.

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