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Giiarrin et Langlois, Soc. de biol

4. Sadatier, Le traitement des accidents dus à la chaleur par l’ext. de capsules surrénales,

Maloine, 1904.

une plus grande quantité d’oxygène, c’est en ce sens que le mouvement porte en lui-même le remède aux maux qu’il peut causer. Mais eeci est souvent insuffisant.

Sans doute, l’accélération de la respiration entraîne comme résultat le refroidissement du sang, par évaporation de vapeur d’eau et par la pénétration dans les bronches d’un air relativement froid. Mais la quantité d’oxygène qui pénètre dans l’organisme peut être insuffisante pour les besoins de ses combustions musculaires, ou bien celles-ci peuvent produire une quantité telle d’acide carbonique qu’une accélération des mouvements respiratoires et par suite du sang est encore impuissante à le rejeter en quantité suffisante. C’est alors que se produisent les phénomènes d’asphyxie.

Appareil circulatoire. — Le travail intense et prolongé exagère deux phénomènes qui se produisent normalement à la suite de tout exercice : l’efTort, l’essoufflement.

Celui-ci, acte de défense d’abord, aboutit ensuite à l’asphyxie, comme nous venons de le voir. 11 représente la réaction propre des poumons. L’efTort, lui, touche plus particulièrement le cœur. On peut, en effet, dans l’effort, considérer deux phases au point de vue de son action sur l’appareil circulatoire, phases qui représentent en les exagérant les phénomènes normaux de l’inspiration et de l’expiration.

Lors de l’inspiration, sous l’influence du vide intrathoracique consécutif à la dilatation du thorax, il se produit un afflux de sang dans le cœur et dans les poumons. Les veines caves se vident dans L’oreillette et le ventricule droits, le contenu des viscères pulmonaires afflue à l’oreillette gauche. Mais les ramifications de l’artère pulmonaire, comprimées par les parois alvéloaires dilatées, mettent obstacle au jeu du ventricule droit, qui ne peut se vider que difficilement. D’autre part, les parois de l’aorte, comprimées par le poumon, n’offrent au contenu du ventricule gauche qu’une sortie difficile.

Ces conditions favorisent donc la dilatation des cavités ventriculaires, et surtout du cœur droit; mais la vaso-dilatation qui se produit à la périphérie compense bientôt la compression de l’aorte et permet en fin de compte au ventricule gauche d’opérer sa déplétion à tel point que, si le thorax reste immobilisé dans cette situation, il arrive un moment où le ventricule gauche, l’oreillette gauche et le poumon sont vides de sang, comme l’ont démontré les expériences j de Valsalva. Ces conditions favorisent alors la production d’une syncope; heureusement, la phase expiratoire vient bientôt mettre un terme à ces accidents en permettant le rétablissement de la circulation normale.

On conçoit donc qu’à la longue la répétition de l’effort puisse I

ACCIDENTS LOCAUX ET GÉNÉRAUX DES EXERCICES

amener une dilatation du cœur suivie soit d’une hypertrophie compensatrice (hypertrophie de travail de Merklen), soit d’une paralysie de l'organe, si celui-ci est lésé.

L’étude du pouls au sphygmographe révèle de plus un allongement croissant de la systole et la diminution de la pause diastolique, et ces deux phases de la contraction cardiaque peuvent atteindre la même durée dans les cas extrêmes de la fatigue, tandis que le pouls arrive à 140 à 150 à la minute. La longueur de la systole accompagnée de tachycardie et d’une forte congestion cutanée est le symptôme d’une grave fatigue des muscles du cœur.

Zuntz et Schumburg1 ont noté après les marches une augmentation du poids spécifique du sang de 2 à 3 p. 100. Il en fut de même pour le nombre des globules rouges. Ces faits sont dus à la perte d’une certaine quantité de l’eau du sang, dont une partie s’évapore à l’extérieur, mais la perte la plus importante a lieu par le passage de l’eau dans les muscles où les produits des échanges, en s’accumulant, font augmenter la pression.

Émonctoires. L’appareil cutané et l’appareil urinaire retardent les effets de la fatigue, car ils sont pour l’organisme de véritables soupapes de sûreté. Ils en sont les régulateurs et, grâce à leur fonctionnement exagéré,, ils rejettent les déchets organiques. Mais eux aussi peuvent ne plus suffire à leur tâche, la fatigue, l’épuisement peuvent les atteindre. Alors les poisons qu’ils devaient éliminer s’accumulent dans l’organisme et concourent à la production des accidents de surmenage. Lorsqu’après un travail fatigant on trouve, par les réactifs ordinaires, des traces d’albumine dans les urines, il faut en conclure que l’elfort musculaire, même s’il n’a pas été prolongé, a surpassé pour l’individu les limites physiologiques (Trêves 2).

Les recherches de Leube3 4, Ebel* et de Von Noorden5 à ce sujet font voir la proportion considérable qu’atteignent des albuminuries.

En 1877, Leube, sur 1 19 hommes, constate chez 4 p. 100 de l'albuminurie au repos et chez IG p. 100 après un travail prolongé. En 1902, Ebcl, sur 100 hommes : 32 présentaient de la nucléo-albumine (se dissolvant dans un excès d’acide acétique), albumine acéto-soluble, et 27 de l’albuminurie vraie se coagulant par l’acide nitrique. Yon Noorden a observé 17 p. 100 d’albuminurie au repos et 43 p. 100 après exercice.

1. Zuntz et Schumburg, Die Physiologie der Marsche, Berlin, Uirschvvald.

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