E. Richard, Précis d'hygiène appliquée, p. 408 et
le drap bleu-foncé, ni le drap garance ne perdaient leur solidité même au bout de deux heures d’immersion.
Pulvérisateur Geneste-Herscher. — Cet appareil est constitué par un cylindre de 0 m. 26 de diamètre et de 0 m. 60 de hauteur supporté par un trépied adhérent au fond du cylindre. Celui-ci est divisé en deux compartiments d’égale capacité par une cloison horizontale munie de deux tubes. Le compartiment supérieur est destiné à emmagasiner l’air, l’inférieur reçoit le liquide désinfectant. Un tube traversant la cloison horizontale laisse passer l’air de la chambre supérieure dans la chambre inférieure de façon à comprimer le liquide. Un autre tube est destiné au passage du liquide. Celui-ci est prolongé jusqu’au couvercle et fait saillie à sa face supérieure. Le couvercle est également muni d’un autre orifice destiné à la sortie de l’air. Liquide et air cheminent ensuite séparément dans deux tubes de caoutchouc pour se rendre à une petite pièce métallique terminale qui soutient une lance rigide et où s’effectue la pulvérisation proprement dite.
Etuves a formol. — Ces appareils ne sont pas encore utilisés dans l’armée, mais ils ne tarderont pas à être introduits dans nos casernes et nos hôpitaux en raison des inconvénients des étuves à vapeur.
Quel qu’en soit le modèle, ils sont tous constitués par une chambre d’un cubage variable pour laquelle il faut prévoir un mode de chauffage et des dispositifs destinés à l’introduction de vapeurs d’aldéhyde formique.
Celles-ci sont dégagées par une solution de formacét.one dans Y étuve Fournier (hôpital Pasteur). I É étuve Gonin locomobile, employée par un grand nombre de bureaux d’hygiène, est à parois métalliques, recouvertes d’une épaisse couverture, et utilise les cartouches fumigator réglementaires dans l’armée. Enfin Lequeux a transformé l’étuve Vaillard et Besson en étuve à formol de façon à pouvoir opérer à volonté les deux sortes de désinfection.
La condition essentielle d’une désinfection par les vapeurs d’aldéhyde formique est l’obtention d’un milieu thermique uniforme s’élevant au moins à 80°-90'. D’autre part on doit éviter la condensation de la vapeur d’eau sur les parois de l’étuve. Les briques de liège proposées pour entrer dans leur construction paraissent jusqu’à présent réaliser ce désideratum.
Station de désinfection. — Une station de désinfection doit être constituée de telle façon que les objets à désinfecter ne soient à aucun moment en contact avec les objets désinfectés. Pour remplir ce but, la construction des bâtiments doit être comprise de façon à obtenir une séparation complète entre ces deux groupes d’opérations,
DÉSINFECTANTS
par l’établissement (l’une cloison, au niveau de laquelle seront placées les étuves. Les locaux d’entrée comprendront une porte particulière et une salle de réception des objets, munie d’étagères. Ceux-ci déboucheront dans la chambre des étuves.
Les locaux de sortie, disposés du côté opposé, posséderont des étagères avec claies de façon à favoriser l’assèchement des objets qui sortent toujours de l’étuve plus ou moins chargés d’humidité.
On devra de plus prévoir un cabinet pour les infirmiers chargés des opérations de désinfection, avec lavabos, placé du côté des objets infectés. Une salle de bain-douche devra être annexée à ce cabinet, ainsi qu’une chambre à deux compartiments où les hommes déposeront d’un côté leurs vêtements, de l’autre leur bourgeron ou la blouse destinée à les protéger contre les souillures des objets qu’ils manipulent.
Au bâtiment des étuves on a annexé, à l’hôpital militaire du Valde-Grâce, un incinérateur des ordures ménagères, une cellule de 12 mètres cuhes pour la désinfection par les vapeurs de formaldéhyde, et la buanderie.
L 'incinérateur des ordures ménagères est du modèle Bréchot déjà
décrit.
La cellule est représentée par une chambre de 6 m. 25 de surface et de 2 mètres de hauteur cubant par conséquent 12 ni. 5. Ses parois sont doubles, séparées par un intervalle de 0 m. 06 et constituées en dehors et en dedans par des briques de liège sur champ. Le sol est formé par \ voûtins distants du sol de la pièce de 0 m. 10 et construits également en briques de liège et recouverts d’un aggloméré de liège. La voûte est constituée par deux parois séparées l’une de l’autre par un espace de 0 m. 10 et formées de plaques de liège. Au milieu est une cheminée destinée à l’évacuation des gaz après l’opération. Le liège qui entre exclusivement dans la construction de cette cellule a pour but d’empêcher la condensation de la vapeur sur les parois. La vapeur arrive dans la cellule par un tube en relation avec le générateur de vapeur que fournit d’autre part l’étuve Geneste- Ïlerscher qui se trouve dans le même groupe de locaux.
L’aldéhyde formique peut être dégagé à l’intérieur de la chambre en employant un procédé quelconque.
La chambre présente sur chacune de deux de ses parois opposées une porte à joints étanches. D’un côté sont introduits les effets à désinfecter, et les effets désinfectés sont retirés de 1 autre. Les deux services sont complètement séparés par une cloâson.
L’intérieur delà cellule est muni de tringles destinées à y étendre les effets à désinfecter. La première condition à réaliser pour
TRAITÉ DTIYGIÈNE MILITAIRE
l’emploi de l’aldéhyde formique est d’éviter le tassement des effets les uns contre les autres.
D’autre part on y a installé des radiateurs de façon à y maintenir une température élevée et constante.
La buanderie comprend une chambre d’entrée du linge sale possédant des cuves remplies d’une solution de crésyline à 2 0/0 dans