‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 60 sur 252 · RATION DU TEMPS DE PAIX · texte numérisé non relu

RATION DU TEMPS DE PAIX

134 pain de soupe

3 478cal,38 551 ,45 pain

<le soupe

2 926cal,93

RATIONS DE GUERRE

Normale.

124,4 470,9 ou 518

avec pain de guerre

64,5 24,8 3 144cal,58 -j- 195 ,8 pain de

guerre

3 340eal,38

Forte.

141,45 512,9 ou 560

avec pain de guerre

3 457cal,82 -f- 193 ,1 avec le

pain de guerre

3 650ual,92

Vivres de réserve.

2 330ea\36

Les chiffres précédents font ressortir une moindre valeur calorimétrique des rations de campagne si on pratique les calculs avec le pain de munition comme fournissant une partie des hydro-carbonés de cette dernière ration, et si, d’autre part, on tient compte dans la ration du temps de paix des 250 grammes de pain de soupe. Or, aujourd’hui, ce dernier, avec l’adoption des repas variés, tendàdispa-

ALIMENTATION EN GÉNÉRAL

raître de plus en plus ; d’un autre côté, en campagne, le pain de guerre sera fréquemment mis en distribution et mangé avec les modifications projetées qui en font un aliment appréciable et facilement consommable. En tenant donc compte de ces nouvelles conditions, on voit que les valeurs calorimétriques comparatives des différentes rations se classent d’une façon très différente.

Ration

du temps de paix.

2 926cal,93

La différence serait encore plus accentuée si, pour le calcul des albuminoïdes, on tient compte de la perte de 50 p. 100 qui se produit sur l’aliment viande fraîche, ce qui donnerait 103,3 d’albuminoïde pour le temps de paix au lieu de 137,3, et si, d’autre part, on a égard à la richesse plus grande des conserves de viande en éléments albuminoïdes. On aurait ainsi, en tablant sur 200 grammes de viande de conserve, 24 grammes d’albuminoïde de plus pour la ration normale de campagne et 53 gr. 9 pour la ration forte, soit 98 cal. 4 de plus pour la première et 220 cal. 9 pour la seconde.

Seuls restent à un taux inférieur les vivres de réserve. Mais on sait que ceux-ci sont un en-cas passager destiné à permettre d’attendre l’arrivée de rations plus substantielles. 11 y a lieu de remarquer encore que les rations de guerre ont été augmentées surtout en éléments hydro-carbonés (60 et 100 gr. de riz) et en aliments plus rapidement absorbables, comme le sucre et l’eau-de-vie. Cette nouvelle ration de campagne semble donc bien comprise. D’aucuns lui reprocheront de ne pas contenir assez de graisse. Dans certaines circonstances, et en pratique, les chefs d’unité feront bien dans leurs substitutions d’aliments d’augmenter de temps en temps cette dernière denrée aux dépens des hydro-carbonés du riz. Mais ce sont là questions d’espèces. Un estomac fatigué digérera moins bien la graisse qu’un hydro-carboné, et dans ce cas on conservera ce dernier élément à son taux réglementaire.

Comme nous l’avons déjà dit, en campagne peut-être plus qu’en temps de guerre, il faut s'inspirer des circonstances, pour le choix des aliments à donner aux hommes. Autant le menu pourra être riche en albuminoïdes, en hydro-carbonés et en graisse en quantité un peu forte pendant les périodes de stationnement et de repos, autant, au contraire, on insistera sur les aliments énergétiques au moment des actions, et dans ce cas on choisira de préférence des aliments ne chargeant pas l’estomac comme les hydro-carbonés

RATIONS DE GUERRE

Normale.

3 340cal,3

Forte.

3 6oOcal,9

Réserve.

2 330cal,3

Rations alimentair

Les chiffres contenus dans ce table n

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