Dispositions diverses, p
PRATIQUE DE LA DÉSINFECTION
ment et le linge provenant de malades atteints d’affections contagieuses, doit être plongé pendant 24 heures dans une solution de crésyl à 2 p. 100; la solution ne doit servir qu’une fois et le récipient doit être nettoyé immédiatement après. Des expériences personnelles nous ont permis de constater que du linge souillé de cultures de b. coli, diphtérilique, charbon sporulé, de pus, de crachats tuberculeux, et de matières fécales était désinfecté par la solution à 5 p. 100 en trois heures, et que cette première solution pouvait servir à nouveau six fois en donnant les mêmes résultats.
Les linges pourront encore être plongés dans une solution de carbonate de soude à 20 p. 100 pendant trois heures. Mais cette opération aura surtout pour but de dissoudre les produits albumineux, cette solution de carbonate de soude n’ayant à froid aucune action stérilisante '.
Les objets en flanelle peuvent être également immergés dans la solution de crésyl, il en est de même des vêtements de laine; tunique, veste, capote, pantalon. Nous avons vu que ces derniers objets pouvaient être également plongés dans l’eau bouillante. Mais, d’une façon générale, ceux-ci devront être de préférence exposés aux vapeurs d’aldéhyde formique.
A cet égard il y a lieu de faire une distinction entre les vêtements des hommes bien portants, les vêtements usagés des malades ordinaires et ceux provenant des malades contagieux. Pour les premiers, les circulaires ministérielles du 30 avril 1906 et du I I décembre 1907 prescrivent la désinfection des effets d'habillement usagés, avant leur réintégration dans les magasins, à l’aide des vapeurs d’aldéhyde formique provenant de la combustion du trioxyméthylène sous forme de cartouches fumigator disposées dans les magasins de compagnie ou tel autre local convenable. On ne devra pas mettre plus de deux collections d’effets par mètre cube. Seront joints à ces vêtements les coiffures de tous genres, les chaussures et les houzeaux de cuir.
On peut, dans d’autres circonstances, appliquer aux effets d’habillement et aux objets de grand et petit équipements les prescriptions de la circulaire du 26 février 1903 préconisant les pulvérisations de formol exécutées jusqu’à ruissellement avec une solution d’aldéhyde formique à o p. 100 (formol 125 centimètres cubes -f- 875 centimètres cubes eau).
La circulaire du 19 août 1905 étend cette désinfection d’une façon spéciale aux capotes de sentinelles. Les vêtements des malades ordinaires pourront être l’objet des mêmes mesures à l’hôpital.