Reiciiborn, Kjennerud, Caducée
des aliments était faite par de simples soldats commandés à cet effet à tour de rôle, ne restant en fonctions que vingt-quatre ou quarante-huit heures et n’ayant pas la moindre connaissance culinaire.
En 1900, au moment de la conscription, un changement notable eut lieu. Des soldats spéciaux furent désignés pour le service de la cuisine; c’étaient des hommes moins aptes que leurs camarades à un service actif et qui déjà possédaient certaines notions culinaires : tels que cuisiniers d’hôtels ou de bateaux, garçons boulangers, bouchers ou charcutiers, etc.
La cuisine est faite dans les compagnies. Le fourrier reçoit les denrées et a la responsabilité de leur préparation. Le personnel est sous ses ordres et il en dirige l’instruction. Les cuisiniers sont formés durant l’école des recrues, ils ne reçoivent qu’une instruction rudimentaire et sont promus chefs avec le grade de caporal.
Le chef cuisinier est responsable devant le fourrier de la préparation des aliments et a sous ses ordres les simples cuisiniers désignés journellement parmi les hommes de la compagnie.
Pour arriver à une organisation aussi rapide que possible de la cuisine, il fut créé à cette date des cours culinaires pour les fourriers. Les sous-officiers furent instruits dans la préparation des denrées alimentaires.
Des cours sont organisés dans le but d’améliorer l’approvisionnement de l’armée en temps de paix et en campagne ; des manœuvres ont lieu pour apprendre aux cuisiniers la préparation des aliments pendant les marches.
Il est édité un livre de cuisine à l’usage de l’armée norvégienne.
En Amérique. — Des notions de cuisine sont données aux infirmiers dans des écoles d’instruction.
Le médecin major Drouineau1, a étudié dans quelques groupes de soldats, l’influence de la cuisine sur la santé générale des hommes. Il a constaté que la morbidité était moins grande dans les compagnies où le cuisinier était bon et où les hommes mangeaient avec appétit à tous leurs repas. Ces résultats, pour n’être pas indiscutables, ne sont pas moins intéressants.
Une circulaire a d’ailleurs prescrit des mesures pour doter les différentes unités de cuisiniers de profession et pour instruire des hommes dans le but de les attacher spécialement à la préparation des aliments (5 mars 1906).
Les dispositions prises par le commandement depuis 1905 marquent un réel progrès sur la manière de faire ancienne. Mais il y a un point