CH
ène CH20 ; la pre- CH20
mière se présente sous forme d’un corps solide, blanc, onctueux au toucher, soluble dans l’eau et l’alcool; le second est une poudre dégageant une forte odeur d’aldéhyde formique.
CILO
sont la paraformaldéhyde qjjïq et Ie trioxyméthyl
. Bonjean, Le Contrôle de la désinfection, Revue d'hygiène, 1907, p. 760. Lemoine. — Traité d’Iiyg. milit. 42
La dilution de l’aldéhyde formique dans un corps inerte, azote, hydrogène, et par conséquent en partie l’air, met obstacle à la polymérisation. La chaleur dépolymérise au fur et à mesure de leur production les corps polymères formés par l’aldéhyde formique. C’est là un point important à relever, car il nous montre la condition indispensable de pénétration de ce gaz, et nous fait voir en même temps la façon de nous servir du trioxyméthylène et de la paraformaldéhyde pour la production du gaz aldéhyde formique.
On comprend d’autre part tout l’intérêt qui s’attache à l’étude de l’aldéhyde formique comme agent utilisable pour la désinfection, quand on connaît son action sur l’albumine et les matières organiques.
En elfet l’adjonction de quelques gouttes de formaline à du blanc d’œuf met obstacle à sa coagulation.
L’aldéhyde formique pénètre donc la substance albumineuse sans la coaguler, et on suppose qu’elle pénètre de même le protoplasme des micro-organismes pour expliquer son action germicide réelle, mais pour cela il faut qu’elle soit en contact direct avec ces derniers. Elle forme de même, avec les produits morts, fermentés, putréfiés, des composés chimiques nouveaux inodores. D’autre part elle semble n’avoir aucune action détériorante sur les tissus. Cependant sa réaction est acide de par l’acide formique qu’elle contient, et elle semble devoir altérer certaines couleurs, principalement celles à base d’aniline h Les solutions aqueuses chaudes attaquent l’acier et le fer.
Pour produire l’aldéhyde formique sous forme de gaz, on évapore la solution du commerce à 40 p. 100 ou bien on a recours à la volatilisation du trioxyméthylène.
Actuellement, on se sert communément de divers appareils constitués soit par des autoclaves , soit par des récipients de divers modèles que nous décrirons plus loin (Désinfection des locaux).
Par le formol, Bosc a obtenu la destruction, au bout de 5 heures, de tous les microbes sporulés et non sporulés, et la destrution des poussières dans un local de 737 mètres cubes soumis à l’action des vapeurs de formol. Pfühl a montré l’efficacité de ces vapeurs à l’égard des crachats tuberculeux humides ou desséchés sur le plancher. Walter a obtenu la destruction de tous les microbes soumis à leur action, à l’exception des spores charbonneuses, mais après un contact de vingt-quatre heures au moins.
Mackensie a désinfecté ainsi plus de 2 000 maisons ou chambres en quatre ans et conclut à l’excellence du procédé. En 1901, le