‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 226 sur 252 · Lapasset, Revue d'hygiène, 1892, p · texte numérisé non relu

Lapasset, Revue d'hygiène, 1892, p

2. Liborius et Pfuiil, Zeitschrift f. Hygiène, II, p. 15, 1887, et VI, p. 15, 1889.

3. Chantemesse et Richard, Désinfection des matières fécales an moyen du lait de chaux, Revue d'Iiygicnc, XI, p. 641, 1889.

4. Auer, Arch. /’. Hyg., Vol. 47, 1908, et Revue liyg., 1909, p. 849.

fectant : tout au plus conviendrait-il d’écarter la partie superficielle, en contact direct avec l’air, où se forme peu à peu du carbonate de chaux.

En résumé : la chaux vive est le désinfectant le plus pratique en toutes circonstances. Son usage est surtout indiqué pour la désinfection des matières usées, matières fécales, boues, ordures, matériaux de démolition etc., au taux de cinq kilogr. pour 1 mètre cube. Conseil supérieur d’hygiène publique de France 1910.)

Lessive de soude. — Depuis longtemps les ménagères désinfectent le linge par la lessive de soude en employant tout simplement des cendres de bois reposant sur un gros drap (dit cendrier), qui recouvre le linge sale déposé dans une cuve en bois. Yon Gerloczy a étudié scientifiquement l’action de cette lessive en employant un mélange de deux volumes de cendre de bois lessivée pour un volume d’eau. Il a constaté que 100 grammes de ce mélange stérilisaient, après quatre jours, 100 parties de matières fécales ; en employant non plus 100 centimètres cubes mais 300 centimètres cubes de cette lessive pour 100 grammes d’excrément, la désinfection est complète en une heure. En effet, dans ces conditions, l’inoculation sur ( gélatine ne donne lieu qu’au développement d’une à deux colonies; si on emploie cette lessive bouillante, la stérilisation est absolue, ce qui n’aurait pas lieu avec l’eau simple. Behring, de son côté, déclare que les lessives et non les carbonates alcalins tuent les spores à la température ordinaire pourvu qu’on emploie des solutions fortes. Une lessive de soude à 30 p. 100 se montra active en 10 minutes, la lessive normale à 4 p. 100 retarda jusqu’à 45 minutes. Fürster et H. Vincent1 auraient tué des bacilles typhiques, diphtériques et le staphylocoque avec une solution à 10 p. 100 employée à froid. H. Vincent aurait tué le bacille tuberculeux dans les crachats au bout de 6 heures. D’autre part, employé à chaud, Behring à tué les spores du charbon en 10 minutes à 85° avec une solution de carbonate de soude à 1,5 p. 100 et Bormans est arrivé à tuer des bacilles pathogènes avec une solution à 2 à 5 p. 100 à 60°.

Les solutions de savon empruntent leurs qualités désinfectantes à la richesse en alcali qu’elles possèdent. A ce titre, le savon noir paraît le plus qualifié pour obtenir un bon résultat. Une solution à 10 p. 100 a permis à Fôrster de tuer le bacille de la fièvre typhoïde, celui de la diphtérie et le staphylocoque en une heure, à froid. Une solution à 1 p. 100 a permis à Beyer d’obtenir le même résultat à 50° en 1 à 3 heures.

1. H. Vincent, Désinfection des crachats tuberculeux, Revue d’hygiène, 1905, p. 39.

DÉSINFECTANTS

Les hypochlorites de potasse et de soude , avec excès de carbonate de potasse, qui constituent l’eau de Javel diluée à 50 p. 100 dans l’eau, ont été préconisés par L. Martin1, Bezançon2 pour la désinfection du sol et des murs. Cette solution aurait l’avantage de ne pas altérer les tissus, d’après Bernard et Pécourt.

Une solution à 1/50 suffirait pour les lavages des objets de literie et à usage, ainsi que pour les parquets (L. Martin).

1. L. Martin, Hygiène hospitalière. Traité d’hygiène de Brouardel et Mosny.

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